/news/politics
Navigation

Le Jean Charest des beaux jours

L’ancien premier ministre pourfend les péquistes et appelle à l’unité de son parti

Jean Charest
Photo Joel Lemay, Agence QMI Jean Charest, ici en compagnie de sa femme Michelle Dionne, a été accueilli chaleureusement par les membres du PLQ réunis en congrès cette fin de semaine.

Coup d'oeil sur cet article

Jean Charest a lancé un message clair samedi aux militants libéraux réunis en congrès pour élire son successeur : choisissez un chef fort, ralliez-vous et formez au plus vite une alternative au gouvernement péquiste.

«On joue gros», a lancé M. Charest, qui a prononcé samedi à Verdun le meilleur discours de la soirée en son honneur. Il a d’ailleurs éclipsé les candidats à sa succession, qui sont repartis samedi soir dans l’indifférence généralisée. Les militants libéraux n’en avaient que pour leur ancien chef.

«Le PLQ doit ramener une véritable politique économique pour se débarrasser du bricolage péquiste des derniers mois», a-t-il tonné.

Le couteau entre les dents, il n’a pas épargné le gouvernement Marois. «Si le PQ devait nous faire un hymne national, ce serait bip bip bip», a glissé l’ancien premier ministre, imitant le bruit d’un camion. «Ce n’était pas dans le texte mais il faut bien se faire plaisir.»

«L’alternative que le PQ offre encore aujourd’hui, c’est le repli. C’est tellement de recul que s’il y avait une compétition mondiale de la marche arrière, le PQ serait champion», a ajouté M. Charest.

Appel à l’unité

Jean Charest a attendu à la toute fin de son discours pour lancer un appel à l’unité. «Chers amis, je vous demande dès demain d’appuyer sans réserve et de seconder dans son action le prochain chef du parti», a-t-il conclu devant une salle conquise d’avance.

Il a lancé quelques fleurs aux candidats à sa propre succession, qui «peuvent tous très bien gouverner le Québec.» «Je veux leur dire à chacun d’eux ma profonde admiration. Vous avez fait une campagne formidable qui nous a remplis de fierté comme libéral.»

Le printemps érable dans la gorge

Lors de ce long discours de plus d’une demi-heure, Jean Charest est revenu sur un printemps érable qui lui est resté dans la gorge. Sa décision de se présenter pour une quatrième campagne électorale durant l’été 2012 a été «beaucoup influencée par ce fameux printemps, ce printemps où le PQ a cautionné la désobéissance civile».

«En politique, on se bat pour des principes. Ça valait la peine de se battre pour défendre le droit des étudiants d’accéder à leur cours», a lancé M. Charest, 54 ans. «Je n’ai aucun regret», a ajouté celui qui a été chef du PLQ pendant 14 ans.

L’ancien premier ministre demande aujourd’hui à son successeur, qui sera choisi aujourd’hui, de «continuer de se battre pour ceux et celles qui ont le droit de recevoir leur éducation».

Il a par ailleurs vivement critiqué les coupes dans les centres de la petite enfance et de l’assistance sociale. «C’est pas vrai qu’on est obligé de s’attaquer à ces gens-là pour équilibrer le budget», a dénoncé M. Charest.

Commentaires