/news/education
Navigation
UQAM

Neurosciences : l’attention peut se travailler

classe
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Comme la mémoire, l’attention peut se travailler, a expliqué le directeur du Centre de recherche en neurosciences de l’Inserm, Jean-Pierre Lachaux, peu avant sa conférence donnée mercredi à l’UQAM.

Auteur du livre Le Cerveau attentif : contrôle, maîtrise et lâcher-prise, M. Lachaux souhaite sensibiliser la population sur l’importance de l’attention. L’école stimule la mémoire et l’enfant n’a pas de problème pour se souvenir d’une information, mais il n’est pas capable de «faire le tri entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas.»

Aujourd’hui, les enfants grandissent dans un environnement plus riche en informations. Cela implique qu’ils développent une partie de leur cerveau qui correspond à celui de la récompense, celle qui oriente nos actions par rapport aux besoins. Mais quand il se retrouve dans un environnement où il se passe moins de choses, comme dans une salle de classe, il est privé de stimulation.

«Ce n’est pas à l’école de s’adapter, assure Jean-Pierre Lachaux. Il faut apprendre aux enfants à évoluer dans tous les régimes possibles.» Il recommande trois moyens pour éviter que l’attention ne se relâche. Selon lui, l’attention doit être mieux connue par l’enfant, il faut aussi aider ce dernier à passer d’une activité à l’autre de «façon régulée et disciplinée». Il recommande aussi de développer «un sens de l’équilibre attentionnel», c’est-à-dire, d’être «plus sensible aux distractions.» «Plus on détecte tôt la distraction, plus c’est facile de la corriger», a-t-il conclu.

 

Commentaires