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Transport collectif

Le gouvernement mise sur l’électrification

Sylvain Gaudreault
Photo archives / Agence QMI Le ministre Sylvain Gaudreault.

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L’électrification des transports sera au cœur de la prochaine politique intégrée des transports collectifs prévue pour janvier 2014, a annoncé lundi le ministre québécois des Transports Sylvain Gaudreault, à Montréal.

Conférencier d’honneur du déjeuner-bénéfice de l’organisme Transport 2000 Québec, le ministre a également annoncé un mécanisme de consultations dès le printemps prochain pour en déterminer les orientations et les objectifs. Ce projet visera à remplacer la première Politique québécoise du transport collectif échue depuis le 31 décembre 2011.

«Cette nouvelle politique intégrée des transports collectifs visera à placer le Québec sur la voie de l’indépendance énergétique, a dit le ministre Gaudreault. Actuellement, 39 % de l’énergie qui est consommée provient du pétrole et les trois quarts sont consommés dans le seul secteur du transport. Ce pétrole nous coûte entre 15 et 18 milliards $ par année, qui sort de l’économie du Québec.»

Le gouvernement Marois dit plutôt privilégier l’électrification des transports grâce à l’utilisation d’une ressource renouvelable. «Cette énergie propre, peu dispendieuse, très abondante sera l’un des piliers de notre nouvelle vision en matière de transport», a ajouté Sylvain Gaudreault.

En janvier 2012, l’ex-ministre libéral des Transports Pierre Moreau avait annoncé les intentions du gouvernement de Jean Charest de mettre en place une nouvelle politique, qui devait être mise en œuvre le 1er janvier 2013. L’arrivée du gouvernement de Pauline Marois, en septembre, a changé la donne.

«Nous sommes déjà en train de revoir cela, a rétorqué M. Gaudreault. Il faut que chaque nouvelle infrastructure de transport inclue nécessairement du transport collectif et du transport actif.»

Au sujet du retour du péage, Sylvain Gaudreault est demeuré vague sur ses intentions. Il s’est contenté de dire que le péage faisait partie des solutions actuellement étudiées «tout comme d’autres moyens de financement». Il n’a toutefois pas précisé ces autres alternatives.

La firme CIRANO a déjà été mandatée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pour étudier le retour du péage routier afin de financer les infrastructures de transport collectif de la région de Montréal. Les conclusions de l’analyse sont attendues pour juin.

«Il est primordial de mener des discussions sur ces questions dans un esprit d’ouverture, voire dans un esprit pédagogique, sans tabou, pour prendre les bonnes décisions pour l’ensemble de notre collectivité», a précisé Sylvain Gaudreault.

Le ministre a aussi annoncé son intention de mettre à jour les études sur la congestion routière. Réalisées en 2003, ces études révélaient que les impacts de la congestion à Montréal coûtaient 1,4 milliard $ et que le trafic augmentait le temps de déplacement des travailleurs de 83 %, en moyenne.

 

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