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Mirabel

Hubert Meilleur admet un «péché véniel» et annonce qu’il ne sera pas candidat en novembre

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Photo Archives / Agence QMI Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur a reconnu n’avoir aucune compétence pour savoir si le projet était sécuritaire ou non.

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Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, a admis avoir commis un «péché véniel», en lien aux révélations entendues à la commission Charbonneau et selon lesquelles il aurait accepté des contributions électorales illégales de la part de l’ingénieur Michel Lalonde.

Sans pour autant confirmer les propos du président de la firme Génius conseil, qui a entre autres soutenu lui avoir remis 10 000 $ comptant au maire pour l’élection de 2009, Hubert Meilleur a tenu à nuancer l’importance de ces allégations alors qu’il s’adressait, mercredi soir, à quelque 170 convives réunis par la Chambre de commerce de sa ville.

Qualifiant la dernière semaine de difficile «pour les élus municipaux et pour le Québec», le maire a répété qu’à Mirabel, «il n’y en a pas de collusion et de corruption».

«On s’est toujours regardé dans les yeux et on va continuer. Je ne changerai pas de trottoir, vous pouvez en être sûrs», a-t-il déclaré.

«Laisser la place aux plus jeunes»

Hubert Meilleur, qui présentait aux gens d’affaires sa conférence annuelle annuel sur le budget de sa ville, n’en a pas moins causé une surprise en annonçant, à la toute fin, qu’il ne sera pas candidat aux élections municipales de novembre prochain.

À bientôt 65 ans, il affirme vouloir laisser la place aux plus jeunes. «Je redonnerai à ma famille les journées que je n’ai pas pu lui donner pendant plus de 25 ans consacrés à la vie municipale», a-t-il indiqué.

En entrevue, Hubert Meilleur s’est dit convaincu que la majorité des citoyens comprennent qu’il y a «une différence entre les partis politiques et l’administration d’une ville». Selon lui, le problème se situe au niveau de la loi électorale qui est, à son avis, difficilement applicable. Particulièrement dans une ville comme Mirabel, dont le vaste territoire «est difficile à travailler» avec les budgets électoraux limités qui lui sont attribués.

Le maire croit qu’un financement public des campagnes électorales constituerait une partie de la solution. «Avec une taxe sur la démocratie, tout le monde paierait», a-t-il dit.

«Tous les maires le font»

Peu de gens semblaient mettre en doute l’intégrité du maire Meilleur, lors du cocktail précédant la conférence. «Les gens ne sont pas surpris : tous les maires font des levées de fonds pour des campagnes électorales», a indiqué un entrepreneur immobilier, Ray Junior Courtemanche.

Tout en hésitant à commenter la situation, le conseiller municipal Michel Lauzon a souligné n’avoir jamais constaté d’influences indues sur les décisions du conseil depuis les sept ans qu’il y siège. «Sinon, je l’aurais dénoncé», a affirmé cet ancien adversaire d’Hubert Meilleur à la mairie.

«Qui va vouloir faire de la politique municipale dorénavant? On est en train de tous les beurrer», a indiqué pour sa part Lysanne O’Sullivan, une autre figure connue du milieu politique local. «J’ai toujours eu confiance en Hubert Meilleur : il est là pour les bonnes raisons», a-t-elle ajouté.

 

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