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Céline Dion et Las Vegas

Une équipe fidèle et presque toute québécoise

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Céline et René ont toujours été reconnus pour leur fidélité auprès de leurs collaborateurs. Le meilleur exemple est lorsqu’on rencontre l’équipe en place à Las Vegas, qui comprend plusieurs artisans en poste avec le couple depuis plus de 20 ans.

LAS VEGAS | Céline et René ont toujours été reconnus pour leur fidélité auprès de leurs collaborateurs. Le meilleur exemple est lorsqu’on rencontre l’équipe en place à Las Vegas, qui comprend plusieurs artisans en poste avec le couple depuis plus de 20 ans.

Quand on se promène dans les coulisses du Colosseum, au Caesars Palace, un détail frappe immédiatement: on y entend l’accent québécois dans tous les corridors. Des dizaines de musiciens et techniciens québécois travaillent sur le spectacle de Céline Dion. Et certains côtoient la chanteuse depuis de nombreuses années.

On pense notamment à Denis Savage, directeur de tournée (absent lors de notre passage à Vegas), Claude «Mégo» Lemay, chef d’orchestre, Yves «Lapin» Aucoin, concepteur des éclairages, Annie Horth, styliste, et même l’équipe de sécurité.

Le Journal vous propose de rencontrer cinq membres de l’équipe de Céline Dion.


 

PATRICK ANGÉLIL

Avec Céline depuis: 21 ans

Emploi: Travaille avec la gérance en tournée et fait la coordination pour les médias et les invités.

Quand il a commencé avec Céline, en 1992, Patrick Angélil se souvient que l’équipe n’était constituée que de 12 ou 13 personnes, à l’époque.

«Ces gens-là sont encore ici avec nous, aujourd’hui. C’est pour ça que c’est agréable de travailler dans cet environnement-là, car il y a vraiment un esprit de famille. Céline et René sont fidèles envers leurs employés et ils le leur rendent bien.»

Le fils de René se souvient des débuts de Céline à Vegas, en 2003. «Dans la même semaine que la première du show A New Day, les soldats américains débarquaient en Afghanistan pour la première fois. Les républicains étaient au pouvoir et les guerres étaient à venir. Il y avait des alertes oranges et jaunes ainsi qu’une interdiction de vol au-dessus de Las Vegas pour les avions. Le climat d’angoisse était là et on se demandait vraiment ce qu’on ferait avec le show. Mais ça n’a pas empêché les gens du Québec de venir voir le spectacle. À notre grande surprise, le spectacle a été plein tous les soirs.»

Les Québécois sont encore très nombreux à aller voir Céline à Vegas. Patrick Angélil indique qu’à chaque représentation, entre 5 et 7% des 4200 spectateurs du Colosseum sont des Québécois.

«À tous les soirs, on entend un ‘‘on t’aime, Céline!’’»


 

MICHEL DION

Avec Céline depuis: 20 ans

Emploi: Régisseur de scène personnel de Céline.

Le grand frère de Céline se charge du bien-être de la chanteuse, dès qu’elle sort de sa loge. «C’est moi qui m’en occupe, je l’amène dans l’ascenseur et jusqu’à la scène. S’il y a un problème quelconque, c’est à moi qu’elle parle.»

Lui-même ancien musicien («je connaissais René avant Céline!»), Michel Dion a commencé à travailler avec sa sœur le 5 mai 1993, à Vancouver. «À ce moment-là, je m’occupais du band. Je devais faire les réservations d’hôtel et m’occuper du transport et de la nourriture.»

Il ne tarit pas d’éloges envers sa petite sœur. «C’est une femme extraordinaire. J’en apprends encore aujourd’hui. Elle est une bourreau de travail, une professionnelle qui nous stimule tous. Elle est tellement passionnée qu’elle nous amène à nous surpasser. C’est un challenge extraordinaire.»

Et il arrive à différencier sa sœur de la chanteuse. «Aussitôt qu’elle sort de scène, c’est ma petite sœur. Mais avant ça, quand elle se rend vers la scène et qu’elle a ses écouteurs, c’est vraiment l’artiste pour qui je travaille.»


PHILIPPE DUNNIGAN

Avec Céline depuis: Le spectacle de Québec, sur les Plaines, en 2008.

Emploi: Premier violon sur le spectacle de Céline.

N’étant dans l’entourage de Céline que depuis cinq ans, le violoniste Philippe Dunnigan peut être considéré comme un «p’tit nouveau» dans cette équipe de vieux routiers. Malgré tout, il s’est rapidement senti en confiance dans l’organisation.

«On met tout à ma disposition pour que je joue le mieux possible, dit-il. C’est quelque chose d’extraordinaire pour un artiste. Aussi, ce que j’aime dans cette organisation-là, c’est qu’on a chacun un travail à faire. Je suis le responsable des cordes et quand il y a des questions à ce sujet, c’est à moi qu’on le demande. C’est très motivant.»

Le nouveau spectacle de Céline, Philippe Dunnigan le décrit comme «le Las Vegas des grandes années, mélangé avec une soirée des Oscars. C’est très classe.»


 

YVES «LAPIN» AUCOIN

Avec Céline depuis: 24 ans

Emploi: Concepteur des éclairages.

Quand on demande à Yves Aucoin ce qui explique le succès de Céline Dion à Las Vegas, sa réponse ne se fait pas attendre. «Elle travaille fort. Ça fait presque 25 ans qu’on travaille ensemble. Elle et René travaillent fort et ils sont concentrés sur ce qu’ils ont à faire. C’est le secret de leur réussite, je suis persuadé de ça. Après, il y a aussi le fait qu’elle a un immense talent et une base de fans tellement fidèles. C’est incroyable.»

Yves Aucoin avait 25 ans la première fois que le téléphone a sonné pour travailler avec Céline, qui elle, était âgée de 21 ans. «Disons que je n’écoutais pas de Céline Dion à cette époque-là. Haha!

René m’avait appelé pour aller faire un show à Baie-Comeau et un autre à Sept-îles. J’aurais pu dire non. Mais j’y suis allé et René m’a demandé s’il pouvait me rappeler après ça.»

En près de 25 ans de collaboration, il mentionne que la chanteuse est presque toujours au sommet de sa forme, sur scène. «Je la vois rarement à 10% en-dessous. Avec Céline, c’est 100%.»


 

DAVID PLATEL

Avec Céline depuis: Plus de 20 ans

Emploi: Associé pour la gérance, bras droit de René Angélil.

Il est l’un des rares anglophones de l’équipe. «Je prends des cours de français!», assure-t-il, en riant. Lui qui travaillait auparavant au marketing international, chez Sony, David Platel a été renversé en entendant Céline Dion chanter, pour la première fois.

«Immédiatement, je me suis dit qu’elle était la meilleure chanteuse de la planète. Et autant elle était excellente à l’époque, on dirait qu’elle continue de s’améliorer. Comme si c’était possible!»

Lorsqu’on lui demande de décrire son travail, David Platel répond qu’il est un peu comme «le petit oiseau sur l’épaule de René (Angélil). Je suis impliqué dans plusieurs choses, que ce soit la promotion du spectacle, du marketing.»

«Quand on voit les gens venir au spectacle, c’est comme si c’était les Nations unies. Il y a des gens du Québec, de l’Allemagne, des États-Unis, de l’Angleterre, de la Malaisie, du Japon et de la Chine. De voir tout ce monde-là dans la même salle, en même temps, est très impressionnant.»

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