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Protestation

300 garderies fermées aujourd'hui

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Près de 300 garderies privées, parmi les 700 au Québec, ont fermé leurs portes, mardi, en guise de protestation contre le gouvernement Marois.

Ils étaient une centaine de travailleurs et propriétaires de ces garderies à manifester mardi midi devant l'Assemblée nationale, à Québec.

Les propriétaires de ces garderies non subventionnées sont furieux d'avoir été exclus de l'appel d'offres du gouvernement visant à créer 15 000 places en garderie.

Québec a annoncé la création de 15 000 places en installation, c'est-à-dire 85% dans des centres de la petite enfance (CPE) et 15 % dans des garderies subventionnées.

Selon la Coalition des Garderies Privées non subventionnées, le gouvernement aurait dû convertir les places vacantes dans les garderies privées du Québec, plutôt que de créer de nouvelles places à 7$.

Dans la région de Saint-Jérôme, environ 350 enfants étaient privés mardi de garderie pour cette journée de manifestation. «La garderie est fermée, mais nous avons l’appui des parents, qui ont signé une lettre envoyée à la ministre», a indiqué Sarah Humayun de la garderie L’Uni-vert, ouverte il y a trois ans à Saint-Jérôme et qui accueille 34 enfants.

«Cela met nos parents dans l’embarras, mais ils nous ont donné leur accord pour cette journée de protestation», a-t-elle ajouté, soulignant qu’ouvrir de nouveaux bâtiments risque de fermer certaines garderies comme l’Uni-Vert.

Les propriétaires de garderies non-subventionnées craignent que les nouvelles places à 7 $ viennent leur faire concurrence et les poussent à la faillite.

C’est le cas de Denise Lampron, de Trois-Rivières, qui partage l’avis de Mme Humayun. «Ça prend beaucoup de démarches et d’investissements pour être reconnu par le ministère, a-t-elle dit. Il risque d’y avoir des faillites.»

Mme Lampron a décidé de fermer sa garderie mardi. La propriétaire de la garderie l’Atelier du Petit Prince et ses éducatrices devaient se rendre à Québec pour protester contre la décision du gouvernement Marois.

Parallèlement au débrayage, une pétition de 8000 signatures devait être déposée à l'Assemblée nationale.

La CAQ réclame une suspension

La Coalition avenir Québec (CAQ) demande au gouvernement de suspendre son appel d'offres et de convertir en places à 7 $ les 10 000 places vacantes dans les garderies privées non subventionnées.

La CAQ croit que l'État pourrait ainsi sauver des millions de dollars.

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de famille, Daniel Ratthé, a réclamé lundi la suspension de toute nouvelle subvention, estimant que la mesure pourrait entraîner 260 millions $ en économies et aider des milliers d'enfants à obtenir une place plus rapidement.

Selon le gouvernement, il s'agirait de la préférence des parents. Le développement de ces places débutera en 2014 et se poursuivra jusqu'au 31 décembre 2016.
 

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