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Conseil de la fédération

Québec fait bande à part en santé

alexandre cloutier
Photo les archives, Jean-François Desgagnés

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Le gouvernement du Québec s’est retiré d’un groupe de travail sur la santé au Conseil de la fédération, ne partageant pas les «priorités et orientations» des autres provinces canadiennes.

La nouvelle a été dévoilée par les libéraux, hier, à l’occasion de l’étude des crédits des Affaires intergouvernementales canadiennes.

Cuisiné par l’opposition dans le cadre de cet exercice de reddition de comptes, le ministre Alexandre Cloutier a confirmé le retrait du Québec du Groupe de travail sur l’innovation en matière de santé (GTIMS), créé en janvier 2012 par les 10 provinces et les trois territoires.

Dans une lettre datée du 11 janvier dernier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, et le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, motivent leur décision en évoquant l’approche différente du Québec en santé.

Le gouvernement péquiste s’offusque aussi d’une éventuelle participation d’Ottawa, «souhaitée par certaines provinces et territoires» dans quelques domaines en santé. «Nous pouvons vous signaler d’emblée que le Québec n’appuiera pas une telle collaboration du gouvernement fédéral», peut-on lire.

Les libéraux pourfendent Cloutier

Rappelant que M. Cloutier a déjà qualifié le Conseil de la fédération de «bébelle» en 2009, le député libéral Pierre Moreau a dénoncé l’attitude de Québec, à l’aube de négociations cruciales avec Ottawa sur les transferts en santé. Selon lui, le PQ pose des «gestes pour isoler le Québec» et risque d’affaiblir le consensus des provinces pour décrocher une bonne entente.

M. Cloutier assure toutefois que le Québec siège toujours au Conseil de la fédération et poursuivra sa lutte aux côtés des autres provinces pour les transferts fédéraux. Le retrait du GTIMS n’aura aucune incidence, a-t-il fait valoir, ridiculisant la tentative de «show de boucane» de l’opposition.

Fonctions «incompatibles»

Par ailleurs, M. Cloutier a été appelé à justifier de nouveau son double mandat aux Affaires intergouvernementales canadiennes et à la Gouvernance souverainiste. Si ces deux rôles se conjuguent bien à ses yeux, libéraux et caquistes l’accusent plutôt d’avoir des fonctions «incompatibles» et le soupçonnent de dépenser des fonds publics pour mousser la souveraineté. Ils lui ont reproché sa plus récente mission à l’étranger. «Son voyage en Écosse demeure pour moi presque aussi mystérieux que le monstre du Loch Ness», a ironisé le député caquiste Éric Caire.

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