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Luigi Coretti

«La Couronne s’objecte à la remise en liberté»

Coretti
photo d'archives Luigi Coretti

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L’ex-patron de la firme BCIA devait se présenter en cour demain pour modifier ses conditions de liberté provisoire. Il a finalement comparu plus tôt que prévu, justement pour bris d’engagement. Et c’est en détention qu’il attendra sa prochaine audience devant un juge.

Menotté, vêtu d’une chemise verdâtre et l’air contrarié, Luigi Coretti s’est présenté devant le juge Robert Sansfaçon cet après-midi au palais de justice de Montréal.

«La Couronne s’objecte à la remise en liberté», a alors annoncé le procureur, Me Gabriel Senécal.

Sans dire un mot, l’ancien patron de la firme de sécurité BCIA est retourné en détention, en attendant son enquête sur remise en liberté, prévue demain.

Coretti, 47 ans, a été accusé en juin dernier de fraude et de faux et usage de faux pour des affaires ayant eu lieu entre 2005 et 2010. Son arrestation faisait suite à une enquête de la Sûreté du Québec, qui avait affirmé que l’accusé «aurait notamment surévalué des comptes clients de manière à obtenir du financement d’institutions financières sous de fausses représentations».

Il était en liberté sous conditions, entre autres celle de ne pas communiquer avec un avocat, Me Steven Roch, un témoin dans le dossier criminel.

«J’imagine que c’était en guise de préparation pour le dossier, a commenté cet après-midi son avocat, Jeffrey Boro. Je spécule qu’il a voulu parler avec cet avocat, avec qui il a eu des relations dans le passé.»

Fait inusité, Me Boro a révélé que son client devait justement se présenter en cour pour faire modifier ses conditions de liberté. L’interdiction de communiquer avec Me Roch était justement sur la liste des changements.

Me Senécal a quant à lui expliqué que si la Couronne s’était objectée à la remise en liberté de l’accusé, ce n’était pas à cause de sa dangerosité, mais parce qu’il n’aurait pas respecté les ordres de la Cour.

Rappelons que Coretti est un proche de l’ex-député Tony Tomassi. Ce dernier est accusé de fraude et d’abus de confiance pour des actes qu'il aurait commis lorsqu’il était ministre de la Famille. Il est accusé d’avoir utilisé une carte de crédit de la firme BCIA pour des dépenses personnelles et d’avoir influencé le gouvernement en faveur de BCIA et de Luigi Coretti.

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