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OGM et cancer, où est la vérité ?

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Ne vous faites pas d'illusions: des aliments contenant du transgénique passent par votre tract digestif sur une base régulière. Mais vous ne le savez pas. À mes yeux, le non-étiquettage des OGM au Canada constitue un problème pas mal plus grave et plus pressant que la certification cacher ou halal.

Mais regardez le nombre de commentaires: 137 pour le blogue cacher. 7 pour les OGM. Les retweet et les likes sont à l'avenant.

Allons-y donc pour un 2e tour de piste.

rats

 

Hier soir, dans un petit resto de mon quartier, le biologiste français Gilles-Éric Séralini, de passage à Montréal, se préparait pour sa conférence de ce midi au pavillon des sciences biologiques de l'UQAM sur les OGM. Dans le milieu scientifique, on l'attendait avec une brique et un fanal.

Personnage très controversé, Séralini a publié l'automne dernier les conclusions d'une étude reliant OGM et cancer. Une étude contestée tant par la communauté scientifique mondiale que par de nombreuses autorités gouvernementales.

Ce chercheur, soutenu par une équipe de l'université de Caen, a suivi pendant deux ans des rats nourris de moulée de maïs traditionnel et d'autres de moulée OGM et d'herbicide Roundup, 200 rats au total. Et pas n'importe quels rats: des rats qui ont tendance à développer des tumeurs avec l'âge. Mais ça, il ne l'a pas dit.

Les photos choquent: des petits rats blancs horriblement déformés par de gigantesques tumeurs. Pas pour les coeurs sensibles.

CAMPAGNE DE PRESSE

À la recherche d'un impact maximum pour son étude, Séralini avai orchestré une impressionnante campagne de presse, incluant une entente d'exclusivité avec le magazine français Le Nouvel Observateur qui avait même accepté de respecter un embargo. Or, une nouvelle d'intérêt public doit  être mise à la disposition de tous les médias en même temps, et le plus rapidement possible.

De plus, selon le magazine Forbes, on aurait fait signer une entente aux journalistes du Nouvel Obs les empêchant d'obtenir des commentaires d'experts indépendants AVANT la sortie de l'article.

Ces tactiques relèvent plus du lancement d'un film de Hollywood ou d'un nouveau CD de Celine.

La nouvelle a été mise en ligne par le Nouvel Obs le matin du 19 septembre. Même le ministre de l'Agriculture de France a été pris au dépourvu. Séralini a tout de suite été invité sur tous les plateaux, on lui a tendu tous les micros. Son documentaire était prêt ainsi qu'un livre destiné au grand public, Tous des cobayes !

Bienvenue dans l'ère du mariage de la science-poubelle et du marketing événementiel.

Dès les premières heures, des voix discordantes se sont fait entendre: 'Merci pour les conclusions mais où est l'étude ?' Normalement, étude et conclusions sont dévoilées au même moment.

Impossible dans ce cas-ci de savoir comment Séralini était arrivé à prouver pour la toute première fois dans l'histoire, l'existence d'un lien direct entre le transgénique et le cancer, le Saint Graal des toxicologistes.

Quand l'étude a enfin été rendue publique au milieu de l'après-midi du 19 septembre, sur le site de la revue américaine Food and Chemical Toxicology, la nouvelle 'OGM = cancer' avait déjà fait le tour du monde. Séralini était 'booké' au Parlement européen le lendemain. La panique s'était emparée du public français et européen.

Essayez de remettre la pâte à dent dans le tube quand on découvre après coup qu'une étude n'a aucun fondement scientifique sérieux.

LA FIN JUSTIFIE-T-ELLE LES MOYENS ?

Je me souviens que les médias d'ici avaient diffusé cette nouvelle sur un ton alarmiste. Normal quand un magazine respecté comme le Nouvel Observateur titre à la une: 'Les OGM sont des poisons'.

