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Une belle vague

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Éric Trudel
eric.trudel@quebecormedia.com
Une belle vague
Le quatuor anglais Alt-J revient en ville avec le Mercury Prize et beaucoup de nouveaux fans en poche.

Folk, indie, electronica et hip-hop : voilà, en gros, la recette des Anglais qui forment Alt-J. Le résultat à la limite de la schizophrénie est audacieux et frais, et a réussi à trouver un large public malgré (grâce à?) son côté très geek, son autre côté un peu prétentieux et la voix inhabituelle du chanteur Joe Newman.

«Brilliantly disquieting» (brillant et troublant), avait décrété le New Musical Express à la sortie du premier disque du quatuor en 2012, intitulé An Awesome Wave. «Utterly compelling» (tout à fait convaincant), avait renchéri MusicOMH. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que le groupe remporte le Mercury Prize décerné au meilleur album britannique de l’année, tel que décidé par la presse spécialisée et l’industrie musicale.

C’est un énorme coup de pouce pour le jeune groupe formé il y a cinq ans à l’Université de Leeds, où les quatre musiciens en herbe étudiaient les beaux-arts et la littérature. Mais malgré les accolades, les disques d’or et les trophées, les gars restent humbles et lucides. Au magazine qui lui demandait ce qui avait le plus changé pour lui en 2012, le guitariste-bassiste Gwil Sainsbury a répliqué : «mon métabolisme».

Plus candide, le claviériste Gus Unger-Hamilton a raconté comment il a dû s’adapter à la folle vie de musicien. «On était à Los Angeles, je vivais très mal le décalage horaire, j’étais épuisé et je trouvais la tournée très dure à gérer. Je parlais de ça avec Joe dans la loge et je me suis effondré en larmes, j’ai craqué. Le jour d’après, quand je me suis réveillé, ça allait mieux, comme s’il avait fallu que ça sorte pour que je puisse enfin affronter tout ça

sereinement. Je crois qu’on a tous changé depuis la fin de cette tournée. Même d’un point de vue technique.»

Des hommes

Le groupe qu’on verra sur scène lundi au Corona sera donc bien différent de celui qui a été acclamé par une salle pleine au Café Campus en septembre dernier. Pourtant, Alt-J a comblé son monde ce soir-là, avec un set concis, mais efficace et auréolé d’une belle énergie. L’album avait été lancé le jour même, mais tous dans la salle le connaissaient déjà et portaient les chansons avec le groupe, surpris de l’amour qu’on lui témoignait.

Comme les gars ont gardé un bon souvenir de Montréal, ils sont heureux d’y revenir, et deux fois plutôt qu’une puisqu’ils participeront aussi à Osheaga l’été prochain. Outre l’album, visionnez les clips des chansons Fitzpleasure, Tesselate, Matilda et Breezeblocks. Et pensez fusion!

altjband.com

agenda
ce soir
April Wine vit encore, sous l’impulsion de son leader Myles Goodwin, et visite le Corona.
www.aprilwine.ca
Brit Floyd, «the world’s greatest Pink Floyd show», est à la Place des Arts.
www.britfloyd.com
Le rappeur canadien Classified se paie le Metropolis.
www.classifiedofficial.com
Leif Vollebekk présente North Americana au Cabaret Du Mile End.
leifvollebekk.com
Marillion poursuit son blitz de trois soirs, qui se termine demain, à l’Olympia.
www.marillionweekend.com
Le collectif de scratch électro français Birdy Nam Nam fait «groover» la SAT.
www.birdynamnam.com
Dimanche
Le nouveau montréalais Mac DeMarco est à découvrir à La Sala Rossa.
macdemarco.bandcamp.com
Lundi
Le duo féminin de Hambourg Boy fait du très beau folk-pop. La preuve au Divan Orange.
www.listentoboy.com
Le légendaire groupe Heart «rocke» le Centre Bell.
www.heart-music.com
La Ronde 1 des Francouvertes se poursuit avec Babylones, MAUDE et Ludo Pin au Lion d’or. www.francouvertes.com
mardi
Les «punk-poppers» de Vancouver Marianas Trench sont au Metropolis. www.marianastrench.net
mercredi
Sigur Rós fait rêver le Centre Bell.
www.sigur-ros.co.uk
jeudi
L’ex-Sex Pistol et actuel Philistines Glen Matlock joue au Piranha Bar. glenmatlock.grapewire.net
Sky Ferreira

La jeune Sky Ferreira est une drôle de créa ture : elle n’a pas encore 21 ans mais cumule déjà de beaux faits d’armes et une histoire intrigante. Amie de Michael Jackson, découverte à 15 ans sur MySpace par les producteurs de Britney Spears, la Californienne a déjà lancé quelques EP sur lesquels elle explore et se cherche, touchant à plusieurs styles. Elle a trouvé un bon filon avec la pièce Everything Is Embarrassing, une pièce dance nostalgique qui se retrouve sur son EP Ghost paru en octobre dernier. À ce stade, elle est aussi près de Grimes que de Lana del Rey, mais, quoi qu’elle devienne, il est clair que son image jouera un rôle prépondérant dans sa carrière musicale, puisque Sky est aussi mannequin de haut calibre. À voir et à entendre lundi à la Sala Rossa.

