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Fabricant de livres

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Simon Bossé lançait il y a quelques semaines Flâneurs, son troisième album de bande dessinée chez l’éditeur L’Oie de Cravant. D’une authenticité déconcertante, l’artiste nous invite dans les méandres de l’âge ingrat.
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Fabricant de livres
Flâneurs
de Simon Bossé
L’Oie de Cravant
Simon Bossé lançait il y a quelques semaines Flâneurs, son troisième album de bande dessinée chez l’éditeur L’Oie de Cravant. D’une authenticité déconcertante, l’artiste nous invite dans les méandres de l’âge ingrat.
Jean-Dominic Leduc
collaboration spéciale

Depuis la création de sa maison d’édition Mille Putois en 1990, Simon Bossé œuvre dans le milieu de la bande dessinée contre-culture comme artiste, éditeur et sérigraphe. Alors que la tendance actuelle est aux albums

copieux et aux intégrales, l’homme, animé d’une indéniable passion, poursuit son travail d’orfè vre en insufflant à ses productions un amour viscéral. «J’adore faire des petits livres, participer à chacune des étapes de la production, toucher chacun des exemplaires. Bien que je n’aie rien contre les livres imprimés à l’étranger, je suis fier que mes ouvrages soient entièrement produits ici, explique-t-il. Et puis, L’Oie de Cravant me donne carte blanche pour chacun de mes albums réalisés chez eux. C’est très précieux pour moi.»

Évidemment, ce type de production artisanale fait en sorte que les sorties entre chacun de ses albums sont nécessairement espacées, mais chaque nouveauté de l’artiste est l’occasion de s’émerveiller devant l’authenticité de son travail.

Flâneurs

Père de deux jeunes enfants, l’artisan s’est retrouvé à fréquenter à nouveau certains parcs de son enfance. «J’étais fasciné de voir à quel point ces lieux demeu rent figés dans le temps, et d’y retrou ver des ados flâneurs ayant pris le relais de ma propre jeunesse.»

Évidemment, l’auteur a trouvé là l’inspiration de son nouvel album, qui raconte avec justesse des segments de vie de deux adolescents, où le temps ne semble avoir aucune emprise sur eux. Ce rythme si particulier propre à ces équilibristes oscillants entre l’enfance et l’âge adulte se prend comme un bol d’air frais en cette époque effrénée. Ces fables douces amères nous ramènent dans notre propre adolescence avec une acuité déconcertante.

2013, année faste

En plus de gérer le Distrobo (une ancienne distributrice de cigarettes transformée en ingé nieuse machine à distribuer des fanzines) du bar montréalais Cheval Blanc (lieu culte de la scène underground), Simon Bossé planche sur plusieurs projets, dont une suite de Bébête à L’Oie de Cravant, un atlas sérigraphié de Montréal auquel participeront Henriette Valium et Julie Doucet, en plus d’un recueil d’autoportraits d’artistes de bande dessinée des quatre coins du globe. Parallèlement à cela, il poursuit la distribution de ses fanzines de Mille Putois un peu partout dans le monde, de New York à Berlin en passant par Londres. Réjouissant, non?

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Simon Bossé lançait il y a quelques semaines Flâneurs, son troisième album de bande dessinée chez l’éditeur L’Oie de Cravant. D’une authenticité déconcertante, l’artiste nous invite dans les méandres de l’âge ingrat.

Depuis la création de sa maison d’édition Mille Putois en 1990, Simon Bossé œuvre dans le milieu de la bande dessinée contre-culture comme artiste, éditeur et sérigraphe. Alors que la tendance actuelle est aux albums

copieux et aux intégrales, l’homme, animé d’une indéniable passion, poursuit son travail d’orfè vre en insufflant à ses productions un amour viscéral. «J’adore faire des petits livres, participer à chacune des étapes de la production, toucher chacun des exemplaires. Bien que je n’aie rien contre les livres imprimés à l’étranger, je suis fier que mes ouvrages soient entièrement produits ici, explique-t-il. Et puis, L’Oie de Cravant me donne carte blanche pour chacun de mes albums réalisés chez eux. C’est très précieux pour moi.»

Évidemment, ce type de production artisanale fait en sorte que les sorties entre chacun de ses albums sont nécessairement espacées, mais chaque nouveauté de l’artiste est l’occasion de s’émerveiller devant l’authenticité de son travail.

Flâneurs

Père de deux jeunes enfants, l’artisan s’est retrouvé à fréquenter à nouveau certains parcs de son enfance. «J’étais fasciné de voir à quel point ces lieux demeu rent figés dans le temps, et d’y retrou ver des ados flâneurs ayant pris le relais de ma propre jeunesse.»

Évidemment, l’auteur a trouvé là l’inspiration de son nouvel album, qui raconte avec justesse des segments de vie de deux adolescents, où le temps ne semble avoir aucune emprise sur eux. Ce rythme si particulier propre à ces équilibristes oscillants entre l’enfance et l’âge adulte se prend comme un bol d’air frais en cette époque effrénée. Ces fables douces amères nous ramènent dans notre propre adolescence avec une acuité déconcertante.

2013, année faste

En plus de gérer le Distrobo (une ancienne distributrice de cigarettes transformée en ingé nieuse machine à distribuer des fanzines) du bar montréalais Cheval Blanc (lieu culte de la scène underground), Simon Bossé planche sur plusieurs projets, dont une suite de Bébête à L’Oie de Cravant, un atlas sérigraphié de Montréal auquel participeront Henriette Valium et Julie Doucet, en plus d’un recueil d’autoportraits d’artistes de bande dessinée des quatre coins du globe. Parallèlement à cela, il poursuit la distribution de ses fanzines de Mille Putois un peu partout dans le monde, de New York à Berlin en passant par Londres. Réjouissant, non?

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