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Arrestations massives

La police dit répondre aux demandes du public

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Photo Archives / Agence QMI Christian G. Dubois, estime que l’attentat de Boston montre qu’il est important de conserver le règlement P-6.

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Les arrestations massives survenues lors des récentes manifestations à Montréal ne sont pas le fruit du hasard, mais répondent à une demande pressante d’un nombre croissant de citoyens, selon une source policière.

«La population en a assez des manifestations, a dit une source policière en entrevue avec l’Agence QMI samedi. Les gens nous demandent de mettre un frein à ces manifestations le plus rapidement possible.»

Avec l’avènement de plusieurs centaines d’arrestations de manifestants en moins de deux semaines, les policiers ont démontré qu’ils étaient de moins en moins tolérants lors de grands rassemblements et de marches militantes.

La Ville de Montréal a adopté l’an dernier le règlement P-6 qui interdit le port de masque durant une manifestation et exige des organisateurs qu’ils soumettent aux autorités un itinéraire précis avant le début de l’événement. Lors des récentes manifestations, les agents ont utilisé ces mesures pour mettre un terme rapidement aux manifestations, ce qui a soulevé l’ire du mouvement étudiant.

Vendredi, à peine 30 minutes après le début de la marche pour commémorer la mobilisation étudiante du printemps 2012, les autorités ont déclaré le rassemblement illégal et ont arrêté plus de 200 personnes qui devront payer des amendes de 637 $. Mardi soir, une soixantaine de militants ont été arrêtés à l’issue d’une très courte manifestation nocturne contre l’indexation des droits de scolarité par le gouvernement Marois. De plus, lors de la manifestation contre la brutalité policière du 16 mars, 297 personnes ont été interpellées. La très grande majorité d'entre elles ont été arrêtées pour avoir enfreint le règlement municipal P-6, tandis que 22 l'ont été en raison d'actes criminels.

La police de Montréal explique aussi avoir fait des «arrestations préventives», pour stopper des personnes qui pourraient causer des problèmes, les relâchant une fois la manifestation terminée.

Réhabiliter le droit de manifester

Alors que la police de Montréal affirmait samedi qu’elle répondait aux demandes du public, Québec solidaire publiait un communiqué dénonçant les arrestations de masse et demandant au gouvernement Marois «de réhabiliter le droit de manifester» des citoyens.

«Les arrestations injustifiées m'ont profondément indignée, a déclaré Manon Massé, candidate de Québec solidaire dans Sainte-Marie Saint-Jacques. Je ne pense pas qu'un règlement municipal ait préséance sur la charte des droits et libertés.»

La politicienne solidaire somme les élus montréalais d’abroger le règlement qui oblige les organisateurs de dévoiler à l’avance leur itinéraire.

Avec la collaboration de Giuseppe Valiante

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