/news/health
Navigation
Poussière de nickel

La Ville offre son aide

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Québec se dit préoccupée et décide de créer une «cellule de veille» pour venir en aide à la direction de Santé publique dans le dossier de la poussière de nickel de Limoilou. Elle donne donc plus de pouvoir à la directrice adjointe responsable du dossier de la sécurité publique de la Ville, Chantale Giguère.

C’est ce qu’a laissé savoir l’attaché politique du maire, Paul-Christian Nolin, mercredi. Un peu comme au moment de l’éclosion de légionellose, qui a frappé en basse-ville l’été dernier, une unité spéciale a été mise sur pied. «Lundi, au conseil municipal, monsieur Labeaume avait dit qu’on allait prêter quatre employés de la Ville à la direction de la santé publique pour les aider, là on va un petit peu plus loin avec le centre de veille.»

Chantale Giguère obtient donc carte blanche dans le dossier. Elle sera en contact quotidien avec le ministère de la Santé publique et relèvera directement du maire Labeaume. «On vient en soutien, on dit qu’on veut vous aider, on est assez préoccupés par cette question-là qu’on met toutes les ressources nécessaires pour vous aider, a expliqué M. Nolin. Elle pourrait décider d’embaucher des spécialistes pour faire des analyses si elle veut, elle n’aura qu’à consulter le maire.»

Les commerçants inquiets

«L’impact est majeur pour les retombées économiques des commerçants de la troisième avenue», a affirmé Mathieu Montmartin, de la Société de développement commercial de la 3e Avenue, à Limoilou. Selon ce dernier, qui craint d’abord pour la santé des résidents du quartier, toute cette mauvaise publicité risque de faire mal à la réputation de Limoilou. «Si tout se règle à court ou à moyen terme, on envisage une campagne médiatique pour redorer l’image du quartier», a-t-il ajouté.

Dans la rue

En se promenant dans le quartier, il est clair que le dossier suscite plusieurs questions chez les citoyens. Jacques Boutet et Nicole Côté habitent Limoilou depuis 42 ans. «On connaît tout le monde, notre fils habite ici, on est bien, mais on veut que ça reste bien», a affirmé Mme Côté. Le couple est inquiet de la situation et espère avoir des résultats assez rapidement afin de conserver leur qualité de vie. «On a toujours dormi la fenêtre ouverte, 365 jours par année, mais là ça ne nous tente plus, c’est un désagrément, ça nous inquiète au plus haut point», a souligné le couple.

 

Commentaires