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Las Vegas

Le défi de Las Vegas en 2003 « c’était toute une aventure » - Céline

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Céline Dion était la première surprise, la semaine ­dernière, lorsqu’on lui a remis un gâteau pour souligner les dix ans de son spectacle et du théâtre Colosseum, au Caesars Palace, de Las Vegas. Le Journal était auprès de la Québécoise pour vivre ce ­moment unique et inespéré que peu de gens auraient pu prédire.

Céline Dion était la première surprise, la semaine ­dernière, lorsqu’on lui a remis un gâteau pour souligner les dix ans de son spectacle et du théâtre Colosseum, au Caesars Palace, de Las Vegas. Le Journal était auprès de la Québécoise pour vivre ce ­moment unique et inespéré que peu de gens auraient pu prédire.

Le spectacle, simplement intitulé Celine, vient de se terminer au Colosseum. ­Encore une fois, comme la veille, la star québécoise a offert une performance sans faille, à la hauteur de l’artiste d’envergure internationale qu’elle est.

Dans les coulisses du théâtre, on sent que l’équipe est soulagée et excitée. Pour cause, ce spectacle était le dernier de la série hivernale et la prochaine représentation au calendrier ne sera qu’en juin. Un beau deux mois de congé pour tous.

Enfin, pas encore pour Céline, qui devait tourner un vidéoclip et enregistrer quelques chansons en studio, les jours suivants.

Un gros morceau

La chanteuse est toutefois bien souriante et détendue, lorsque le Journal la ­retrouve, dans sa loge, après le spectacle.

«Dix ans, c’est assez impressionnant», dit-elle à propos de cet anniversaire ­important, elle qui avait fait la toute ­première représentation de A New Day, le 25 mars 2003.

«On se demande ‘‘où c’est allé, tout ça?’’, poursuit-elle. Ça va tellement vite. Ça nous fait réaliser justement qu’il faut ­profiter de chaque jour intensément. Dix ­années de passées, ça veut aussi dire que René-Charles a grandi, qu’il a vieilli de dix ans. Il y a déjà des rêves qui se sont écoulés. C’est un gros morceau dans une vie.

«De voir que les années ont passé rapidement comme ça, c’est bon signe. Mais ça fait peur aussi. J’espère qu’on en a bien profité.»

Avec des œillères

Céline Dion l’assure, elle n’a jamais eu peur de venir s’installer à Las Vegas, alors que plusieurs prédisaient qu’elle connaîtrait un échec cuisant.

«Je suis un peu comme un cheval avec des œillères. Je me concentre sur ce que j’ai à faire et je n’écoute pas tout le monde parce que c’est sûr que je deviendrais folle et que je perdrais les nerfs.»

«Je ne regardais pas les journaux, mais il paraît qu’on disait que ça allait être la fin de ma carrière. Mais il faut prendre des risques. Et on n’était pas tout seuls là-dedans. Il y avait AEG, le Caesars ­Palace, le Colisée, toute la gang. Mais c’était toute une aventure.»

Le soir de la première, les détracteurs ont continué de dire que la chanteuse ne durerait pas deux mois. «Mais l’année d’après, on a signé pour deux autres années et on a fait cinq ans. Michael Jackson, Prince et plein d’autres sont venus nous voir. Il y en a beaucoup qui voulaient savoir si ça marchait vraiment parce qu’ils auraient aimé faire ça eux aussi.»

La planète chez elle

Elle qui avait l’habitude d’aller voir ses fans dans leurs pays respectifs, Céline s’est ainsi retrouvée à accueillir la planète entière dans son nouveau «chez soi». «On voyage, on fait le tour du monde. Là, c’est au tour du monde de faire le tour de nous, de venir nous voir. On se visite, on se donne rendez-vous. Tant mieux si ça fonctionne.»

L’arrivée de Céline à Vegas, jumelée à la présence récente du Cirque du Soleil, a permis de tranquillement changer la perception qu’avaient les touristes de cette ville, auparavant considérée comme une «destination pour adultes seulement».

«Maintenant, ça donne la chance à des familles de venir passer deux ou trois jours ici, dit la chanteuse. Il y a beaucoup de choses à voir à Las Vegas, pas juste la Strip. Il y a le Grand Canyon, Los ­Angeles.»

«Ç’a aussi donné une ouverture aux ­artistes en leur disant que ce n’était pas vrai qu’en venant à Las Vegas, c’était ­parce que ta carrière était finie. Ç’a donné un nouvel élan, peut-être une deuxième vie à Vegas. Au début, la ville était comme un diamant dans le désert. Maintenant, quand t’arrives en avion, c’est ­extraordinaire de voir l’ampleur que ­Vegas est devenu.»

 

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