Évidemment, le lobby pro-OGM  a viré sur le top. Mais je ne me préoccupe pas de leurs réactions prévisibles. Seulement des commentaires et des protestations de la communauté scientifique. Bien entendu, les supporteurs du professeur Séralini voient derrière chaque scientifique dissident un pantin des multinationales comme Monsanto ou Dow Chemicals.  Lui-même se présente comme une victime de ce puissant lobby. Il a sans doute un peu-beaucoup raison, mais on peut dire qu'il a l'a cherché.

Au bout de quelques jours, plusieurs chercheurs sont sortis sur la place publique pour dire que l'étude du professeur Séralini ne prouvait rien du tout.

Selon ses détracteurs, Séralini était fautif à plusieurs points de vue.

1- L'étude n'avait pas été validée par des chercheurs indépendants, 'peer reviewed', ou examinée par des pairs, avant publication. La norme de base pour toute étude scientifique crédible.*

2- L'étude avait été financée par un organisme reconnu pour ses positions anti-OGM, co-fondé par le professeur Séralini. Et par deux chaînes d'alimentation dont le marketing repose sur le fait qu'ils ne vendent aucuns produits OGM.

Normalement, ce sont les producteurs d'OGM qui paient pour les tests de toxicologie. Ce qui n'est pas mieux, certes, mais dans un cas comme dans l'autre, on défend des intérêts particuliers. La neutralité n'est à aucun de ces rendez-vous.

3- L'étude a duré deux ans. En général, un rat meurt de sa belle mort à deux ans. (Et ceux utilisés par le professeur Séralini meurent souvent du cancer, bouffe OGM ou pas.) C'est pourquoi ce genre d'étude ne dépasse pas trois mois environ. Plus on étire la durée, plus on risque d'obtenir le résultat que l'on recherche. Plus on augmente le nombre de cobayes aussi. Dans ce cas-ci, 200 rats au lieu des 10 ou 20 rats normalement utilisés, suivant les normes en cours.

4- Problèmes aussi de dosage, de composition de la moulée, ceuillette insuffisante de données, la liste des lacunes est longue.

Je vous éviterai la description de la méthodologie de recherche, un rat y perdrait son petit. Mais selon la revue de vulgarisation Science et Vie qui a demandé à des chercheurs d'évaluer l'étude en question, 'tous ont convenu que les conclusions avancées par les auteurs étaient dépourvues de la moindre valeur scientifique.' Entre autres raisons, parce que des tests statistiques n'avaient pas été effectués pour contrevérifier la validité des résultats. Une étape incontournable.

De plus, toutes les données n'ont pas été rendues publiques. En octobre, 730 scientifiques du monde entier, en provenance de 40 pays, ont signé une pétition pour que le professeur Séralini publie les données brutes de son étude. Il a répondu qu'il le ferait quand Monsanto se plierait à la même règle.

Deux moins ne font jamais un plus.

Enfin, selon les règles d'éthique encadrant la recherche en laboratoire sur des animaux, le professeur Séralini aurait fait souffrir les rats sans raison valable et qu'ils auraient dû être euthanasiés bien avant que les tumeurs ne deviennent aussi grosses.

QUI DIT VRAI?

Cela ne prouve pas que Séralini a tort sur tout. Simplement qu'il est impossible de se fier à ses conclusions parce que, toujours selon Science et Vie, et de nombreuses autres publications spécialisées, (il aurait utilisé) 'une méthode qui va à l'inverse de la méthode scientifique.'

Aucune étude réalisée à ce jour a prouvé que les OGM sont toxiques et/ou cancérigènes. Malheureusement, la toute première étude qui en arrive à cette conclusion ne rencontre pas les règles normatives pour une investigation scientifique de haut niveau dont l'importance est aussi grande.

À force d'être sous le feu des projecteur, selon le blogue scientifique Science 2.0, Séralini aurait fini par admettre que l'étude avait été bâclée parce qu'il ne s'attendait pas à découvrir quoi que ce soit de neuf. Pardon ?

