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Chanson québécoise

De nombreux problèmes, quelques solutions

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Photo Éric Carrière / Agence QMI Louis-Jean Cormier et Pascale Picard.

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MONTRÉAL – Plusieurs questions et pistes de solutions ont été soulevées pour résoudre les problèmes qui sévissent depuis quelques années dans toutes les sphères l’industrie de la musique au Québec, lors du Forum sur la chanson québécoise, qui se déroule lundi et mardi au Centre PHI.

Sous le thème «la chanson en mutation», différents panellistes et acteurs de l’industrie – artistes, diffuseurs, producteurs – ont donné leur point de vue sur l’ère numérique, la place de la francité et la diversité, puis sur la diffusion des œuvres et leur création.

Ces sujets avaient été établis par un comité de 14 personnes du milieu, qui se sont réunies pendant neuf mois pour en débattre.

En matinée, les allocutions d’ouverture ont donné le ton aux discussions, en présence du ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto, du PDG de la SODEC, François Macerola, et d’Yvan Gauthier, PDG du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Maka Kotto a affirmé que le gouvernement québécois respectera les droits d’auteurs en dépit de la loi C-11, adoptée l’an dernier par le gouvernement fédéral, ce qui lui a valu des applaudissements.

Louis-Jean Cormier, Pascale Picard et le parolier Marc Chabot ont ensuite pris la parole pour faire état de la situation. «J’ai vendu 300 000 copies de mon premier album, a confié Pascale Picard. Il s’est vendu 30 000 copies du deuxième. Est-ce que je vais pouvoir continuer à vivre de mon métier?»

Pour sa part, Louis-Jean Cormier a comparé les radios commerciales aux écoles privées qui exigent l’uniforme. Il suggère entre autres d’améliorer le système d’aide aux écoles pour faire avancer la chanson, et de donner un mandat de plus aux radios commerciales pour dresser un portrait de la musique québécoise.

Des ateliers animés

Les ateliers donnés en après-midi ont permis de faire ressortir les problèmes de l’industrie et ainsi de suggérer quelques solutions. Parmi les acteurs pointés du doigt se trouvent les fournisseurs et les radios commerciales, qui ont été écorchés durant les discussions. Selon un sondage en ligne Nielson, la radio reste le premier moyen de découverte musicale.

Selon le journaliste Alain Brunet, les fournisseurs d’accès internet et les fabricants de nouvelles technologies sont des vecteurs de la culture, mais ne font pas de «vrai partage de la cagnotte». Il a également déploré le déclin du principe de l’utilisateur-payeur.

De plus, le téléchargement illégal ne cesse d’augmenter, grâce aux plateformes d’écoute en continu, qui donne des accès légaux illimités pour des tarifs dérisoires.

Pour sa part, Lynda Thalie voit «une diminution de la visibilité des œuvres nouvelles» et se demande s’il est important aux yeux des Québécois d’avoir une culture de la chanson francophone.

Les discussions doivent se poursuivre mardi. Les rapports d’atelier et la synthèse du forum seront diffusés en direct sur webtv.coop.

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