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Projet d’exportation vers New York

Il nécessiterait la construction d’une ligne de 500 M$

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Photo Agence QMI / Archives

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Hydro-Québec pense avoir trouvé une façon d’écouler ses surplus d’électricité en lançant officiellement son projet ­d’exportation directe vers New York au moyen d’une ligne de transport ­souterraine de plus de 500 millions $.

Le Journal de Québec a appris que la société d’État vient de soumettre son avis de projet formel à cet effet au ministre Yves-François Blan­chet, responsable du Développement durable.

Il s’agit du deuxième projet d’interconnexion directe avec les États-Unis, après celle menant au New Hampshire, toujours à l’étape de l’analyse environnementale, mais qui doit être en service en 2017.

Hydro-Québec avait suspendu son intention de vendre directement de l’électricité sur l’île de Manhattan, mais elle vient de relancer ce projet qui augmenterait ses exportations d’électricité, confie Réal Laporte, président d’Hydro-Québec, équipement et services partagés.

La nouvelle interconnexion relierait le poste Hertel, près de La Prairie, et acheminerait l’énergie québécoise jusqu’à la frontière américaine, en bordure du lac Champlain. L’installation d’un convertisseur est nécessaire au poste Hertel afin de transformer le courant alternatif en courant continu. La ligne est de 320 kilovolts.

«La particularité de ce projet est qu’il s’agit d’une ligne souterraine qui serait aménagée en territoire québécois, parce qu’elle sera reliée à un câble sous-marin traversant le lac Champlain du côté américain», a précisé Réal Laporte, en entrevue au Journal de Québec.

Le tracé

Actuellement, la direction d’Hydro-Québec dit faire des analyses pour identifier le meilleur tracé ayant le moins d’impact sur l’environnement et les populations.

L’avis de projet mentionne que la zone à l’étude est de près de 800 kilomètres carrés. Elle se délimite au nord par le poste Hertel, à l’ouest par l’autoroute 15, au sud par la frontière américaine et à l’est par la rivière Richelieu. La société insiste pour dire que la rivière est toutefois exclue du corridor exploré.

Trois MRC sont concernées: Roussillon, Le Haut-Richelieu et Les Jardins-de-Napierville. Au total, le projet de l’interconnexion Hertel-New-York touche 15 municipalités. M. Laporte a refusé de s’avancer sur une nouvelle estimation des coûts qui s’élevaient à 500 millions $ il y a plusieurs années.

Côté américain

En territoire américain, ce projet, appelé Champlain Hudson Power Express, nécessite un investissement de 1,2 milliard $. La ligne serait enfouie sous le lac Champlain et le fleuve Hudson et serait d’une longueur de 600 kilomètres.

M. Laporte dit que les pourparlers se poursuivent avec les autorités américaines, mais les deux parties se sont mises d’accord sur l’opportunité d’affaires que représente ce projet.

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