Ce n'est pas la première fois que le professeur Séralini se retrouve dans l'eau chaude.  Il est connu pour ses positions anti-OGM. À trois reprises dans le passé, des experts internationaux, indépendants de l'industrie, ont rejeté les conclusions d'études qu'il avait menées sur le trangénique.

Cette fois, les Académies nationales françaises d'Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des Technologies et de Médecine vétérinaire ont émis un communiqué conjoint dans lequel elles affirment solidairement .qu'aucune conclusion fiable peut être tirée de cette étude. (www.academie-sciences.fr/activites/rapport/avis)

Encore une fois, rien de tout cela nous dit qu'il n'a pas raison sur certaines choses. Mais en ne respectant pas les protocoles, en surmédiatisant une étude non validée, il se peut que Gilles-Éric Séralini a fait plus de tort que de bien à la cause du contrôle ou de l'interdiction d'aliments génétiquement modifiés. Il a fourni beaucoup de munitions à ses nombreux ennemis.

Science et militantisme ne font pas bon ménage.

En attendant, on pourrait pas identifier tout ça pour nous pauvres consommateurs ?

 

* La revue Food and Chemical Toxicity a affirmé que l'article de Séralini a été revu et corrigé par des chercheurs anonymes.

 

 

21 commentaire(s)

Nelson dit :
18 février 2013 à 15 h 33 min

Après peu tout donné le cancer.....l'air pollue qu'ont respire, l'eau contaminé qu'ont boit, les aliments en canettes, les préservatifs et colorants des fruits et viandes, les boissons gazeuses, les trans....le stress....la depression......

Nous aurions tous de cellules anarchiques cancéreuses à partir de l'adolescence......que se développeront selon 50 mille facteurs facilitants.....rien de surprenant que de 33 pour cent de la population développera un cancer dans sa vie , et bientôt un 50 pour cent.

Les bonnes nouvelles est qu'ont survie à la grand majorité des cancer.......et que la plus part des cancer prend longtemps à se développer et nous avons du temps pour mourir de bien des façons......ce qu'amene à certains médecins a être contre les test de dépistage.....pour éviter vivre angoisses longtemps et finalement mourir d'un autre affaire.

marjolaine dit :
18 février 2013 à 16 h 08 min

j'ai vu le documentaire et plusieurs autres sur les ogm les pesticides et mosento ce sont du poisons j'en suis persuadé et 3 mois c'est jamais assez long pour voir l'impact de ces produits car les laboratoires qui les testes et qui sont payé par mosento et sa clique ont déterminé un minimum par jour que les humains peuvent consommer sans avoir vraiment de dommages c'est ce qu'ils disent mais ils ne tiennent pas compte eux non plus de tout les facteurs une personne dans la vingtaine en pleine forme et une personne dans la quarantaine malade ne réagiront pas de la même manière , le temps et la quantité ne seront pas nécessairement les même. Son étude n'est peut-être pas conforme mais il a atteint son objectif qui était d'alerter les gens sur le fait de vouloir savoir ce qu'on mange et je trouve que ça c'est très bien les grandes multinationales comme mosento se sacre bien de notre santé il n'y a que les profits qui comptent et ils ne sont pas les seules

Michael Garant dit :
18 février 2013 à 16 h 53 min

''En attendant, on pourrait pas les identifier pour nous pauvres consommateurs ?''

Bien d'accord et cela semble de première importance. Le droit de choisir. Comme disent les américains, ce n'est pas cachère tout cela.... ;0) ou il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark, mais blague à part est-ce qu'un OGM peut être cachère?

Michael Guimond dit :
18 février 2013 à 20 h 56 min

Même chose pour le supposé consensus sur le réchauffement climatique ( ah oui c'est vrai maintenant on dit changements climatiques )...

