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Lectures pour enfants

Lire sans relâche !

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Comme la semaine de relâche arrive à grands pas, on a eu l’idée de proposer aux enfants et aux ados 10 façons de tuer très agréablement le temps.
Lectures pour enfants
Lire sans relâche !
Comme la semaine de relâche arrive à grands pas, on a eu l’idée de proposer aux enfants et aux ados 10 façons de tuer très agréablement le temps.
Wonder
R.J. Palacio, chez PKJ, 410 pages, À partir de 10 ans
Sur le plan psychique, August Pullman est un enfant parfaitement normal. C’est sur le plan physique que ça se gâte, parce qu’il est né avec une malformation faciale qui horrifie, dégoûte ou fait carrément hurler tous les gens qui croisent son chemin. Le jeune médecin qui l’a mis au monde s’est même évanoui en le voyant... Du coup, personne ne sera surpris d’apprendre qu’à 10 ans, Auggie n’a encore jamais été à l’école. Mais comme sa mère n’est pas assez calée en maths pour continuer à lui servir d’enseignante, il va bientôt devoir aller faire sa 6e année dans un vrai collège. Et malgré sa laideur repoussante, Auggie n’a qu’un rêve: se faire de nouveaux amis qui sauront l’accepter tel qu’il est. Extrêmement touchant, ce roman est en soi un véritable cours 101 de philo. Car au lieu de s’apitoyer sur son sort, Auggie est le premier à rire de son apparence et à comprendre pourquoi les autres en font hélas aussi autant.
Dark Eyes
William Richter, chez Albin Michel Wiz, 330 pages, à partir de 13 ans
Il y a 11 ans, une petite fille russe se faisait adopter par un couple d’Américains aisés habitant New York. Si la suite aurait facilement pu déboucher sur un merveilleux conte de fées, ce ne sera pas du tout le cas: depuis le divorce de ses parents adoptifs, Wally Stoneman a délibérément décidé de devenir une SDF et comme elle n’a que 16 ans, elle est activement recherchée par les services sociaux. Contrairement à la plupart des jeunes qui suivent le même genre de chemin qu’elle, Wally ne consomme cependant aucune drogue. C’est d’ailleurs l’une des principales conditions pour faire partie de son groupe, qui ne compte plus que trois autres membres. Nick a en effet sombré dans l’héroïne et Sophie, qui avait un faible pour la méthamphétamine, a récemment été assassinée alors qu’elle avait dans son sac une carte d’identité établie au nom de Wally. À cause de cette carte volée en douce, Wally devra donc se faire faire de nouveaux faux papiers. Elle mettra ainsi pour la première fois les pieds dans une boutique mal famée de Brighton Beach, le quartier russe de New York. Et bizarrement, elle sortira de là avec une enveloppe remplie de vieux documents réunis par Yalena Mayakova, sa mère biologique. Celle-ci tient à l’avertir qu’un homme terriblement dangereux est peut-être à ses trousses... Un thriller palpitant qui montre à quel point il est important de toujours garder la tête sur les épaules, et ce, peu importe la voie qu’on choisit.
Les chasseurs d’âmes – tome 1
Alyson Noël, chez Michel Lafon, 444 pages, à partir de 14 ans
Sa mère étant maquilleuse pour les studios d’Hollywood, Daire a grandi sur les plateaux de tournage au milieu des stars, des costumes et des effets spéciaux. Elle en connaît donc un rayon sur les trucages de cinéma, ce qui lui permet d’affirmer avec certitude que les curieux êtres lumineux qu’elle aperçoit de temps à autre sont bien réels. Le hic, c’est qu’elle est la seule à les voir et le jour de son seizième anniversaire, à la suite d’une vision particulièrement horrible, elle sera carrément bonne pour l’internement. Par chance, sa grand-mère Paloma l’invitera plutôt à venir habiter chez elle à Enchantment, un bled perdu au fin fond du Nouveau-Mexique. Et grâce à elle, Daire apprendra qu’elle n’est pas schizophrène. Issue d’une puissante lignée de chamans, elle est en fait ce que les anciens appellent une chasseuse d’âmes. Mais si elle ne veut pas connaître le même sort que son père, qui est mort à 17 ans, elle va devoir se dépêcher de maîtriser ses étranges pouvoirs pour affronter à temps les puissances maléfiques qui l’entourent. Avec le premier tome cette nouvelle tétralogie, l’auteure de la série-culte Éternels prouve une fois de plus qu’elle est passée maître dans l’art d’écrire d’excellents romans pour ados.
Dark Eden
Patrick Carman, chez City, 272 pages, à partir de 14 ans
Encore un livre dont le titre n’a pas été traduit en français! Un peu plus et on va finir par croire que c’est la grande tendance chez les éditeurs de romans pour ados! Mais bon. Passons à l’histoire, car elle risque d’en captiver plus d’un, même si la fin est plutôt tirée par les cheveux. Will Besting souffre d’une phobie apparemment incurable: après 167 séances, la psy qui le suit n’a effectivement constaté aucune amélioration et à ce stade, elle ne peut plus rien faire pour lui. Voilà pourquoi elle convaincra ses parents de l’envoyer passer une semaine complète à Fort Eden avec six autres jeunes de 15 ans ayant aussi tous très peur de quelque chose. Mais à peine arrivé, Will ne pourra s’empêcher de fausser compagnie au groupe. L’endroit, isolé de tout, est franchement sinistre et pendant plusieurs jours, il réussira à se terrer dans un étrange bunker. Libre de ses mouvements, il pourra ainsi assister de loin aux traitements-chocs subis par ses congénères et ce qu’il verra engendrera chez lui une terreur indicible...
