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Chefferie libérale

Mulroney appuie Bachand

Le candidat libéral reçoit un soutien moral et financier

Brian Mulroney
© Les archives Stevens Leblanc

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À quelques heures de l’ultime scrutin qui décidera du prochain chef libéral, Raymond Bachand a reçu un appui moral et financier de l’ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney.

À quelques heures de l’ultime scrutin qui décidera du prochain chef libéral, Raymond Bachand a reçu un appui moral et financier de l’ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney.

Ce nouveau partisan s’ajoute à plusieurs personnalités bien en vue qui ont choisi l’ex-ministre des Finances au lieu de celui qui apparaît comme le meneur de cette course, Philippe Couillard.

C’est le cas notamment du cochef de la direction de Power Corporation, André Desmarais, de Gilbert Rozon, fondateur de Juste pour rire, ou du patron de BMO Groupe financier, Jacques Ménard.

Pour Raymond Bachand, qui a déjà flirté avec le Parti québécois à l’époque de René Lévesque, la bénédiction de Brian Mulroney, même tardive, est un baume. «On est très, très heureux, je l’ai appelé pour le remercier», insiste l’ex-ministre libéral, en entrevue hier avec le Journal.

«Alliance naturelle»

Il se plaît à rappeler qu’il bénéficie aussi de l’appui de plusieurs personnes qui ont côtoyé l’ancien premier ministre Robert Bourassa. Andrée Simard, veuve de M. Bourassa, les ex-ministres libéraux Lise Bacon, Guy Saint-Pierre et John Ciaccia sont du nombre. Une réplique à ceux qui lui reprochent son passé péquiste et qui mettent en doute ses convictions fédéralistes. «Ceux qui avaient des doutes n’en auront plus», plaide-t-il.

Convaincu d’être en seconde place dans cette course qui connaîtra son dénouement à l’auditorium de Verdun demain, Raymond Bachand mise sur l’«érosion» de l’appui au clan Couillard «qui a cours actuellement».

Il refuse de dire qu’une «entente formelle» a été conclue entre lui et Pierre Moreau dans l’éventualité d’un second tour. N’empêche, il a sondé les députés qui appuient M. Moreau, qui a fait de même auprès de ses propres sympathisants. Dans les deux camps, on se borne à parler «d’alliance naturelle». «On va sûrement se reparler dimanche», sur le plancher du congrès à la direction du PLQ, convient l’ex-ministre des Finances.

Hostilités

S’il y a un deuxième tour, M. Bachand a bon espoir de pouvoir compter sur l’appui «d’une très large majorité» des partisans de Pierre Moreau et croit même pouvoir faire des gains dans l’équipe de Philippe Couillard.

Les hostilités n’étant pas encore terminées, le député d’Outremont n’hésite pas à écorcher à nouveau son principal adversaire, dont la proximité avec l’ex-patron du CUSM, Arthur Porter, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt, continue de faire les manchettes. «Les questions d’intégrité sont très importantes» à l’heure actuelle pour les Québécois, fait valoir M. Bachand. «Il y a une partie de culpabilité par association dans ces affaires-là, mais la perception est très importante en politique», a conclu le député.

 

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