Max dit :
18 février 2013 à 21 h 07 min

De nos jours, presque tout est nocif. Au niveau nourriture, la meilleure chose à faire est de PRENDRE LE TEMPS DE CUISINER et éviter plats surgelés, plats préparés en épicerie, merde en poudre comme Dinner Kraft et les produits "light" qui sont les catégories d'aliments les plus bourrés d'agents de conservation et produit chimique. Pour en revenir aux OGM, je ne fais pas confiance en temps qu'être humain et consommateur en une compagnie obscur subventionnée au coton comme Monsanto qui utilise des techniques mafieuses sans scrupule pour obliger les cultivateurs a faire affaires avec eux.

Pour finir, je vous conseille un excellent documentaire de qualité sans parti-pris ni végétarien, ni écologiste, ni anti-capitaliste qui démontre bien se que l'on retrouve dans nos assiettes: Food Inc

DevilinDisguise dit :
19 février 2013 à 0 h 50 min

Il s'agit d'un sujet très conversé, même dans les milieux scientifiques.

Je n'ose surtout pas prétendre avoir les connaissances nécessaires dans ce domaine, me permettant de me faire une tête, sur le sujet.

Il me reste cependant un bon vieux principe, lequel ne trompe jamais: "Dans le doute, abstiens-toi!"

Michel Haineault dit :
19 février 2013 à 7 h 57 min

Je vais finir par croire a la theorie du complot,ont dirait qu'ils font tout pour nous eliminer, car parait t'il ,la seule solution serait de descendre la population a moins d'un milliards d'habitants,ainsi ont reglerait enfin le dereglement climatique.Ca donne froid dans le dos ces idees la qui sont bien reelles!

Jacques Couet dit :
19 février 2013 à 8 h 52 min

Étudiant au doctorat, j'ai passé environ un an de ma vie avec pour voisin de labo, le Dr. Séralini qui faisait un stage post-doctoral au Québec à l'époque. Pour rester poli, je me limiterai à dire qu'il était "particulier" et que la cohabitation avec certains de mes collègues fut particulièrement houleuse. Sans m'impliquer dans le débat sur les OGMs, je dirai que Gilles-Éric n'est certainement pas un porte-parole idéal pour les millitants anti-OGM. Du moins pour ceux qui veulent que le débat se face avec une certaine rigueur scientifique.

Lise Ravary dit :
19 février 2013 à 8 h 58 min

Merci pour ce témoignage. Hier, les journalistes, même Paul Arcand, ont bu les paroles du Dr Séralini comme du petit lait. Des collègues m'ont reproché d'avoir été trop dure.

Yvon dit :
19 février 2013 à 9 h 37 min

Mme Ravary, C'est sans doute ce bon Dieu qui a créé le cancer.............bonne santé à vous!!!!!!!

DevilinDisguise dit :
19 février 2013 à 11 h 03 min

J'ai une question, moi: mais, qui a créé le bon Dieu?

À bon entendeur, salut!

;-)

plastirac dit :
19 février 2013 à 11 h 20 min

Nous pourrions faire un petit sondage et poser la question suivante: si vous aviez le choix, est-ce-que vous choisiriez un aliment sans OGM, avec OGM ou indifféremment? Moi, je réponds sur le champs: sans OGM.

Gilles Laplante dit :
19 février 2013 à 11 h 22 min

Les français semblent avoir un don particulier pour développer des théories pour le moins douteuses. Souvenons-nous du bizarre Jacques Benveniste avec sa mémoire de l'eau à l'origine de l'homéopathie. Le pire c'est que les gens y croient et que ça permet à ces pseudo scientifiques de faire la "passe". Incroyable tout l'argent qu'on peut se faire sur la naïveté humaine. Il n'y a qu'à penser au réchauffement anthropologique du climat. Les gens sont prêts à donner leur chemise pour que la planète se refroidisse. Avec quoi se réchaufferont-ils quand l'hiver sera venu?

le nationaliste dit :
19 février 2013 à 12 h 23 min

@Lise Ravary

Je ne vous trouve aucunement trop dure. Vous avez exposé les faiblesses de son étude. La plus importante des faiblesses est, selon moi, la lignée de rats qu'il a utilisé.

