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Luigi Coretti arrêté de nouveau

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L’ancien patron de BCIA, Luigi Coretti, a été arrêté de nouveau jeudi matin pour avoir violé ses conditions de libération en contactant un témoin impliqué dans une de ses causes, a affirmé l’Unité permanente anticorruption par communiqué, jeudi.

Faisant déjà face à une poursuite criminelle pour fraude et usage de faux, Luigi Coretti avait été accusé en septembre d’avoir violé ses engagements à la suite d’une plainte pour harcèlement. Une femme lui reprochait alors de l’avoir harcelée du 27 juin au 1er septembre derniers.

Cette fois, l’ancien président de la firme d’agents de sécurité BCIA a été appréhendé jeudi par le Service des enquêtes sur la corruption de la Sûreté du Québec pour avoir contacté un avocat qui pourrait être appelé à témoigner dans sa cause pour fraude.

L’accusé, qui a comparu au palais de justice de Montréal, devra rester incarcéré en attendant les procédures pour une remise en liberté sous caution.

Luigi Coretti avait fait l'objet de quatre chefs d’accusation en juin dernier, deux pour fraude de plus de 5000 $, un pour de fausses déclarations et un autre pour fabrication de faux documents, dans le cadre de son travail à la tête de la compagnie BCIA, qui a fait faillite. Ces actes auraient été commis entre 2005 et 2010.

À la suite d'une enquête entamée en octobre 2010, la SQ avait affirmé que le suspect «aurait notamment surévalué des comptes clients de manière à obtenir du financement d'institutions financières sous de fausses représentations».

Luigi Coretti s’était fait connaître après avoir fourni une carte de crédit au ministre libéral provincial Tony Tomassi. Le ministre de la Famille avait perdu son poste et avait été expulsé du caucus libéral de Jean Charest lorsque cette affaire avait été rendue publique, en mai 2010.

Tony Tomassi a par la suite été accusé de fraude et d’abus de confiance pour avoir utilisé cette carte de crédit.

L’ancien patron de BCIA est un contributeur à la caisse du Parti libéral du Québec. Sa firme, BCIA, avait fait l’objet d’une enquête par le Directeur général des élections, qui avait toutefois conclu, en juin 2011, qu’elle n’avait pas contribué illégalement au financement du PLQ.

Il avait aussi fait la manchette pour une histoire de permis de port d’arme. M. Coretti avait obtenu une rencontre en 2008 avec le ministre de la Sécurité publique de l’époque, Jacques Dupuis, parce que la Sûreté du Québec lui avait refusé ce permis. L’homme d’affaires avait par la suite obtenu l’autorisation de porter une arme, mais Jacques Dupuis a toujours affirmé que son cabinet n’a jamais fait de pressions en ce sens.

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