Le Larousse junior de la cuisine
Charlotte Morin, chez Larousse, 112 pages, à partir de 8 ans
Si on a des petits gourmands dans la famille, on peut profiter de la semaine de relâche pour les initier aux rudiments de la cuisine. Mais puisqu’il n’est pas toujours évident de trouver des mets pouvant être concoctés par de très jeunes cuistots, ce livre à l’épreuve des éclaboussures en tout genre risque de devenir un précieux allié. Proposant une quarantaine de recettes à la fois délicieuses et simples à suivre – la plupart d’entre elles ne réclament qu’un quart d’heure de préparation –, on pourra ainsi déguster à la fin de chaque journée un soufflé au fromage, des muffins au double chocolat, des mini-brochettes de légumes, des mendiants aux fruits secs, un taboulé à la menthe, des burgers de bœuf ou un gâteau en forme de voiture! Bref, des heures de plaisir pour petits et grands.
Les pensionnaires de La Patoche – Une disparition poilue
Anne Bernard-Lenoir, chez Québec Amérique, 96 pages, à partir de 7 ans
Cette fort sympathique série a pour cadre La Patoche, une maison de retraite modèle. Mademoiselle Nina, Rose Poivrette et Louis Legris y sont d’ailleurs très heureux mais, de temps à autre, il arrive que quelque chose de louche s’y produise. Aujourd’hui, par exemple, le chat Pistou semble s’être carrément volatilisé. Mademoiselle Nina et Louis ont beau le chercher partout, il n’est ni dans la bibliothèque, ni dans l’atelier, ni dans les cuisines, ni dans la chambre d’un résident, ni dans le hangar, ni dans le jardin. En d’autres termes, il est introuvable! Il y a toutefois une explication simple à cette disparition et les deux vieillards sont bien décidés à tirer toute cette affaire au clair. Un récit facile à lire pour Sherlock Holmes en herbe!
Le jeu pour les nuls junior
Collectif, chez First,à partir de 11 ans
Combien de cordes un violoncelle possède-t-il? Quelle phrase mnémotechnique permet de se souvenir des conjonctions de coordination? Qui vit sur l’île de Lilliput? De quel élément H2O est-il la formule chimique? Que signifie FAQ? Avec quelle arme se battent les Jedi de Star Wars? Pouvant occuper d’un coup de deux à huit enfants pendant une heure minimum, ce nouveau jeu de la collection «pour les nuls» est, à nos yeux, l’un des grands incontournables de la semaine de relâche. De un parce que ses règles sont simplissimes à comprendre, de deux parce que ses 1500 questions offrent aux jeunes la possibilité de tester ou d’élargir leurs connaissances, de trois parce qu’il est réellement amusant. Et si on n’a que des ados à la maison, pas de panique: une version conçue pour les 14 ans et plus proposant 3000 questions de culture générale est également offerte (Le jeu pour les nuls, aussi chez First). Seul petit bémol, certaines questions s’adressent plus spécifiquement aux Français. On suggère donc de les sauter sans autre cérémonie.
Celui qui manque
Agnès de Lestrade, chez Alice, 64 pages,à partir de 10 ans
Violette n’a vraiment pas de chance dans la vie. Alors qu’elle aurait réellement aimé être fille unique pour retenir toute l’attention de ses parents, elle a cinq frères et sœurs... Mais depuis la naissance de Moon, le cadet de la famille, Violette a appris à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Elle adore ce petit frère et chaque fois qu’elle en a l’occasion, elle lui donne le bain, lui chante des berceuses ou lui lit des histoires. Pendant les grandes vacances, elle acceptera même de barboter avec lui dans la mer au lieu d’aller voir Roméo, le garçon dont elle est follement amoureuse. Lorsque Moon sera retrouvé au fond de la piscine de ses grands-parents, Violette aura donc tant de chagrin qu’elle n’aura plus qu’un seul but: trouver celui ou celle qui a oublié de refermer la clôture de sécurité pour pouvoir maudire cette personne jusqu’à la fin des temps. Cette histoire magnifiquement bien écrite a beau aborder un thème difficile, elle se termine de façon presque joyeuse. Un tour de force qu’on salue en ajoutant Celui qui manque au nombre de nos coups de cœur jeunesse.
La prophétie d’Ophélia
Collectif, chez First,à partir de 11 ans Elaine Arsenault, chez Dominique et compagnie, 160 pages, à partir de 10 ans
Ce premier tome de la série L’or des gitans a été publié il y a déjà presque cinq ans. Mais comme les trois derniers opus de cette épatante saga romanesque ne sont sortis en librairie qu’en novembre dernier, on s’est empressé de le remettre à l’avant-plan parce qu’il mérite vraiment d’être lu. L’Ophélia du titre est une jolie gitane au passé trouble qui va de village en village pour dire la bonne aventure. Un matin, elle découvrira ainsi dans un massif de lys tigrés une toute petite fille abandonnée et elle décidera de la garder et de lui transmettre son savoir. À cinq ans, Lily pourra donc préparer des potions aux vertus fabuleuses, à neuf ans, elle saura elle aussi prédire l’avenir et à 10 ans, elle... se fera enlever par une bande d’affreux pirates! C’est d’ailleurs là où ça devient franchement intéressant, car Lily devra rivaliser d’astuce pour échapper à Skate, un nain complètement fou qui hésite entre la vendre à un marchand d’esclaves ou la laisser mourir de faim...

