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La sagesse de Bergevin

La sagesse de Bergevin

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On mesure mieux la sagesse de Marc Bergevin quand on compare les parcours des défenseurs P.K. Subban et Tyler Myers.

Nul doute, les deux jeunes sont bourrés de talent. Âgés de 23 ans, ils ont tout deux réussi leur entrée dans la LNH. Cette saison, ils vivent toutefois des destins fort différents.

Chez le Canadien, Subban joue du bon hockey cette saison. Il commet parfois des erreurs - comme dans le match d’hier soir - mais demeure efficace et menaçant.

Chez les Sabres, le colosse Myers connaît une campagne difficile et ressemble peu à celui qui a mérité le titre de recrue de l’année en 2009-2010.

Pendant que Subban va bien, Myers se cherche sur la patinoire.

Dans le match contre les Sabres, Subban n’a pas livré sa meilleure prestation de la saison. Il a mal paru sur le premier but des Sabres et son indiscipline en prolongation a coûté la victoire au Canadien. Malgré sa contre-performance, il a passé près de 26 minutes sur la patinoire.

De son côté, Tyler Myers a joué près de 19 minutes. Après avoir préparé le premier but des Sabres, il a toutefois disparu. Un peu à l’image de sa saison.

À Buffalo, on s’explique mal les difficultés de Myers. À 6’8’’ et 225 livres, le colosse des Sabres ne peut plus être considéré comme une menace. Défenseur offensif, il n’a récolté que cinq points depuis janvier.

Question d’argent

Tout n’est peut-être qu’une question d’argent.

Tout se passe comme si Myers n’est pas parvenu à gérer la pression qui a accompagné la signature de son faramineux contrat de sept ans évalué à 38,5 M$. Depuis, on attend qu’il remplisse les promesses de sa première saison dans la LNH.

Pendant que Myers a eu droit à un pont d’or à 21 ans, le jeune Subban a dû se conformer à la politique salariale du Canadien en acceptant un contrat transitoire de deux ans évalué à 5,75 M$, signé à la fin janvier.

Avec ce contrat plus modeste, le jeune défenseur a accepté de réduire ses exigences et de rentrer dans le rang.

Pour son plus grand bien et pour celui de son équipe.

Cette sage négociation, c’est une des grandes réussites du nouveau patron du Canadien. Le Canadien en récolte les fruits depuis le début de la saison.

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