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South by Southwest

Final State voit grand

Le groupe de Québec espère signer avec une maison de disque américaine

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Make Up Your Mind, le succès bilingue du groupe de Québec, Final State, pourrait bien lui faire ouvrir les portes aux États-Unis. Du moins, c’est ce que croit fermement le gérant du groupe, Karl-Emmanuel Picard.

AUSTIN, Texas | Make Up Your Mind, le succès bilingue du groupe de Québec, Final State, pourrait bien lui faire ouvrir les portes aux États-Unis. Du moins, c’est ce que croit fermement le gérant du groupe, Karl-Emmanuel Picard.

En bordure du Austin Convention ­Center, Karl-Emmanuel Picard est tout souriant. Son groupe Final State en est à sa toute première présence aux États-Unis et il souhaite rendre l’expérience mémorable.

«Les gars sont arrivés jeudi avec un caméraman. À partir de Québec, ils ont filmé tout le voyage. Ils sont allés à l’hôtel, ont sorti les instruments et on a tout de suite mis une vidéo en ligne. Durant la journée, ils ont fait des mini-concerts sur la 6e rue pour inviter les gens au showcase de samedi (aujourd’hui). On espère que ça va attirer les gens. Par les années passées, j’avais fait entrer des gens par hasard, et il y en avait qui étaient intéressants. On espère que ça va faire débloquer quelque chose.»

Succès radio

Au Québec, grâce à la chanson Make Up Your Mind, qui tourne sur les ondes radios, la carrière de Final State a pris son envol. Et le succès s’est poursuivi au Canada anglais. Maintenant, ce sont les États-Unis qui sont dans la mire du groupe.

«Venir à SXSW amène une certaine crédibilité au groupe pour contacter des labels aux États-Unis, dit Karl-Emmanuel. Nous sommes en discussion avec The Agency Group. Si nous signons avec eux pour le Canada, ça nous donne aussi accès aux États-Unis et à la France.»

Le gérant est bien confiant quant aux chances de percer de Final State. «À date (sic), tout ce qu’on fait, ça marche. Il y a des choses qui me font capoter. Je ne ­m’attendais pas à ça si vite.»

Réseautage

Ce qu’il aime de South by Southwest, c’est la possibilité d’établir des contacts un peu partout dans la ville.

«Tout le monde est sympathique. On rencontre des gens avec qui on ne pourrait pas avoir de contact sans ce festival.»

L’an dernier, il était à Austin pour accompagner le groupe Dance Laury Dance. Est-ce que ce séjour a eu des retombées positives?

«Oui, j’avais fait entrer une fille à tout hasard au spectacle, un soir. Elle avait adoré ça et le lendemain, il y avait une page couverture sur AOL et Spinner. ­Sinon, le programmateur de Halifax Pop Explosion est aussi entré par hasard au spectacle. Et il a fait entrer Dance Laury Dance assez vite à son festival. Grâce à ça, mon autre groupe Mute va aussi y aller cet été.»

Opération séduction

Pour Final State cette année, Karl-­Emmanuel prévoit aller présenter deux spectacles dans le coin de Los Angeles.

«On voudrait monter par le Canada ­anglais et faire tous les collèges et les ­radios où la chanson joue. On espère ­pouvoir sortir l’album sur une grosse maison de disque.»

En ce moment, le disque du groupe n’est offert qu’au Québec. Seule la chanson Make Up Your Mind est aussi disponible au Canada anglais.

«Sur iTunes, les ventes sont énormes, indique le gérant. Nous sommes prêts à sortir le disque par nous-mêmes, mais l’opération qu’on fait ici, à Austin, est dans le but de séduire une compagnie de disque. Je pense que ça peut se passer.»

#SXSW sur Twitter
«
Viens de voir Charles Bradley pis Sharon Jones. J’pense que everyone dans cette salle va avoir un perma smile pour forever.  »
«
Assise dans la salle en attendant la conférence de Stevie Nicks, j’feel comme une fille de 11 ans qui va voir One Direction.  »
— Lisa LeBlanc (@lisaleblancyo)
«
The temperature in Texas is insane!  »
— Final State (@final_state)
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