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10 arrestations

Fraude fiscale de 14,5 millions $

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La Sûreté du Québec a épinglé un réseau de fraudeurs aux ramifications internationales qui auraient floué le gouvernement d'une somme totalisant 14,5 millions $, au moyen d'un stratagème inédit d'encaissement de fonds de retraite, mercredi.

Les policiers du Service des enquêtes sur la criminalité financière organisée (SECFO) de la SQ ont frappé tôt, mercredi matin, en appréhendant simultanément des suspects dans les régions de Montréal, de Laval, de la Rive-Sud et de Québec, au terme d'une enquête qui a duré deux ans.

Onze arrestations sont prévues dans cette affaire. Dix personnes ont été épinglées jusqu'à maintenant. La onzième serait à l'extérieur du pays selon la SQ. Les policiers doivent aussi effectuer 14 perquisitions, notamment dans des centres d'encaissement, des comptoirs postaux, des bureaux d'affaires et des résidences privées.

Les inspecteurs de l'Agence du revenu du Québec et de l'Autorité des marchés financiers participent également à cette enquête. En tout, une centaine de représentants de la loi prennent part à l'opération.

Encaisser ses REER

Selon ce que Le Journal a pu apprendre, la fraude fiscale mise au point par les suspects constituerait un précédent au Québec, parmi toutes les sortes de fraudes que les forces policières ont élucidées dans le passé.

Ainsi, quelque 300 petits épargnants se seraient fait appâter avec des publicités d'une firme qui leur offrait un moyen d'encaisser leur argent placé dans des REER et des CELI, tout en contournant les redevances fiscales qui sont alors prélevées par l'État sur de telles sommes.

«Ces épargnants ont profité du stratagème érigé par cette organisation criminelle qui a des ramifications sur quatre continents», a précisé l'agent Daniel Thibodeau, de la SQ, en ajoutant que le réseau utilisait des compagnies bidons (ou «coquilles vides») pour faire transiter les fonds.

Il n'est cependant pas clair si des épargnants ont également pu avoir été privés d'une partie de leurs économies par les «cerveaux» de cette fraude.

Les 11 fraudeurs allégués que la SQ a ciblés dans son enquête devraient comparaître au cours de la journée pour répondre à diverses accusations criminelles. L'enquête pourrait éventuellement conduire à d'autres arrestations, d'après la SQ.

Arrestation à Québec

Une femme de 54 ans de Québec, Anne-Marie St-Pierre, a comparu hier après-midi, au palais de justice de Québec en lien avec cette affaire.

Elle est notamment accusée de fraude contre les gouvernements et des détenteurs de fonds de pension immobilisés, de recyclage des produits de la criminalité et de participation aux activités d’une organisation criminelle.

Elle partage cette dernière accusation de gangstérisme avec deux coaccusés, Isabelle Rolland et Frédéric Rolland. St-Pierre serait une proche de Michel Rolland.

La femme a été remise en liberté moyennant un engagement de 15 000 $ et sous de nombreuses conditions. Elle devra entre autres se présenter le 10 avril au palais de justice de Montréal et ne pas effectuer de transaction financière à l’étranger.

 

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