J'ai pas envie d'expliquer ce qu'est un OGM, de démontrer que nous sommes tous, vous et moi, des OGM, de démontrer la méthode Mosanto (bien que je ne digère pas son monopole)....Il faudrait que les gens aient des bases scientifiques pour comprendre. Remarquez juste une chose. Dans la plupart des chroniques ou articles vulgarisés, le conditionnel est généralement utilisé. Combien de fois le Dr. Kellogs du Québec démarre ces chroniques avec : Une étude suggère que tel ...... ou tel.....aurait des vertus anti-cancéreuses.

Et vous expliquer que le cancer n'est pas exclusivement ni principalement le produit du mode vie du 20ième siècle, serait encore plus long et complexe. L'obésité, par contre, est bel et bien lié à notre mode de vie sédentaire et de consommateur excessif de sucres et de gras.

"Science et militantisme ne font pas bon ménage."

Tout à fait. La science devrait demeurer libre de toute action politique, sociale et militantiste. Mais dans le cas de la santé humaine, c'est très difficile. Les cosmologistes ont la paix eux.

@Gilles Laplante

"Les gens sont prêts à donner leur chemise pour que la planète se refroidisse. Avec quoi se réchaufferont-ils quand l’hiver sera venu?"

J'adore.

"Souvenons-nous du bizarre Jacques Benveniste avec sa mémoire de l’eau à l’origine de l’homéopathie. "

Vous oubliez aussi la méthode Montignac.

plastirac dit :
19 février 2013 à 13 h 35 min

La santé humaine étant complexe, il faut éviter tout dogmatisme. Prenez l'exemple de patients atteints par la sclérose en plaques. Les médecins du Québec vous disent qu Il n'a rien à faire. Et voilà qu'un médecin italien vous propose de vous déboucher les veines du cou. Les médecins du Québec continuent à dire qu'il n'y a pas de relation entre les deux. Et pourtant, de nombreux témoignages font état d'une santé bien meilleure après l'opération. Peut-être que c'est un effet placebo; mais nous pourrions nous-aussi choisir cette opération devant le même diagnostic. En ce qui a trait aux OGM, je persiste à croire que si leurs présences étaient indiquer sur l'emballage des produits alimentaires, cela se traduirait par une baisse notable des ventes. De telle sorte que les lobbys sont extrêmement agressifs et qu Il est difficile d'avoir la vérité. En ce qui a trait à la bonne alimentation, le régime méditerranéen et le régime crétois demeurent le meilleur choix.

le nationaliste dit :
20 février 2013 à 0 h 29 min

@plastirac

"Nous pourrions faire un petit sondage et poser la question suivante: si vous aviez le choix, est-ce-que vous choisiriez un aliment sans OGM, avec OGM ou indifféremment?

Moi, je réponds sur le champs: sans OGM."

Je vais juste vous donner un petit exemple simple. L'huile de canola est produite à partir de Colza génétiquement modifié pour résister aux engrais chimiques. (Un gène est modifié pour qu'une protéine permette à la plante de résister à l,engrais chimique). Après plusieurs traitements de broyage, de filtration et de purification, l'huile est obtenue. Cette huile possède une structure chimique unique qui est la même qu'elle provienne d'une plante bio, d'une plante génétiquement modifié ou synthétisée en laboratoire.

Ce qu'il y a dans la bouteille, c'est uniquement de l'huile pure. Pas de gènes modifiés.. Il n'y a rien de génétiquement modifié dans la bouteille.

---------------------------------------------------------------------------- À savoir.

