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Le poète noir

Le poète noir

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Éric Trudel
eric.trudel@quebecormedia.com
Le poète noir
Plus de 30 ans après son éclosion musicale, Nick Cave vient de livrer l’un de ses albums définitifs. Il vient avec ses Bad Seeds nous annoncer l’arrivée du printemps vendredi au Métropolis.

«Some people say it’s just Rock n’roll, but it gets you right down to your soul»: c’est le verset final du psaume qu’est la chanson-titre du tout dernier album de Nick Cave, Push The Sky Away. Ce n’est que du rock, mais c’est tellement plus que ça...

Voilà la profession de foi d’un homme qui en fait, du rock, depuis plus de trente ans maintenant, et qui a su rester unique en déployant des trésors lyriques et stylistiques.

Son personnage de storyteller sombre, pas très loin du fou de Tom Waits (un autre bonhomme truculent!), revit une quinzième fois avec son groupe The Bad Seeds sur Push The Sky Away, sorti le 19 février. La ressemblance graphique entre la pochette de l’album de Nick et l’arrière-pochette de Songs From a Room de Leonard Cohen - le noir et blanc, la typo de vieille dactylo, la jolie femme- n’est pas fortuite (il a d’ailleurs repris quelques titres de Cohen au cours de sa carrière), car Nick s’inscrit dans cette lignée sélecte de poètes et raconteurs qui ont su rester rock tout en développant leur art à leur façon. Qu’il touche au folk ou au blues, qu’il fasse des ballades ou du gospel, Mr Cave reste inimitable et irrésistible, pour peu qu’on aime se faire raconter des histoires.

Un beau monde imaginaire

Le baladin gothique s’est adressé à une foule de fans lors d’une causerie en marge du festival South By Southwest au Texas, où il a lancé sa tournée nord-américaine, mardi dernier.

Il s’y est mis à nu, artistiquement parlant, en expliquant comment la musique lui sert d’échappatoire à la réalité. «Ce n’est pas que je ne peux pas gérer le vrai monde, mais mon monde imaginaire est plus fiable. J’ai plus de contrôle sur lui, et il est aussi plus intéressant. Prises individuellement, mes chansons peuvent sembler hystériques, mais elles vivent bien dans ce monde imaginaire.»

Ce monde est foisonnant, car celui qui écrit les chansons est passé maître dans l’art de raconter des histoires. Et aussi, surtout, dans l’art de les transposer sur disque et sur scène.

Rendez-vous vendredi pour la réunion du maître, ses personnages et ses disciples.

www.nickcave.com

agenda
ce soir
La formation torontoise Stars fait son deuxième spectacle en deux jours au Corona.
www.youarestars.com
Le band stoner rock de Québec Les Indiens lance son album Crâne au bar L’Esco.
facebook.com/lesindiensmusique
dimanche
La ronde 1 des Francouvertes se poursuit au Lion d’or avec Marcie, Maxime Lefebvre et Sylvia.
https://www.francouvertes.com/
Événement, Mara Tremblay nous offre un concert intime au Verre Bouteille.
https://maratremblay.com
mercredi
La formation rock alternatif de NY Coheed And Cambria vient faire entendre son nouveau disque The Aftermath: Descension au Club Soda.
www.coheedandcambria.com
Le rocker canadien Matt Mays passe au Cabaret du Mile-End. Pensez Sam Roberts.
https://www.mattmays.com/
jeudi
L’excellent groupe indie-folk Mount Moriah amène son americana à la Casa De Popolo. Écoutez leur tout dernier disque Miracle Temple, surtout la voix de Heather McEntire.
https://www.mountmoriahband.com/
Le combo indie rock australien The Death Set visite le Divan Orange.
https://www.thedeathset.com/
vendredi
Les magiciens électro d’Edmonton Shout Out Out Out Out jouent au Cabaret Underworld.
https://www.shoutoutoutoutout.com/
Karim Ouellet poursuit son offensive de charme au Théâtre Outremont.
https://karimouellet.ca/
Deux offres prog

Les fans de progressif nostalgique auront un dur choix à faire vendredi: à l’Olympia, on aura la visite de Marillion, qui avait repris le flambeau du prog britannique des mains de Genesis et Yes au début des années 80, et au Petit Campus, il y aura les Stick Men. Le groupe Stick Men en soi n’est pas vieux ni très célèbre, mais vous devez savoir qu’il est dirigé par un grand bassiste du nom de Tony Levin (photo) qui, entre des collabos avec Jean-Pierre Ferland (!) et Peter Gabriel a été de la célèbre formation King Crimson. La musique de Stick Men est d’ailleurs très proche de la période «Discipline-Beat-Three of a Perfect Pair» de KC, ce qui en fait une proposition très alléchante.

