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Détroit-Lyon-Montréal

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Éric Trudel
eric.trudel@quebecormedia.com
Détroit-
Lyon-
Montréal
Figures de proue de la musique électronique française, le DJ et producteur français Agoria vient enfin jouer à Montréal. Il fera chaud ce soir!

Qui aujourd’hui transmet la tradition du techno? Le «vrai» techno, le pur et dur, héroïque et futuriste, tel qu’il a été conçu à Détroit par la trinité Atkins-May-Saunderson, peu de DJs le canalisent aujourd’hui, si ce n’est sous forme de clins d’œil ou simplement pour forcer le respect. Heureusement, quelques-uns d’entre eux tiennent encore le flambeau bien haut et refusent de succomber au chant des sirènes commerciales et tomber dans la guimauve et le racolage.

Le Français Sébastien Devaud fait partie de ce groupe sélect: depuis le premier 45-tours qu’il a acheté à 12 ans, Big Fun de Inner City alias Kevin Saunderson, jusqu’à son troisième et plus récent album, Impermanence, lancé l’an dernier, il est resté fidèle au credo techno un peu spartiate qui veut que l’on continue de pousser son art sans concession. Il a bien fait quelques longs détours stylistiques, notamment sur son second album sur lequel on entend chanter Neneh Cherry et Peter Murphy, mais la posture est restée la même. Depuis quelques années, Sébastien récolte le fruit de son labeur et enflamme les clubs et festivals. Ce sera le cas ce soir au Igloofest, qu’il a très hâte de faire bouger puisque ce sera sa première visite ici.

Art moderne

Pour un avant-goût de l’art et du style d’Agoria, je conseille de voir sa prestation filmée lors de son passage à Rock en Seine l’été dernier (liveweb.arte.tv), ou pendant une heure, il fait lever une foule profane avec un set funky et efficace. Si la musique électronique, et surtout le techno, est à prendre comme une sculpture audio qui se bâtit de façon rigoureuse dans le but d’émouvoir et faire bouger, Agoria fait un parallèle entre la composition musicale et la scénarisation, qu’il a étudié.

Cette réflexion offerte au site Creators Project à ce sujet est intéressante: «Que l’on compose un morceau ou que l’on écrive une histoire, il y a toujours cette recherche du momentum, le moment où l’on bascule et où on est séduit. Même pour un morceau très répétitif, comme ça arrive souvent en techno, il y a un moment où on perd pied. Le moment où cette répétition devient transe et hypnotique constitue le point de basculement. Et dans le cas d’un morceau évolutif, il y a la mise en place des éléments, le développement, un début, une fin et un momentum. Et une fois qu’on a ces codes, le bon scénario ou morceau est celui qui s’en affranchit, qui dépasse l’arithmétique. Il y a plus de folie que de méthode dans la création d’un bon morceau ou d’un bon synopsis.» La musique électronique, c’est aussi de l’art!

igloofest.ca

agenda
CE soir
La Néobrunswickoise Julie Doiron, anciennement de Eric’s Trip et en solo depuis longtemps, visite la Casa Del Popolo. juliedoiron.com
Le légendaire groupe africain Ladysmith Black Mambazo est à L’Astral . www.mambazo.com
Le trio indy de Chicago Russian Circles joue au Club Soda. russiancirclesband.com
Navet Confit -Jean-Philippe Fréchette de son vrai nom- joue sans fil au Bistro Mousse Café. www.navetconfit.com
lundi
Le duo DIY de Brooklyn Buke And Gase, qui aime faire de la musique sur des instruments maison, vient de lancer son disque General Dome et le chante au Il Motore. www.bukeandgase.com
mercredi
Le déjanté Karl Gagnon lance son album eV, sous son alias VioleTT pI, au Belmont. violettpi.com
jeudi
Soirée de danse pop au National avec Shawn Desman. shawndesman.com
vendredi
Blue Rodeo refait une tournée canadienne, et s’arrête à la Place des Arts. www.bluerodeo.com
L’auteure-compositrice-interprète de Vancouver Hannah Georgas joue et chante au Petit Campus. www.hannahgeorgas.com
Philippe B et Avec pas d’casque remplissent l’Église St-Jean-Baptiste de fidèles. www.grosseboite.com
Ty Segall

Le gars chante, joue, de la guitare et de la batterie. Il joue dans quelques groupes en plus de sortir des albums solo. Il affectionne le rock sale et la vieille façon de faire. C’est la version américaine de Fred Fortin! Ty Segall vient de la région de San Francisco, et de la région des années 70 stylistiquement parlant. En cinq ans, il a lancé huit albums –dont trois en 2012 seulement!- sur lesquels il passe du garage au psychédélique au hard rock avec une aisance déconcertante et une fougue que plusieurs doivent lui envier. Et il n’a que 25 ans. Écoutez et voyez-le mardi au cabaret du Mile-End.