Les grans-trans ont un point de fusion élevée. C'est-à-dire qu'il devienne liquide à une température élevée (disons 75°C). Une fois dans le corps, à 37°C (température corporelle), le grans-trans est donc solide (une sorte de cire), qui peut boucher les artères par accumulation et selon un certain âge. Même chose avec les gras hydrogénés (gras saturés) dont le point de fusion est un peu plus bas que celui des gras trans, mais pas suffisant pour devenir liquide dans le sang.

Les gras insaturés, et surtout les poly-insaturés, sont liquides à 37°C. Ils ne boucheront jamais vos artères, au contraire, ils vont aider à drainer vos vaisseaux de tout corps gras accumulés.

Par contre, lorsque vous faites de la cuisson, si vous utilisez un gras poly-insaturé, avec la chaleur, il va devenir trans (je ne vous expliquerais pas ici pourquoi).

le nationaliste dit :
20 février 2013 à 0 h 36 min

....Par conséquent, l'huile d'olive et de canola sont recommandables lorsque non chauffée..

Par exemple, les chips faites avec du canola est aussi pire qu'avec des gras-trans si elles sont faites dans de l'huile chauffée. Pour les grillades et les sautés à l'huile, c'est préférable d'utiliser un gras saturé.

C'est pas écrit tout ceci sur les sacs de chips.

Mais bon, faut pas devenir paranoïaque non plus. Quand je fait revenir de l'ail ou de l'oignon pour faire une sauce pour les pâtes, j'utilise toujours l'huile d'olive. C'est bien meilleur au goût.

Mongrain de sel dit :
20 février 2013 à 8 h 53 min

Le documentaire "Brevet sur le porc de Monsanto" (qu'on peut trouver sur You Tube) montre bien comment Monsanto a infiltré la FDA (Food and Drugs administration) pour lui faire accepter la commercialisation des OGM. Elle a placé un des ses cadres au service de règlementation charger de donner son aval aux nouveaux produits.

Yvon dit :
20 février 2013 à 10 h 32 min

DevilinDisguise dit : 19 février 2013 à 11 h 03 min J’ai une question, moi: mais, qui a créé le bon Dieu?

À bon entendeur, salut!

Devilin je te suggére; MOSENTO

le nationaliste dit :
20 février 2013 à 11 h 29 min

"(Un gène est modifié pour qu’une protéine permette à la plante de résister à l,engrais chimique). "

Je me corrige. Il faut remplacer l'engrais chimique par pesticide.

"Par contre, lorsque vous faites de la cuisson, si vous utilisez un gras poly-insaturé, avec la chaleur, il va devenir trans (je ne vous expliquerais pas ici pourquoi)."

Je vais tout de même l'expliquer pour les curieux.

Un gras trans est un gras insaturé ou poly insaturé (insaturation = liaison double que l'on appelle alcène). Mais les groupements aux extrémités de chaque alcène sont disposés dans des sens opposés. C'est plus stable thermodynamiquement. D'où le point de fusion plus élevé. Les gras dits insaturés ou poly insaturés sont des gras qui possèdent des liaisons doubles mais en configuration cis au lieu de trans. En chauffant (en fournissant de l'énergie), les liaisons cis deviennent trans. C'est ce qu'on appelle un produit thermodynamique contrairement aux liaisons cis qui est un produit cinétique.

shoshan dit :
20 février 2013 à 12 h 52 min

"Même chose pour le supposé consensus sur le réchauffement climatique ( ah oui c’est vrai maintenant on dit changements climatiques )..." (Michael Guimond)

En anglais, il a toujours été question de changements climatiques ("Climat change") et de réchauffement global ("Global warming"). Alors qu'en français, on a toujours dit, erronément, "Réchauffement climatique". Même Charles Tisseyre de l'émission découverte le dit. Pour résumer cette théorie, le "réchauffement planétaire" serait la cause de "bouleversements climatiques".

@ le nationaliste

Merci pour votre petit, mais ô combien instructif, cours sur les gras-trans et autres gras saturés.