Comme la semaine de relâche arrive à grands pas, on a eu l’idée de proposer aux enfants et aux ados 10 façons de tuer très agréablement le temps.

Wonder

R.J. Palacio, chez PKJ, 410 pages, À partir de 10 ans

Sur le plan psychique, August Pullman est un enfant parfaitement normal. C’est sur le plan physique que ça se gâte, parce qu’il est né avec une malformation faciale qui horrifie, dégoûte ou fait carrément hurler tous les gens qui croisent son chemin. Le jeune médecin qui l’a mis au monde s’est même évanoui en le voyant... Du coup, personne ne sera surpris d’apprendre qu’à 10 ans, Auggie n’a encore jamais été à l’école. Mais comme sa mère n’est pas assez calée en maths pour continuer à lui servir d’enseignante, il va bientôt devoir aller faire sa 6e année dans un vrai collège. Et malgré sa laideur repoussante, Auggie n’a qu’un rêve: se faire de nouveaux amis qui sauront l’accepter tel qu’il est.

Extrêmement touchant, ce roman est en soi un véritable cours 101 de philo. Car au lieu de s’apitoyer sur son sort, Auggie est le premier à rire de son apparence et à comprendre pourquoi les autres en font hélas aussi autant.

Le Larousse junior de la cuisine

Charlotte Morin, chez Larousse, 112 pages, à partir de 8 ans

Si on a des petits gourmands dans la famille, on peut profiter de la semaine de relâche pour les initier aux rudiments de la cuisine. Mais puisqu’il n’est pas toujours évident de trouver des mets pouvant être concoctés par de très jeunes cuistots, ce livre à l’épreuve des éclaboussures en tout genre risque de devenir un précieux allié. Proposant une quarantaine de recettes à la fois délicieuses et simples à suivre – la plupart d’entre elles ne réclament qu’un quart d’heure de préparation –, on pourra ainsi déguster à la fin de chaque journée un soufflé au fromage, des muffins au double chocolat, des mini-brochettes de légumes, des mendiants aux fruits secs, un taboulé à la menthe, des burgers de bœuf ou un gâteau en forme de voiture! Bref, des heures de plaisir pour petits et grands.

 

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