/news/currentevents
Navigation
Vol d’autos

Rimouski, péril pour votre voiture

vol
© Les archives

Coup d'oeil sur cet article

Après Montréal, c’est à Rimouski qu’il y a le plus grand risque que votre voiture se fasse voler. Québec se situe loin derrière.

C’est ce que révèlent des données confidentielles obtenues par Le Journal, mais qui ne peuvent être dévoilées.

«Rimouski, c’est une région éloignée, mais c’est le grand centre des régions éloignées dans ce secteur, a expliqué André Drolet de Marquage Antivol Sherlock. Il y a sûrement plus de va-et-vient à Rimouski qu’à Gaspé.»

C’est à cet endroit que l’on retrouve un plus grand bassin et un plus grand choix de véhicules. C’est également parce qu’on retrouve divers commerces, des centres d’achats, une université et même un aéroport qu’il s’agit de la ville où le risque de vol est le plus grand. Il faut souligner également que Rimouski est située tout près d’une autoroute, ce qui donne la chance aux voleurs de s’enfuir plus rapidement avec un véhicule volé.

Motivation

Les véhicules utilitaires sport et les camions style pick-up sont les plus prisés des voleurs. Selon Louis Cyr, porte-parole de la Fédération des courtiers indépendants du Québec, les malfrats ont une motivation bien précise. «Les voleurs ciblent des véhicules pour l’exportation, a-t-il souligné. Ça ne vaut pas la peine d’exporter une Civic, mais un Hummer, oui! »

Diminution, mais...

Il faut tout de même souligner que le vol d’autos au Québec est en diminution ces dernières années. Le travail de la police se doit d’être remarqué. Sur tout le territoire couvert par la Sûreté du Québec, on parle d’une diminution de 20 % depuis 2000.

Par contre, la baisse ne serait qu’une illusion, prévient un expert qui a requis l’anonymat. Malgré les statistiques, le fléau du vol de voitures est loin d’être réglé : si le nombre de vols a chuté, la valeur des véhicules volés a explosé. Les voleurs, qui travaillent en réseaux, ciblent des voitures de luxe.

«Ce n’est qu’une réorganisation de la part des voleurs, pour rendre ça plus rentable, estime cet expert. Je prédis que le vol ne diminuera plus. On a certainement atteint un plancher», ajoute-t-il.

Selon le site du Groupement des assureurs automobiles du Québec, le coût moyen d’un vol est plus élevé dans les régions plus éloignées (Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue, Gaspésie et Côte-Nord); il se situe aux environs de 20 000 $ dans ces régions alors que le coût moyen pour l’ensemble de la province s’élève à 13 649 $.

Si l’amélioration des dispositifs de sécurité a rendu plus difficile le vol de véhicules, les moyens entrepris par les voleurs afin d’obtenir leur butin se sont raffinés. Les voleurs sont maintenant devenus de véritables professionnels, armés de gadgets électroniques sophistiqués, a fait remarquer Louis Cyr.

— Avec la collaboration de Valérie Gonthier

Commentaires