/sports/football
Navigation

Fin heureuse à prévoir

Fin heureuse à prévoir
Photo d’archives Le miracle de Denver, une passe de touché de 70 verges à Jacoby Jones (12) avec 31 secondes à jouer au quatrième quart, sera l’une des nombreuses sources d’inspiration des Ravens, ce soir.

Coup d'oeil sur cet article

La confrontation de ce soir remet sur le tapis cette question main­tes fois posée au cours des dernières années. Qui l’emportera entre la meilleure équipe et celle qui joue présentement le meilleur football?

La confrontation de ce soir remet sur le tapis cette question main­tes fois posée au cours des dernières années. Qui l’emportera entre la meilleure équipe et celle qui joue présentement le meilleur football?

Si le système des éliminatoires du football était le même que celui qu’on trouve au hockey, des séries quatre de sept, je favoriserais les 49ers à coup sûr. Sauf que pour le football, ce n’est qu’un match.

Et lorsqu’on jette un coup d’œil à l’histoire récente du Super Bowl, on constate que les équipes associées à la deuxième catégorie, comme les Ravens aujourd’hui, ont connu une certaine part de succès.

Qu’on pense aux Giants de l’an dernier, aux Packers de 2010, aux Giants de 2007 et aux Steelers de 2005, toutes ces équipes ont réussi à renverser la meilleure équipe.

En décidant du champion sur l’issue d’une seule rencontre, l’impact de l’émotivité, de la confiance et du momentum devient plus impor­tant.

ÉPREUVES SURMONTÉES

Pour plusieurs, les cartésiens, penser ainsi n’est pas logique.

Au contraire, avec seulement 60 minutes de jeu, tout peut arriver. C’est justement là que Baltimore se démarque. Lorsqu’on parle des Ravens, on parle d’un parcours qui n’a rien d’ordinaire.

Avant même que la saison commence, les Ravens ont dû porter un deuil. Celui d’Art Modell, l’homme qui avait amené les Browns de Cleveland à Baltimore en 1996. Toute la saison, les Ravens ont arboré un écusson noir sur leur uniforme.

Au matin du troisième match de la saison, contre les Patriots, le frère de Torrey Smith est décédé dans un accident de la route.

Smith a tenu à jouer le match et il s’est illustré en inscrivant deux touchés dans une victoire acquise sur le tout dernier jeu du match (botté de placement).

Puis, le miracle de Denver. Un touché de 70 verges qui a permis aux Ravens de provoquer la prolongation et, finalement, de gagner le match. Selon ESPN, les probabilités de réussite, en tenant compte du temps restant et de la distance à parcourir, étaient inférieures à 2%. On peut pratiquement parler d’une intervention divine.

DÉTERMINATION ET COURAGE

Et que dire de cette victoire contre les Pats, il y a deux semaines. Match dans lequel les Ravens tiraient de l’arrière après deux quarts. Ils sont parvenus à l’emporter même si Tom Brady montrait une fiche immaculée de 67 gains avec les devants à la mi-temps lors de matchs disputés à domicile.

Après le match, les Ravens ont reçu le trophée remis aux champions de l’AFC des mains d’O.J. Brigance, un de leurs anciens secondeurs. Atteint de la maladie de Lou Gehrig, Brigance est confiné à un fauteuil roulant et incapable de parler.

Les sources d’inspiration sont nombreuses pour les Ravens. Et je n’ai même pas encore parlé de Ray Lewis. On sait que ce sera son dernier match. Cette réalité aura un impact indéniable sur son équipe.

Les sources d’inspiration sont nombreuses pour les Ravens
Commentaires