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Budget federal

Réactions des Politiciens

Mulcair
Photo Archives / Agence QMI Thomas Mulcair

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OTTAWA- En imposant des conditions aux provinces dans les nouveaux accords fédéral-provinciaux de formation de la main-d’œuvre qui viendront à échéance en 2014, Ottawa veut transférer le fardeau du financement de ces programmes aux provinces mais en garder le crédit, croit le chef de l’Opposition officielle, Thomas Mulcair.

Selon lui, cet exercice se limite à un exercice de «relations publiques.»

«Ils ont concédé ce travail aux provinces en octroyant des sommes au cours des dernières années, a expliqué le chef néo-démocrate lors d’un point de presse. Maintenant, ils veulent le reprendre pour pouvoir coller la feuille d’érable sur le chèque. C’est un système de commandites conservateur qui vise tout simplement à s’approprier un mérite qu’ils n’ont pas.»

Il ne croit pas non plus à l’atteinte du déficit zéro en 2015 ni aux chiffres avancés par le ministre Flaherty. À vrai dire, le huitième budget fédéral du ministre des Finances Jim Flaherty masque la santé fragile de l’économie canadienne, a-t-il évoqué jeudi dans le foyer de la Chambre des communes.

« Les conservateurs se trompent chaque année lorsqu’ils projettent des chiffres», a-t-il avancé, que ce soit au niveau des revenus, des dépenses ou du rythme de croissance.Ca va être encore la même chose cette année.»

S’il trouve louable d’investir davantage dans le nord de l’Ontario, il trouve qu’Ottawa exagère la portée du nouveau programme d’infrastructure car les investissements ne sont pas indexés à l’inflation et ne tiennent pas compte de l’augmentation réelle des frais liés aux projets d’infrastructure.

«En fait, ça représente une réduction par rapport à ce qui avait été prévu.»

Le chef bloquiste, Daniel Paillé, croit que le fédéral veut dicter l’orientation des programmes de formation de la main-d’œuvre aux provinces, une pilule qui passera mal au Québec, croit-il.

Le ministre Flaherty «ouvre la boîte à chicanes, a-t-il lancé, alors que M. Paradis (le ministre de l’Industrie) avait dit ‘je veux respecter les juridictions. »

Il rappelle que les Canadiens ne verront pas la couleur des investissements en infrastructure argent avant quelques années car les premiers fonds en 2014 et 2015, environ 200 millions$ permettront à peine de construire un égout.

«Donc, le programme d’infrastructure canadien, c’est un égout par année quelque part au Canada», s’est-il moqué.

Pour le chef libéral intérimaire, Bob Rae, ce budget est la preuve que la «machine à propagande» du gouvernement de Stephen Harper fait «des heures supplémentaires «parce qu’ils ont réusiné de vieux programmes auxquels ils ont accolé de nouveaux noms».

Il croit que le fédéral s’enligne pour des batailles avec les provinces notamment au sujet de la formation de la main-d’œuvre car le fédéral veut renégocier les ententes en ce sens en imposant des dépenses aux provinces sans les avoir consultées.

 

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