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Regroupement

Organisme pour les personnes en perte d’autonomie

Michele Boisclair
STEVENS LEBLANC / AGENCE QMI Michele Boisclair, de la FIQ et Lyne Parent de AQRP

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Cinq organisations œuvrant auprès des aînés ont annoncé lundi qu’elles s’unissaient pour former le Regroupement pour le mieux-être des personnes en perte d’autonomie (RMEPPA).

Le nouvel organisme a l’intention d’avoir le gouvernement à l’œil dans l’élaboration de ses politiques visant les aînés.

«On devra être très vigilant par rapport à toute politique, orientation ou initiative du gouvernement qui viserait à modifier les soins et les services qu’on donne aux personnes en perte d’autonomie», a affirmé la vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Michèle Boisclair.

Le RMEPPA compte demander un meilleur financement pour les soins et services offerts aux personnes en perte d’autonomie, et ce, en dépit des compressions budgétaires imposées par le gouvernement à l’ensemble de ses ministères.

«On ne réclame pas pour réclamer sans regarder la réalité de la conjoncture. Mais il y a probablement des façons de faire différentes qui coûteraient beaucoup moins cher et qui seraient tout aussi efficaces, sinon plus», a fait valoir Michèle Boisclair.

En plus de la FIQ, l’organisme regroupera le Réseau FADOQ, l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP), le Regroupement interprofessionnel des intervenants retraités des services de santé (RIIRS) et l'Association de personnes retraitées de la Fédération autonome de l'enseignement (APRFAE).

Assurance autonomie

Même si le RMEPPA n’a pas identifié de priorité numéro un, il promet de rappeler au gouvernement son engagement à mettre sur pied une assurance autonomie. Il entend également veiller à ce que son financement ne se fasse pas au détriment d’autres services dispensés aux aînés.

«Ce qui nous fait peur, c’est qu’on prenne l’argent qui existe déjà pour les CHSLD et les soins palliatifs pour le mettre ailleurs, et que ces gens-là se retrouvent dans les craques du plancher et qu’elles soient oubliées», a affirmé la présidente de l’AQRP, Lyne Parent. «Si l’argent est mis aux bonnes places, au bon moment, on va économiser dans l’ensemble», a-t-elle ajouté.

Le Regroupement pour le mieux-être des personnes en perte d’autonomie représentera les quelque 350 000 personnes affiliées à ses différentes composantes. Sa mise sur pied survient alors qu’a lieu cette semaine à Québec l’étude des crédits budgétaires du ministère de la Santé et des Services sociaux.

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