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« Inacceptable »

180 000$ pour dénicher le successeur de la rectrice

Université McGill
photo d'archives Université McGill

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«Franchement scandaleux», «inacceptable», «ridicule»... Plusieurs observateurs se sont insurgés hier contre le luxueux contrat dont bénéficie la rectrice Heather Munroe-Blum. Or, l’Université McGill aurait déjà dépensé plus de 180 000$ pour trouver son remplaçant.

«Franchement scandaleux», «inacceptable», «ridicule»... Plusieurs observateurs se sont insurgés hier contre le luxueux contrat dont bénéficie la rectrice Heather Munroe-Blum. Or, l’Université McGill aurait déjà dépensé plus de 180 000$ pour trouver son remplaçant.

Le Journal dévoilait pour la première fois hier les détails du contrat d’embauche de Mme Munroe-Blum, qui bénéficie entre autres d’une allocation annuelle de 48 000$ pour sa résidence ainsi que d’un montant de 16 000$ pour l’utilisation de sa voiture.

«C’est proprement scandaleux. Cela représente parfaitement l’échec du modèle de financement des universités», a dénoncé le porte-parole de l’ASSÉ, Jérémie Bédard-Wien.

Départ coûteux

La rectrice de McGill a été fortement critiquée au cours des dernières années pour certaines dépenses et voyages qu’elle a effectués aux frais de l’université. Son départ, alors qu’elle termine actuellement son mandat à la tête de McGill, n’est pas non plus sans coût.

Le journal étudiant The McGill Daily révélait le 28 janvier dernier que l’université aurait déboursé jusqu’à maintenant 180 000$ pour trouver son successeur, notamment en embauchant la firme de recrutement Odgers Berndtson. Le journ­al étudiant affirme qu’il s’agit là que d’une partie du montant total puisqu’il n’a eu accès qu’aux factures datées avant septembre 2012.

Aux frais des contribuables

«Scandalisés», la FEUQ et la FECQ réclament de leur côté des «mesures plus contraignantes» à l’endroit des universités pour mettre fin aux rémunérations «exagérées» du personnel de direction des universités.

«Le Conseil national des universités proposé par le gouvernement Marois, c’est une bonne chose en soi. Mais il faut qu’on lui donne du mordant et qu’il ait un pouvoir coercitif. C’est la seule façon d’améliorer les choses», croit la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Selon la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), la masse salariale consacrée au personnel de direction et de gérance des universités a augmenté de 154% de 1997-1998 à 2008-2009, même en excluant les avantages sociaux. À titre comparatif, pour la même période, l’augmentation n’a été que de 58,5% chez les professeurs.

«C’est tellement exagéré la différence entre le nombre de personnes engagées pour la haute direction comparativement au professorat que ça en est scandaleux», affirme le président de la FQPPU, Max Roy.

La Ligue des contribuables réclame pour sa part davantage de «transparence».

«Il est grand temps pour toutes les universités du Québec de mettre les contrats de travail des hauts dirigeants sur leur site internet, pour que la population puisse les voir et ensuite juger si c’est abusif», estime la porte-parole Claire Joly.

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