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Omar Bulphred

De nouveau condamné

Omar Bulphred
photo courtoisie Omar Bulphred

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Omar Bulphred était considéré dangereux. À peine avoir fini de purger sept ans de réclusion pour l’incendie d’une école juive, la Sûreté du Québec l’a placé sous filature. Les inquiétudes se sont avérées et il se faisait arrêter un mois plus tard. Il a été envoyé à l’ombre cet après-midi, pour les six prochains mois.

Bulphred, 27 ans, a fait suer les agents des services correctionnels durant sa détention. Il avait déjà tenté de blesser un gardien avec un objet pointu, et aurait aussi couru après un détenu armé d’un couteau.

Il n’avait bénéficié d’aucune libération conditionnelle et, une fois sa sentence purgée au complet, il avait signé un engagement où il promettait de garder la paix. C’était en juin dernier.

« Une fois sa peine expirée, compte tenu de propos très inquiétants, la SQ a jugé bon de le placer en filature », a expliqué Me Steeve Larivière, ajoutant que Bulphred avait même déjà demandé à un co-détenu comment se procurer une arme.

Un mois plus tard, Bulphred se faisait arrêter pour une affaire de menaces, et d’avoir rôdé illégalement la nuit. Et en décembre dernier, alors qu’il était en détention préventive, il a écrit une lettre à un gardien de prison bien que cela lui avait été formellement interdit.

« Merci pour vos merveilleux conseils sur la vie, merci de m’avoir appris à penser positif », a-t-il écrit.

Plutôt que d’aller à procès, Bulphred a plaidé coupable, hier, aux neuf chefs d’accusation qui pesaient contre lui. La juge Louise Bourdeau l’a condamné à une peine globale de 13 mois de prison, ainsi qu’à trois ans de probation.

Autisme

Outre l’incendie d’une école juive en 2006, Bulphred avait également plaidé coupable d’avoir fomenté un attentat contre un centre communautaire juif en 2007.

Il était considéré dangereux, mais une évaluation psychiatrique récente l’a diagnostiqué avec le syndrome d’Asperger, relié à l’autisme.

« Il vit dans son monde, et il en est maintenant conscient, a souligné son avocat Me Charles Montpetit. Il peut être sur la bonne voie maintenant qu’il comprend son problème. »

Bulphred, qui est arrivé au Québec à l’âge de 10 ans, s’est d’ailleurs excusé à « toute la population de la ville » pour ses gestes.

Mais l’accusé n’est pas sorti de l’auberge. Une fois cette sentence purgée, il devra se réinsérer dans la société. En commençant par se trouver un logement.

« Ça va être dur mais je suis adepte de la pensée positive », a déclaré Bulphred dans une lettre adressée à la juge.

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