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Parti conservateur du Québec

Adrien Pouliot devient chef: premier congrès à Trois-Rivières

Adrien Pouliot
Photos archives / Agence QMI Adrien Pouliot

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TROIS-RIVIÈRES – Le Parti conservateur du Québec a tenu samedi à Trois-Rivières son premier congrès depuis sa création en janvier 2012. L’homme d’affaires Adrien Pouliot assure désormais la chefferie de ce parti campé à droite.

Le seul autre candidat, Daniel Brisson, s’est désisté en cours de route, laissant la voie libre à M. Pouliot.

Taux d’imposition unique de 10% pour les particuliers, droits de scolarités déréglementés, fin des subventions aux entreprises, exportation de l’eau : voilà quelques-unes des idées que prône le nouveau chef du Parti conservateur du Québec, Adrien Pouliot.

Dans un discours lors du premier congrès du jeune parti, le nouveau chef s’est permis de rêver au Québec de 2023. Sous sa gouverne, la province serait devenue une destination prisée pour le tourisme médical, les impôts des entreprises seraient diminués de moitié et les familles pourraient recevoir 100 $ par semaine afin qu’un parent assure la garde des enfants à la maison.

Comptant 1100 membres, le Parti conservateur du Québec rassemble plusieurs anciens adéquistes opposés à la fusion de l’ADQ avec la Coalition avenir Québec de François Legault. Il faut se rappeler qu’un peu moins du tiers des adéquistes avaient voté en défaveur de cette fusion.

Adrien Pouliot était de ceux-là. En 2011, il est devenu vice-président de la commission politique de l’ADQ. Peu de temps après, les tractations avec la Coalition ont débuté.

«Après avoir longuement parlé avec François Legault, j’ai conclu qu’il ne voulait pas vraiment diminuer la taille de l’État, mais plutôt le remanier», se souvient le nouveau chef.

«L’État est trop difficile à gérer»

«Je pense plutôt que l’État est trop gros, trop difficile à gérer et qu’il faut en diminuer la taille», a résumé Adrien Pouliot, avocat de formation qui a été impliqué dans la fondation de l’Institut économique de Montréal.

Déçu par la fusion CAQ-ADQ, l’ancien homme d’affaires avait toujours le goût de la politique. Il a même songé à tenter sa chance dans la course à la chefferie du Parti libéral du Québec.

Mais c’est dans les valeurs de Parti conservateur que M. Pouliot se reconnaissait le mieux.

Le seul autre candidat, Daniel Brisson, s’est désisté en cours de route, laissant la voie libre à M. Pouliot.

Il en a brigué la chefferie et l’a remportée lorsque l’autre candidat, Daniel Brisson, s’est désisté.

«Le Parti conservateur a une marque de commerce qui, faute d’être très populaire au Québec, est connue, explique Adrien Pouliot». Pour sa part, le nouveau chef a répété lors du congrès qu’il prônait un conservatisme fiscal et non moral.

Au cours des prochains mois, le nouveau chef tentera de mobiliser de nouveaux membres pour constituer une base militante au parti. «Mon objectif est d’abord de rassembler les gens sont à droite sur l’échiquier politique. Beaucoup de gens partagent nos idées, mais ne savent pas qu’on existe».

Adrien Pouliot sera candidat lors des prochaines élections provinciales, probablement dans une circonscription de la région de Québec, d’où il est originaire.

 

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