/entertainment/shows
Navigation
Comédie musicale | Brigitte Boisjoli

Bienvenue au Cabaret !

Coup d'oeil sur cet article

La comédie musicale Cabaret repose en grande partie sur les épaules de Brigitte Boisjoli, qui campe le rôle central de Sally Bowles, une chanteuse et prostituée du Kit Kat Club dans l’Allemagne des années 30.

La comédie musicale Cabaret repose en grande partie sur les épaules de Brigitte Boisjoli, qui campe le rôle central de Sally Bowles, une chanteuse et prostituée du Kit Kat Club dans l’Allemagne des années 30. Mais après des semaines de répétitions, sous la direction de Denise Filiatrault, elle refuse de se mettre trop de pression. «J’interprète ce rôle avec tout ce que j’ai comme connaissance et je n’ai plus le contrôle du tout. J’aurais tout donné», confie-t-elle.

Depuis le mois de janvier, Brigitte ­Boisjoli répète très intensément les ­chorégraphies, chansons et textes de la comédie musicale Cabaret que monte pour une deuxième fois en carrière la grande Denise Filiatrault.

Heureusement que la chanteuse est en forme et qu’elle a une formation en danse.

«Dès le début, dit-elle, j’ai répété le chant et la danse en même temps, pour assimiler le facteur respiration. Ça s’est super bien passé. Heureusement, je fais beaucoup de sport, de la course à pied, des marathons et beaucoup de kick boxing. Je suis habituée à reprendre mon souffle.»

Adolescente, Brigitte Boisjoli a fait ­longtemps du ballet jazz, puis de la danse au cégep. Elle assimile donc assez ­facilement les mouvements de la chorégraphe de Cabaret, Chantal Dauphinais.

«Chantal a poussé plus loin la danse. ­Disons qu’on n’engraissera pas dans ce show-là, plaisante Brigitte. On ne sera pas gros.»

« T’es bonne la p’tite »

Côté jeu, Brigitte a aussi dû travailler fort et la chanteuse a pu bénéficier des conseils de ses camarades de scène, dont Luc Guérin qui interprète le Maître de ­cérémonie, Éric Paulhus qui joue Clifford Bradshaw, dont Sally tombe amoureuse, ainsi que ceux de Denise Filiatrault.

«Denise, fidèle à sa réputation sait où ­elle s’en va, confie Brigitte. Avec elle, il faut être très discipliné et elle est assez directe. Disons qu’elle évoque beaucoup de noms de saints!

«C’est la plus dure école pour commencer, mais je suis très chanceuse de ­bénéficier du talent de Denise. À 81 ans, elle est vraiment super. J’apprends ­énormément. C’est une école condensée.

«Denise est très dure, mais elle me ­donne parfois des encouragements. Quand elle te dit : «T’es bonne la p’tite, lâche pas!» On le prend. On sait qu’on est sur la bonne voie!»

De l’or en barre

L’ex-académicienne a accepté ce rôle, parce qu’elle avait besoin de défi et parce qu’elle savait que Cabaret allait l’emmener ailleurs. C’est exactement ce qui se produit.

«Sally, c’est de l’or en barre, dit-elle. Un personnage pas très loin de moi, mais cent fois plus que moi. Donc, j’ouvre la machine. Et puis, Sally me réconcilie avec ma féminité. En tournée, en caravane avec huit gars, on finit par devenir un gars soi-même. On parle comme un gars, on s’habille comme un gars. Sally avec ses talons hauts et ses porte-jarretelles m’ouvre à moi-même, une femme de 30 ans qui a peut-être camouflé sa ­féminité avec les boys. Je trouve même mes costumes confortables.

«J’ai fait beaucoup d’abdominaux, ajoute-t-elle et j’ai fait attention à mon ­alimentation. Cabaret, c’est un entraînement. C’est technique et très sexy. Là, on est prêts. Devant mon père et mes oncles, ça va être plus dur! Avec les amis ça va être drôle.»

Des bijoux de chansons

Ces costumes sexy, Brigitte Boisjoli les estime «écœurants» et les chorégraphies «de toute beauté». Quand à l’orchestre ­live sur scène, avec notamment Patricia Deslauriers et Nadine Turbide, elle parle de «la crème des musiciens» en plus des danseurs «époustouflants qui chantent très bien».

Sur scène, Brigitte Boisjoli devra aussi être à la hauteur. Côté vocal, elle doit retrousser ses manches.

«Toutes les pièces de Cabaret sont des bijoux de chansons, mais aussi des défis, dit-elle, avec un peu de jazz des ­années 30 et beaucoup de notes. Il n’y a rien de facile. Le plus grand défi, c’est quand Sally chante Cabaret alors qu’elle a pris de la coke, qu’elle vient de se faire avorter, qu’elle est très maganée. Il faut que je rende ça.»

Habituée à évoluer dans sa bulle de chanteuse, Brigitte Boisjoli se retrouve dans Cabaret collée serrée sur ses camarades de scène. Ils sont 22 sur scène avec les musiciens.

«On est dans une boîte de nuit, ­explique-t-elle. Sally est une prostituée. Les danseuses se touchent pendant le show et il faut que j’embrasse souvent Éric Paulhus qui joue mon amoureux. Il a fallu que j’ouvre mes horizons. Heureusement, Éric et Luc Guérin m’ont beaucoup aidée. Je ne pouvais pas mieux tomber.»

 

Commentaires