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Aide sociale

La grogne persiste

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«Menteuse», «trahison», «tromperie» : le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) n’a pas caché sa colère, mercredi. La ministre péquiste Agnès Maltais a été la cible de plusieurs reproches et doit cesser selon le front «de tromper la population» sur sa réforme qui prévoit des coupures à l’aide sociale.

Le passage de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale à l’émission Tout le monde en parle, dimanche, n’a visiblement pas réussi à apaiser la grogne des personnes assistées sociales.

Mercredi, une centaine de personnes ont manifesté leur mécontentement sur la rue Square-Victoria. D’après eux, les récents propos de la ministre auraient jeté de l’huile sur le feu.

Il y a deux semaines, Agnès Matlais a annoncé des modifications au programme d’aide sociale, qui toucheront notamment les prestataires âgés de 55 à 57 ans et les familles avec enfant de moins de cinq ans. Si ces derniers souhaitent recevoir un chèque mensuel, ils devront trouver un emploi, avait indiqué Mme Maltais.

«Quand elle dit que les gens vont sortir plus riches et qu’ils vont avoir accès à 195 $ au lieu de 129 $, ce n’est pas vrai. Ce n’est pas tout le monde qui va pouvoir réintégrer le marché du travail comme ça, en claquant des doigts», a dénoncé Amélie Châteauneuf, porte-parole du FCPASQ.

Elle a soutenu que la ministre trompe la population, puisque le programme d’employabilité proposé n’est pas du tout l’équivalent d’un programme d’aide sociale. Mme Châteauneuf a reproché également à Agnès Maltais de ne pas avoir abordé les coupures lors d’une rencontre avec le FCPASQ, qui aurait eu lieu deux jours avant l’annonce de la réforme.

«Elle a menti! Elle nous dit qu’elle n’a pas eu le temps de nous en parler, mais elle a rencontré les groupes en personne, deux jours avant son annonce», a dénoncé Mme Châteauneuf.

Pancartes en mains, les manifestants interrogés n’affichaient pas bonne mine. Parmi eux, Serge Landry s’est dit «très déçu» par le Parti québécois, qui s’attaque selon lui aux plus démunis.

«Essaye de vivre avec un chèque de 604 $ par mois (montant que recevront les personnes affectées par la réforme d’Agnès Maltais), c’est tout simplement impossible, a-t-il décrié. On a été trahis d’un bout à l’autre par le PQ.»

«J’ai 41 ans, je ne suis pas affecté par les coupes, mais je ne suis pas à l’abri non plus, a indiqué pour sa part Robert Roussel, co-porte-parole du FCPASQ. J’ai fait de gros efforts pour finir mon secondaire 5, mais je n’ai pas réussi. Aujourd’hui, on demande à tout le monde d’avoir au moins un secondaire 5 pour travailler. Je trouve ça déplorable cet argument de l’emploi.»

 

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