facebook.com/stickmenofficial

LUsine

En plus de faire de la musique de film, télé et pub, le natif du Texas Jeff McIlwain fait de la musique techno qui oscille entre l’ambiant et l’expérimental depuis 1999 sous son alias Lusine. Comme les bons artistes du genre, il arrive à faire le pont entre le cérébral et le viscéral dans sa musique: on est interpellé par les sonorités et la «programmation» musicale (les boucles, entre autres), mais on est ensuite entraîné par le rythme et les progressions plus pop des pièces de son nouvel album, The Waiting Room. Fait à mentionner, Lusine fait partie de Ghostly International, un organisme culturel qui donne autant dans le design et l’art que la musique, et dont les standards et le modèle sont irréprochables. Lusine joue vendredi au Patro Vys sur Mont-Royal.

ghostly.com/artists/lusine

Plus de 30 ans après son éclosion musicale, Nick Cave vient de livrer l’un de ses albums définitifs. Il vient avec ses Bad Seeds nous annoncer l’arrivée du printemps vendredi au Métropolis.

«Some people say it’s just Rock n’roll, but it gets you right down to your soul»: c’est le verset final du psaume qu’est la chanson-titre du tout dernier album de Nick Cave, Push The Sky Away. Ce n’est que du rock, mais c’est tellement plus que ça...

Voilà la profession de foi d’un homme qui en fait, du rock, depuis plus de trente ans maintenant, et qui a su rester unique en déployant des trésors lyriques et stylistiques.

Son personnage de storyteller sombre, pas très loin du fou de Tom Waits (un autre bonhomme truculent!), revit une quinzième fois avec son groupe The Bad Seeds sur Push The Sky Away, sorti le 19 février. La ressemblance graphique entre la pochette de l’album de Nick et l’arrière-pochette de Songs From a Room de Leonard Cohen - le noir et blanc, la typo de vieille dactylo, la jolie femme- n’est pas fortuite (il a d’ailleurs repris quelques titres de Cohen au cours de sa carrière), car Nick s’inscrit dans cette lignée sélecte de poètes et raconteurs qui ont su rester rock tout en développant leur art à leur façon. Qu’il touche au folk ou au blues, qu’il fasse des ballades ou du gospel, Mr Cave reste inimitable et irrésistible, pour peu qu’on aime se faire raconter des histoires.

Un beau monde imaginaire

Le baladin gothique s’est adressé à une foule de fans lors d’une causerie en marge du festival South By Southwest au Texas, où il a lancé sa tournée nord-américaine, mardi dernier.

Il s’y est mis à nu, artistiquement parlant, en expliquant comment la musique lui sert d’échappatoire à la réalité. «Ce n’est pas que je ne peux pas gérer le vrai monde, mais mon monde imaginaire est plus fiable. J’ai plus de contrôle sur lui, et il est aussi plus intéressant. Prises individuellement, mes chansons peuvent sembler hystériques, mais elles vivent bien dans ce monde imaginaire.»

Ce monde est foisonnant, car celui qui écrit les chansons est passé maître dans l’art de raconter des histoires. Et aussi, surtout, dans l’art de les transposer sur disque et sur scène.

Rendez-vous vendredi pour la réunion du maître, ses personnages et ses disciples.

www.nickcave.com

Les fans de progressif nostalgique auront un dur choix à faire vendredi: à l’Olympia, on aura la visite de Marillion, qui avait repris le flambeau du prog britannique des mains de Genesis et Yes au début des années 80, et au Petit Campus, il y aura les Stick Men. Le groupe Stick Men en soi n’est pas vieux ni très célèbre, mais vous devez savoir qu’il est dirigé par un grand bassiste du nom de Tony Levin (photo) qui, entre des collabos avec Jean-Pierre Ferland (!) et Peter Gabriel a été de la célèbre formation King Crimson. La musique de Stick Men est d’ailleurs très proche de la période «Discipline-Beat-Three of a Perfect Pair» de KC, ce qui en fait une proposition très alléchante.

facebook.com/stickmenofficial

En plus de faire de la musique de film, télé et pub, le natif du Texas Jeff McIlwain fait de la musique techno qui oscille entre l’ambiant et l’expérimental depuis 1999 sous son alias Lusine. Comme les bons artistes du genre, il arrive à faire le pont entre le cérébral et le viscéral dans sa musique: on est interpellé par les sonorités et la «programmation» musicale (les boucles, entre autres), mais on est ensuite entraîné par le rythme et les progressions plus pop des pièces de son nouvel album, The Waiting Room. Fait à mentionner, Lusine fait partie de Ghostly International, un organisme culturel qui donne autant dans le design et l’art que la musique, et dont les standards et le modèle sont irréprochables. Lusine joue vendredi au Patro Vys sur Mont-Royal.

ghostly.com/artists/lusine

Deux offres prog

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