ty-segall.com

Turisas
Difficile de trouver une bonne raison de manquer ceci: mardi au Cabaret du Mile-End, une superbe poignée d’artistes prend part à une soirée acoustique au bénéfice de la Société de Recherche sur le Cancer. Au programme officiel, on a Louis-Jean Cormier, Vincent Vallières, Plants & Animals, Galaxie, The Barr Brothers, Dany Placard, Jim Corcoran, Les sœurs Boulay et Salomé Leclerc. Le tout sera animé par Rebecca Makonnen et Anne-Marie Whitenshaw. Sachez tout en visitant les sites societederecherchesurlecancer.ca et lemileend.org
Figures de proue de la musique électronique française, le DJ et producteur français Agoria vient enfin jouer à Montréal. Il fera chaud ce soir!

Qui aujourd’hui transmet la tradition du techno? Le «vrai» techno, le pur et dur, héroïque et futuriste, tel qu’il a été conçu à Détroit par la trinité Atkins-May-Saunderson, peu de DJs le canalisent aujourd’hui, si ce n’est sous forme de clins d’œil ou simplement pour forcer le respect. Heureusement, quelques-uns d’entre eux tiennent encore le flambeau bien haut et refusent de succomber au chant des sirènes commerciales et tomber dans la guimauve et le racolage.

Le Français Sébastien Devaud fait partie de ce groupe sélect: depuis le premier 45-tours qu’il a acheté à 12 ans, Big Fun de Inner City alias Kevin Saunderson, jusqu’à son troisième et plus récent album, Impermanence, lancé l’an dernier, il est resté fidèle au credo techno un peu spartiate qui veut que l’on continue de pousser son art sans concession. Il a bien fait quelques longs détours stylistiques, notamment sur son second album sur lequel on entend chanter Neneh Cherry et Peter Murphy, mais la posture est restée la même. Depuis quelques années, Sébastien récolte le fruit de son labeur et enflamme les clubs et festivals. Ce sera le cas ce soir au Igloofest, qu’il a très hâte de faire bouger puisque ce sera sa première visite ici.

Art moderne

Pour un avant-goût de l’art et du style d’Agoria, je conseille de voir sa prestation filmée lors de son passage à Rock en Seine l’été dernier (liveweb.arte.tv), ou pendant une heure, il fait lever une foule profane avec un set funky et efficace. Si la musique électronique, et surtout le techno, est à prendre comme une sculpture audio qui se bâtit de façon rigoureuse dans le but d’émouvoir et faire bouger, Agoria fait un parallèle entre la composition musicale et la scénarisation, qu’il a étudié.

Cette réflexion offerte au site Creators Project à ce sujet est intéressante: «Que l’on compose un morceau ou que l’on écrive une histoire, il y a toujours cette recherche du momentum, le moment où l’on bascule et où on est séduit. Même pour un morceau très répétitif, comme ça arrive souvent en techno, il y a un moment où on perd pied. Le moment où cette répétition devient transe et hypnotique constitue le point de basculement. Et dans le cas d’un morceau évolutif, il y a la mise en place des éléments, le développement, un début, une fin et un momentum. Et une fois qu’on a ces codes, le bon scénario ou morceau est celui qui s’en affranchit, qui dépasse l’arithmétique. Il y a plus de folie que de méthode dans la création d’un bon morceau ou d’un bon synopsis.» La musique électronique, c’est aussi de l’art!

igloofest.ca

Le gars chante, joue, de la guitare et de la batterie. Il joue dans quelques groupes en plus de sortir des albums solo. Il affectionne le rock sale et la vieille façon de faire. C’est la version américaine de Fred Fortin! Ty Segall vient de la région de San Francisco, et de la région des années 70 stylistiquement parlant. En cinq ans, il a lancé huit albums –dont trois en 2012 seulement!- sur lesquels il passe du garage au psychédélique au hard rock avec une aisance déconcertante et une fougue que plusieurs doivent lui envier. Et il n’a que 25 ans. Écoutez et voyez-le mardi au cabaret du Mile-End.

ty-segall.com

Difficile de trouver une bonne raison de manquer ceci: mardi au Cabaret du Mile-End, une superbe poignée d’artistes prend part à une soirée acoustique au bénéfice de la Société de Recherche sur le Cancer. Au programme officiel, on a Louis-Jean Cormier, Vincent Vallières, Plants & Animals, Galaxie, The Barr Brothers, Dany Placard, Jim Corcoran, Les sœurs Boulay et Salomé Leclerc. Le tout sera animé par Rebecca Makonnen et Anne-Marie Whitenshaw. Sachez tout en visitant les sites societederecherchesurlecancer.ca et lemileend.org

Ty Segall

Turisas

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