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Décès de Paul Rose

« Autant aimé que détesté »

« Autant aimé que détesté »
Photo courtoisie Paul Rose est décédé hier matin, à l’âge de 69 ans, d’un AVC, à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

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Le décès de Paul Rose a réouvert bien des cicatrices au sein de la population québécoise, hier.

Le décès de Paul Rose a réouvert bien des cicatrices au sein de la population québécoise, hier.

Impliqué dans la mort du ministre Pierre Laporte, en octobre 1970, et condamné à perpétuité, M. Rose avait recouvré sa liberté en 1982.

Il est mort à l’âge de 69 ans d’un AVC. Il était à l’hôpital du Sacré-Cœur depuis deux jours.

«Bien que la Société Saint-Jean Baptiste soit foncièrement non violente, on souligne quand même la contribution de Paul Rose à partir de son militantisme à la CSN (Confédération des syndicats nationaux) comme conseiller syndical, son militantisme à l’Union des forces progressistes et à L’Aut’ Journal», a indiqué Mario Beaulieu, président de la société.

«Pour nous, malgré la gravité des crimes commis par le Front de libération du Québec (FLQ), ça ne doit pas porter ombrage non plus aux grands crimes qui ont été commis contre des centaines de victimes innocentes, des prisonniers d’opinion, des victimes de la loi des mesures de guerre imposée en 1970 et la répression qui visait beaucoup le mouvement souverainiste», a ajouté M. Beaulieu.

Pierre Dubuc, ami de longue date et directeur de L’Aut’Journal a été très surpris par cette mort soudaine. «Il n’a jamais renié ce qu’il avait fait, il avait une colonne vertébrale et il y en a peu comme lui», a-t-il témoigné à propos de la mort de Pierre Laporte.

Comme un grand frère

Monique Moisan, très active au sein de Québec solidaire, était une des rares amies proches de Paul Rose depuis plus de 20 ans.

«Paul était le grand frère que je rêvais d’avoir. Il était plein de douceur, de délicatesse et d’écoute pour les autres», a-t-elle insisté encore très émue.

L’ancienne première secrétaire de l’Union des forces progressistes, parti dissout en 2006, a raconté que M. Rose ne voulait pas prendre de poste politique au sein du parti, car il était conscient d’attiser autant la haine que le respect.

«Il ne laissait personne indifférent, ou bien on l’aimait, ou bien on le détestait», a expliqué Mme Moisan.

Elle ajoute que jusqu’à sa mort, Paul Rose continuait de rendre des comptes à son agent de libération conditionnelle.

«Il a plaidé responsable, Paul assumait ses actes», a-t-elle indiqué en référence à la mort de l’ex-ministre du gouvernement Bourassa.

La veuve de Pierre Laporte, Françoise Laporte, a entendu l’annonce du décès de Paul Rose aux nouvelles mais n’a pas souhaité commenter.

Québec solidaire a réagi au décès de Paul Rose par voie de communiqué. «Nos pensées vont aux progressistes et indépendantistes qui ont eu le plaisir de le côtoyer et de militer avec lui durent de longues années».

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