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Rétro Chic

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Tame Impala fusionne la folie créatrice des années psychédéliques avec le savoir-faire d’aujourd’hui. Révisionnisme? Peut-être. Mais contrairement aux autres artistes qui ne regardent qu’en arrière, le groupe australien exhume le meilleur du passé, et l’actualise diablement bien. Portrait.


Éric Trudel
eric.trudel@quebecormedia.com
Rétro Chic
Tame Impala fusionne la folie créatrice des années psychédéliques avec le savoir-faire d’aujourd’hui. Révisionnisme? Peut-être. Mais contrairement aux autres artistes qui ne regardent qu’en arrière, le groupe australien exhume le meilleur du passé, et l’actualise diablement bien. Portrait.

Quand on pense au rock psychédélique, on pense immédiatement aux classiques de la fin des années 60 tels Sgt. Pepper’s, Purple Haze, White Rabbit: des œuvres qui font référence aux drogues hallucinogènes et au mysticisme oriental grâce à des paroles suggestives, des instruments exotiques et des techniques d’enregistrement audacieuses. Si les drogues qui ont lancé le genre ne font plus partie du paysage, l’esprit psychédélique est encore présent dans le travail de beaucoup de groupes contemporains qui prônent l’ouverture d’esprit ou, paradoxalement, le rejet du présent à la faveur d’un passé ou tout était possible. Pour bien des artistes, le psychédélisme est simplement une palette sonore, feedback, fuzz, wah-wah, propre à faire des exercices de style.

Mais pour Kevin Parker, tête pensante et créative du groupe Tame Impala, le psychédélisme est un état d’esprit. À preuve, le groupe se décrit ainsi sur son site web: «Tame Impala fait du rock psychédélique hypno-groove mélodique. C’est fait pour bouger son corps, et pour rester immobile et observer d’autres formes de mouvement».

Le reste de la description est trop flyée pour être transcrite ici, mais elle se termine par: «à la base, c’est une question de feeling». Et c’est vrai! Le feeling à l’écoute des deux disques du groupe – Innerspeaker et Lonerism – est aussi bon qu’une journée ensoleillée pleine de promesses, à défaut de substances illicites.

Voyage au centre de la musique

Rien n’est forcé chez Tame Impala: tout semble couler sans réserve et sans calcul très poussé, du genre «il faut faire un hit» ou «il faut faire un clin d’œil à telle œuvre, tel artiste ou telle époque». On y perçoit le génie en composition d’un Brian Wilson – sans la torture – et l’inventivité derrière une console d’un George Martin.

Oh, c’est rien de bien révolutionnaire (qu’est-ce qui l’est aujourd’hui en musique?), mais c’est cohérent, invitant, bien écrit et bien joué. De nos jours, c’est beaucoup! Certains parlent de chef-d’œuvre, ce qui est un brin exagéré, mais il n’empêche que ce que fait Tame Impala est très rafraîchissant, en cette époque de rectitude musicale. Pour l’expérience totale, soyez au Métropolis ce lundi.

tameimpala.com

agenda
ce soir
Soulfly, groupe de l’ex-Sepultura Max Cavalera, vient faire rugir le Corona.
www.soulfly.com
Le festival Under the Snow se poursuit avec les groupes Cai.Ro et Harvest Breed, au Quai des Brumes.
www.harvestbreed.com
dimanche
Le combo indie pop anglais Veronica Falls se pose au Divan Orange avec son second disque, Waiting For Something To Happen.
veronicafalls.com
Les groupes Groenland et The Great Novel font l’affiche du festival Under the Snow à la Casa Del Popolo.
www.underthesnow.ca
lundi
La première ronde des Francouvertes se poursuit avec Félix Lafrance, KPLR et Olivier Bélisle Au Lion d’or.
www.francouvertes.com
Mardi
Vincent Vallières tourne encore, et joue à la salle Désilets du CEGEP Marie-Victorin.
vincentvallieres.com
jeudi
Le DJ et producteur électro français Thibaut Berland amène son alias Breakbot au Belmont.
facebook.com/breakbot
vendredi
Le groupe torontois Stars fait son premier de deux soirs au Corona.
www.youarestars.com
David Giguère participe à Révèle la relève à la Maison de la culture Maisonneuve.
david-giguere.com
France D’Amour reprend son spectacle au Théâtre Rialto.
francedamour.ca
Quentin Dupieux alias Mr. Oizo, auteur du hit electro Flat Beat de 1999, est à la SAT.
www.oizo3000.com
daft disco

On sait qu’on a atteint le statut de groupe mythique quand un simple extrait musical de 15 secondes en guise de promo pour son prochain album est tout ce qui faut pour enflammer le monde. C’est ce qu’a fait le duo Daft Punk samedi dernier avec un spot publicitaire diffusé lors de l’émission Saturday Night Live, pour annoncer la sortie imminente de leur prochain album. Visuellement, c’était pour le moins minimaliste: un logo, et les deux casques des gars qui se fusionnent sur fond noir. Mais ce qu’on entend est prometteur, car il suggère un retour aux sources disco et funk, fruit d’une collaboration avec Nile Rodgers de Chic. À quand la sortie?

