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En marge du Sommet sur l’éducation, voici quelques éléments à garder en tête.

En marge du Sommet sur l’éducation, voici quelques éléments à garder en tête.

- Il ne peut y avoir d’éducation gratuite. Il y aura toujours quelqu’un qui devra payer la facture. Et ce quelqu’un d’autre est toujours le contribuable québécois.

- Se rendre à la demande de l’ASSÉ et accepter ladite gratuité scolaire coûterait un milliard de dollars de plus, par an, à l’État.

- Dans notre modèle québécois, l’étudiant ne payera jamais plus que 10 % du coût réel de ses études.

- Le cégep est quasi gratuit au Québec. Pourtant, seulement 44 % des jeunes le font en deux ans. Pour monter à 73 % de taux de réussite, il faut mettre cinq ans.

- Les frais de scolarité moyens au premier cycle universitaire au Québec sont de 2519 $ par année. Alors qu’en moyenne, au pays, ils oscillent autour de 5366 $.

- Les droits de scolarité trop modiques ont souvent pour effet de favoriser les multiples changements de programme, l’indécision et, éventuellement, la multiplication des décrochages. Et la motivation alors, je ne vous dis pas...

- D’ailleurs, au Québec, en 2008, 28 % des hommes et 17 % des femmes de 24 à 28 ans n’avaient pas complété leur secondaire. Il s’agit du plus haut taux de décrochage au Canada dont la moyenne est autour de 19 %.

- En Finlande, l’exemple toujours utilisé par les syndicats et associations étudiantes, la scolarité est à zéro pour les étudiants. Vrai. Mais l’entrée est très ardue : en psychologie, seulement 6 % des candidats sont choisis, en sciences politiques, 12 %, en communications, 8 %, et en médecine 13 %.

- Le problème des universités n’en est pas un de gestion, mais bien d’offre. Trop de programmes qui coûtent beaucoup plus cher que ce qu’on demande aux étudiants pour les suivre.

- La vraie justice sociale, c’est une augmentation raisonnable des droits de scolarité assortie d’une aide additionnelle pour les étudiants à faible revenu.

- Préparons-nous vraiment encore adéquatement nos jeunes à faire des sacrifices, des efforts pour apprendre et réussir?

Qualité d’enseignement

- Dans le débat actuel, l’éducation n’est pas au cœur de nos préoccupations. On ne discute pas du tout de qualité d’enseignement, du contenu des cours, de la qualité des diplômes ou des enseignants.

- Et si le goût de s’instruire, d’apprendre, le dépassement de soi, la curiosité intellectuelle et l’ambition s’étaient perdus au Québec?

- L’instruction est un acquis autrement plus précieux que les biens de consommation. Tu peux perdre ta maison dans une faillite, mais on ne pourra jamais te saisir ton éducation.

- Les jeunes devraient avoir des cours d’économie dès le primaire. Pour savoir compter d’abord. Mais aussi apprendre à compter sur eux plutôt que sur le gouvernement.

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