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Céline Dion et Las Vegas

« Ce défi a apporté énormément à ma carrière de chanteuse et ça m’a donné une stabilité familiale » - Céline

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Lorsque vient le temps de parler spectacle, Céline Dion n’a aucune crainte. La raison? Elle a maintenant trois priorités plus ­importantes qui l’attendent chez elle, à la maison.

Lorsque vient le temps de parler spectacle, Céline Dion n’a aucune crainte. La raison? Elle a maintenant trois priorités plus ­importantes qui l’attendent chez elle, à la maison.

Le projet de Las Vegas avait beau être gigan­tesque, pour ne pas dire titanesque, Céline Dion n’a jamais été inquiète ­d’embarquer dans l’aventure, en 2003.

«Je n’accepte aucune crainte, dit-elle. Je suis une mère de ­famille. Ma crainte, c’est quand mes enfants ne vont pas bien, c’est mon problème numéro un. Il faut que ça aille bien. Le ­médecin vient, c’est quoi le plan? Moi, ma job n’est pas de m’inquiéter. Ma job n’est pas d’essayer de négocier ou de ­savoir si c’est plein ce soir. Il y a du monde qui fait ça et c’est là que c’est important et que c’est dangereux dans l’industrie.»

«Il y a des artistes qui veulent tout faire, poursuit-elle. Ils ­veulent se produire et se mêler à tout. Mais, quand c’est le temps de changer, ils sont un peu mêlés, car ils ont d’autres choses en tête. Moi, je veux ­juste que ce soit l’fun. Je veux être sincère. Je donne rendez-vous, je suis contente qu’on vienne. Quand il y a des ­problèmes et que ça a rapport avec les contrats, l’argent, le ­timing, je ne veux pas ­l’entendre.»

«Je participe aux meetings de production et je donne des idées, car c’est moi qui vais chanter les tounes. Mais ça ­s’arrête là. Je fais mon show. Si le monde est content, ma job est faite. Mais ma job la plus importante m’attend à la maison.»

Confidences

Ce que Vegas a changé pour elle

«Ce défi a apporté énormément à ma carrière de chanteuse. Ça a fait des ­ouvertures. Ça m’a donné une stabilité familiale, car j’avais la chance de ­pouvoir performer sans continuellement faire le tour du monde.

«J’ai la chance d’avoir 30 musiciens sur scène avec moi, dans un show qui est stable. À part New York, il n’y a qu’à Vegas que l’on peut trouver des gens qui vont s’engager à produire un show comme ça.

«Encore là, c’est peut-être juste à Vegas que l’on peut bâtir quelque chose spécialement pour le show, avec autant de musiciens, de l’eau sur la scène, des effets spéciaux, des ­hologrammes.

«Ce spectacle donne beaucoup d’opportunités à quelqu’un qui aime chanter, quelqu’un qui ­aime être sur scène. Mais ça ­aide aussi quelqu’un qui aime être à la maison. J’ai le meilleur des deux mondes, vraiment.»

Le rythme du spectacle a New Day

«Je ne m’engagerais plus à avoir ce rythme-là. C’était émotionnellement trop ­difficile. Évidemment, on ne le savait pas. Sinon on ne se serait pas engagés à faire ça. La première année, on a fait 200 shows et la deuxième année, je crois qu’on a ajusté à 165 pour les quatre années suivantes. Mais ça donne quatre ou cinq shows par semaine. T’es tout le temps en train de récupérer. T’es tout le temps sur ta ­batterie.

«Quand tu arrives le samedi et le dimanche, et que ton fils te ­demande d’aller jouer au golf ou au bowling, tu n’as plus d’énergie. À un moment donné, il faut choisir.

«C’était très difficile physiquement, ­émotionnellement, vocalement. Mais surtout émotionnellement, au point de vue de ma famille. “Maman est fatiguée. Maman doit se reposer.” C’était quelque chose.

«Là, je parle de mon bout de vie à moi. Mais n’oubliez pas que tous les danseurs et les musiciens vivaient aussi la même chose. Beaucoup avaient des familles. Ce n’est pas juste moi qui vivais ça.

«Maintenant, le rythme est beaucoup mieux. On a organisé l’horaire en ­fonction de l’école de René-Charles. Il va à ses cours le matin et il termine à midi. On s’organise pour qu’il joue au golf, au bowling, au ping-pong. J’ai ­aussi plus de temps et je peux aller au cinéma une journée si je veux.»

La transformation de Las Vegas

«C’est uniquement positif pour les ­familles qui veulent venir vivre ici. Avant, c’était pas mal juste du ­gambling. Il n’y avait pas de place pour la famille, ce n’était pas Disney. La ville est allée chercher les meilleurs chefs cuisiniers au monde et elle essaie d’avoir les meilleurs performers. Il y a maintenant des gros shows ­spectaculaires.»

«C’est possible pour les enfants, aujourd’hui, de venir passer un week-end à Vegas avec leurs parents. Ça ne peut pas être juste une place d’adultes. À un moment donné, quand il fait 122 °F (50 ºC) dehors, il ne peut pas y avoir seulement des piscines. Ça prend des parcs aquatiques.

«Il y a des familles ici, des églises. Le monde va à l’école. Il y a des magasins de linge, de bonbons, de bébelles. Le monde pense que Vegas, c’est le Strip. Mais moi, quand je vais chez nous et que je prends l’autoroute, je vois des églises, des écoles, des magasins. Des fois, je m’arrête pour m’acheter du ­Cutex et des bonbons pour les enfants.

«Je ne profite jamais du Strip. En fait, je profite du meilleur du Strip, qui est d’être sur scène chaque soir. Les gens viennent voir le show. Ça m’impressionne que j’aie encore du fun, que les salles soient toujours remplies. On est très chanceux.»

Le succès de son album EN ­FRANÇAIS Sans Attendre

«Je suis contente de voir que ça marche, surtout du côté francophone. C’est le départ et la continuité de ce que je fais. C’est le début de ce que je fais sur scène. Je pars de quelque chose, je pars d’émotions, je pars de ma vie, de ce que je suis. Quand je parle à mes ­enfants à la maison, même si l’école de René-Charles est anglophone et ­francophone, je leur parle en français. Donc quand je chante en français et que j’ai encore des réponses de cette façon-là, surtout avec un album très intime, ça me touche. J’ai l’impression que les gens sont encore très connectés. Que ça se poursuit. Ça me fait plaisir de croire que c’est encore ça. J’espère que je ne me trompe pas.»

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