facebook.com/skyferreira

Snoop Lion

Suis-je le seul à trouver que la réincarnation de Snoop Dog en rastaman, c’est n’importe quoi? L’histoire officielle est que Snoop, Calvin Cordozar Broadus Jr, de son vrai nom, soit allé en Jamaïque pour composer en paix, mais qu’il y ait vécu une sorte d’épiphanie qui lui fait dire aujourd’hui qu’il ne fera plus de rap mais se concentrera plutôt sur le reggae et son message de paix (et de cannabis). Il fait encore de la business, par contre : outre son nouveau disque reggae, qui doit sortir le 23 avril, il a produit un film documentant son aventure jamaïcaine, où on le voit devenir un rasta, être adulé et s’expliquer sur sa conversion. Sans ce documentaire, a-t-il expliqué à Billboard, «vous ne comprendriez pas toute la transformation, le voyage, pourquoi la musique a changé, pourquoi je suis le Lion». Vous aurez la chance de comprendre vendredi au Centre Phi, où a lieu la première montréalaise du film Reincarnated.

snooplion.com

Le quatuor anglais Alt-J revient en ville avec le Mercury Prize et beaucoup de nouveaux fans en poche.

Folk, indie, electronica et hip-hop : voilà, en gros, la recette des Anglais qui forment Alt-J. Le résultat à la limite de la schizophrénie est audacieux et frais, et a réussi à trouver un large public malgré (grâce à?) son côté très geek, son autre côté un peu prétentieux et la voix inhabituelle du chanteur Joe Newman.

«Brilliantly disquieting» (brillant et troublant), avait décrété le New Musical Express à la sortie du premier disque du quatuor en 2012, intitulé An Awesome Wave. «Utterly compelling» (tout à fait convaincant), avait renchéri MusicOMH. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que le groupe remporte le Mercury Prize décerné au meilleur album britannique de l’année, tel que décidé par la presse spécialisée et l’industrie musicale.

C’est un énorme coup de pouce pour le jeune groupe formé il y a cinq ans à l’Université de Leeds, où les quatre musiciens en herbe étudiaient les beaux-arts et la littérature. Mais malgré les accolades, les disques d’or et les trophées, les gars restent humbles et lucides. Au magazine qui lui demandait ce qui avait le plus changé pour lui en 2012, le guitariste-bassiste Gwil Sainsbury a répliqué : «mon métabolisme».

Plus candide, le claviériste Gus Unger-Hamilton a raconté comment il a dû s’adapter à la folle vie de musicien. «On était à Los Angeles, je vivais très mal le décalage horaire, j’étais épuisé et je trouvais la tournée très dure à gérer. Je parlais de ça avec Joe dans la loge et je me suis effondré en larmes, j’ai craqué. Le jour d’après, quand je me suis réveillé, ça allait mieux, comme s’il avait fallu que ça sorte pour que je puisse enfin affronter tout ça

sereinement. Je crois qu’on a tous changé depuis la fin de cette tournée. Même d’un point de vue technique.»

Des hommes

Le groupe qu’on verra sur scène lundi au Corona sera donc bien différent de celui qui a été acclamé par une salle pleine au Café Campus en septembre dernier. Pourtant, Alt-J a comblé son monde ce soir-là, avec un set concis, mais efficace et auréolé d’une belle énergie. L’album avait été lancé le jour même, mais tous dans la salle le connaissaient déjà et portaient les chansons avec le groupe, surpris de l’amour qu’on lui témoignait.

Comme les gars ont gardé un bon souvenir de Montréal, ils sont heureux d’y revenir, et deux fois plutôt qu’une puisqu’ils participeront aussi à Osheaga l’été prochain. Outre l’album, visionnez les clips des chansons Fitzpleasure, Tesselate, Matilda et Breezeblocks. Et pensez fusion!

altjband.com

La jeune Sky Ferreira est une drôle de créa ture : elle n’a pas encore 21 ans mais cumule déjà de beaux faits d’armes et une histoire intrigante. Amie de Michael Jackson, découverte à 15 ans sur MySpace par les producteurs de Britney Spears, la Californienne a déjà lancé quelques EP sur lesquels elle explore et se cherche, touchant à plusieurs styles. Elle a trouvé un bon filon avec la pièce Everything Is Embarrassing, une pièce dance nostalgique qui se retrouve sur son EP Ghost paru en octobre dernier. À ce stade, elle est aussi près de Grimes que de Lana del Rey, mais, quoi qu’elle devienne, il est clair que son image jouera un rôle prépondérant dans sa carrière musicale, puisque Sky est aussi mannequin de haut calibre. À voir et à entendre lundi à la Sala Rossa.

facebook.com/skyferreira

Suis-je le seul à trouver que la réincarnation de Snoop Dog en rastaman, c’est n’importe quoi? L’histoire officielle est que Snoop, Calvin Cordozar Broadus Jr, de son vrai nom, soit allé en Jamaïque pour composer en paix, mais qu’il y ait vécu une sorte d’épiphanie qui lui fait dire aujourd’hui qu’il ne fera plus de rap mais se concentrera plutôt sur le reggae et son message de paix (et de cannabis). Il fait encore de la business, par contre : outre son nouveau disque reggae, qui doit sortir le 23 avril, il a produit un film documentant son aventure jamaïcaine, où on le voit devenir un rasta, être adulé et s’expliquer sur sa conversion. Sans ce documentaire, a-t-il expliqué à Billboard, «vous ne comprendriez pas toute la transformation, le voyage, pourquoi la musique a changé, pourquoi je suis le Lion». Vous aurez la chance de comprendre vendredi au Centre Phi, où a lieu la première montréalaise du film Reincarnated.

snooplion.com

Sky Ferreira

Snoop Lion

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