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L’intéressant paradoxe norvégien

L’intéressant paradoxe norvégien
Photo Fotolia Dans un pays comme la Norvège, qui reconnaît l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, il est légitime de se demander pourquoi les femmes sont très peu représentées dans les domaines de l’ingénierie ou la mécanique.

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La Norvège est considérée comme l’un des pays où l’égalité homme – femme est atteinte depuis près de trente ans. On pourrait donc s’attendre à ce que les hommes et les femmes se répartissent également dans toutes les professions si, selon la théorie du genre, l’influence culturelle était déterminante dans nos choix de vie.

La Norvège est considérée comme l’un des pays où l’égalité homme – femme est atteinte depuis près de trente ans. On pourrait donc s’attendre à ce que les hommes et les femmes se répartissent également dans toutes les professions si, selon la théorie du genre, l’influence culturelle était déterminante dans nos choix de vie.

Pourtant, 90% des ingénieurs sont des hommes et 90% des infirmières, des femmes. Comment expliquer que, dans un pays aussi égalitaire, ce clivage traditionnel continue d’exister? Le journaliste Harald Eia a interviewé des scientifiques et des représentants des gender studies pour essayer de trouver une explication. Il a produit un documentaire-choc à voir absolument: https://femina-europa.org/ actu/2012/11/23/lechec-du-gender-en-norvege/

Des études

Des études faites par le professeur Richard Lippa (California State University) auprès de 200 000 personnes de 53 sociétés européennes, américaines, asiatiques et africaines ont prouvé que les hommes sont toujours plus intéressés à réussir dans des domaines orientés vers la compréhension du monde des objets, comme l’ingénierie, la mécanique. Et que les femmes sont relativement plus intéressées par une réussite auprès des personnes. (https://psych.fullerton.edu/rlippa)

Paradoxalement, c’est dans les pays les moins égalitaires qu’il y a plus de filles qui s’investissent dans les technologies. La raison est simple: c’est là où il y a le plus de travail. Plus un pays est moderne, plus les femmes sont libres de choisir, moins elles s’orientent vers des métiers techniques, répondant ainsi à leurs prédispositions génétiques pour s’affirmer en tant que femmes.

Les études de genre

Selon Wikipedia, les études de genre proposent une démarche de réflexion sur les identités sexuées et sexuelles, répertorient ce qui définit le masculin et le féminin dans différents lieux et à différentes époques, et s’interrogent sur la manière dont les normes se reproduisent jusqu’au point de paraître naturelles.

Ce champ d’études se consacre aux dimensions sociale, politique, anthropologique, historique, philosophique et même artistique pour comprendre le genre et la sexualité. Les tenants de cette approche affirment que tout est culturel et réfutent toute influence génétique, biologique ou hormonale dans le comportement des êtres humains. Leur leitmotiv: «On ne naît pas homme ou femme, on le devient par influence éducationnelle». Ce leitmotiv a été repris par le courant féministe.

Pourtant...

Le neurologue Trond Diseth a observé des bébés rampants au milieu de dix jouets, dont quatre dits féminins, quatre dits masculins et deux dits neutres. Ai-je besoin de vous dire les jouets choisis par les garçons et les filles?

Le psychopathologue Simon Baron-Cohen a démontré que les garçons passent plus de temps à regarder les objets mécaniques et les filles à regarder les visages lorsqu’on leur présentait les deux en même temps, et ce, dès le premier jour de la vie. Étonnant!

Est-ce à dire, à l’encontre des idéologues du genre, que tout est déjà inscrit dans nos gènes? Loin de là! Sauf que les scientifiques ne nient pas que, grâce à une certaine plasticité du cerveau, le milieu peut exercer une influence sur le type d’homme ou de femme que l’on peut devenir. Ils confirment toutefois que l’être humain naît avec certaines prédispositions dont on ne peut faire abstraction.

Conclusion

Comme suite au reportage de Harald Eia, toutes les subventions étatiques concernant les études sur la théorie du genre ont été supprimées en Norvège, réalisant ainsi des économies non négligeables. À l’inverse, la France vient d’autoriser l’application à l’école de cette théorie non fondée scientifiquement. Et nous, Québécois, continuons de financer inutilement des programmes «Chapeau, les filles!»

 

Un scientifique lira des centaines  de livres et continuera de douter. Le fanatique n’en lira qu’un seul et sera convaincu de détenir la vérité
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