www.daftpunk.com/

nouveau numéro

L’Anglaise Kate Nash est un drôle de numéro. Depuis ses débuts en 2005, elle a cumulé pas mal de hits dans sa Grande-Bretagne natale, et atteint un statut similaire à celui de sa compatriote Lily Allen, c’est-à-dire star chez elle, mais pas vraiment ailleurs. Musicalement, l’auteur-compositeur-interprète est décidément indépendante: elle a fait du pop et du folk efficace, mais jouait en même temps de la basse dans un groupe punk. Et sur son troisième disque, Girl Talk qui vient tout juste de paraître, la demoiselle vient de prendre un nouveau virage en flirtant avec des sonorités garage et rock et en proposant des pièces qui ne seraient pas hors contexte dans un film de Tarantino. Fera-t-elle grandir son étoile en Amérique? On aura une piste de réponse mercredi au Cabaret Du Mile End.

katenash.co.uk

Tame Impala fusionne la folie créatrice des années psychédéliques avec le savoir-faire d’aujourd’hui. Révisionnisme? Peut-être. Mais contrairement aux autres artistes qui ne regardent qu’en arrière, le groupe australien exhume le meilleur du passé, et l’actualise diablement bien. Portrait.

 

Quand on pense au rock psychédélique, on pense immédiatement aux classiques de la fin des années 60 tels Sgt. Pepper’s, Purple Haze, White Rabbit: des œuvres qui font référence aux drogues hallucinogènes et au mysticisme oriental grâce à des paroles suggestives, des instruments exotiques et des techniques d’enregistrement audacieuses. Si les drogues qui ont lancé le genre ne font plus partie du paysage, l’esprit psychédélique est encore présent dans le travail de beaucoup de groupes contemporains qui prônent l’ouverture d’esprit ou, paradoxalement, le rejet du présent à la faveur d’un passé ou tout était possible. Pour bien des artistes, le psychédélisme est simplement une palette sonore, feedback, fuzz, wah-wah, propre à faire des exercices de style.

Mais pour Kevin Parker, tête pensante et créative du groupe Tame Impala, le psychédélisme est un état d’esprit. À preuve, le groupe se décrit ainsi sur son site web: «Tame Impala fait du rock psychédélique hypno-groove mélodique. C’est fait pour bouger son corps, et pour rester immobile et observer d’autres formes de mouvement».

Le reste de la description est trop flyée pour être transcrite ici, mais elle se termine par: «à la base, c’est une question de feeling». Et c’est vrai! Le feeling à l’écoute des deux disques du groupe – Innerspeaker et Lonerism – est aussi bon qu’une journée ensoleillée pleine de promesses, à défaut de substances illicites.

Voyage au centre de la musique

Rien n’est forcé chez Tame Impala: tout semble couler sans réserve et sans calcul très poussé, du genre «il faut faire un hit» ou «il faut faire un clin d’œil à telle œuvre, tel artiste ou telle époque». On y perçoit le génie en composition d’un Brian Wilson – sans la torture – et l’inventivité derrière une console d’un George Martin.

Oh, c’est rien de bien révolutionnaire (qu’est-ce qui l’est aujourd’hui en musique?), mais c’est cohérent, invitant, bien écrit et bien joué. De nos jours, c’est beaucoup! Certains parlent de chef-d’œuvre, ce qui est un brin exagéré, mais il n’empêche que ce que fait Tame Impala est très rafraîchissant, en cette époque de rectitude musicale. Pour l’expérience totale, soyez au Métropolis ce lundi.

tameimpala.com

 

On sait qu’on a atteint le statut de groupe mythique quand un simple extrait musical de 15 secondes en guise de promo pour son prochain album est tout ce qui faut pour enflammer le monde. C’est ce qu’a fait le duo Daft Punk samedi dernier avec un spot publicitaire diffusé lors de l’émission Saturday Night Live, pour annoncer la sortie imminente de leur prochain album. Visuellement, c’était pour le moins minimaliste: un logo, et les deux casques des gars qui se fusionnent sur fond noir. Mais ce qu’on entend est prometteur, car il suggère un retour aux sources disco et funk, fruit d’une collaboration avec Nile Rodgers de Chic. À quand la sortie?

www.daftpunk.com/

 

L’Anglaise Kate Nash est un drôle de numéro. Depuis ses débuts en 2005, elle a cumulé pas mal de hits dans sa Grande-Bretagne natale, et atteint un statut similaire à celui de sa compatriote Lily Allen, c’est-à-dire star chez elle, mais pas vraiment ailleurs. Musicalement, l’auteur-compositeur-interprète est décidément indépendante: elle a fait du pop et du folk efficace, mais jouait en même temps de la basse dans un groupe punk. Et sur son troisième disque, Girl Talk qui vient tout juste de paraître, la demoiselle vient de prendre un nouveau virage en flirtant avec des sonorités garage et rock et en proposant des pièces qui ne seraient pas hors contexte dans un film de Tarantino. Fera-t-elle grandir son étoile en Amérique? On aura une piste de réponse mercredi au Cabaret Du Mile End.

katenash.co.uk

daft disco

nouveau numéro

 

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