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Saint-Jérôme

De l’amiante dans 11 écoles de la CSRDN

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Photo Fotolia La présence d'amiante dans les édifices publics en Saskatchewan devra obligatoirement être annoncée.

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SAINT-JÉRÔME – Onze des 60 écoles de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord (CSRDN) contiennent de l’amiante à des degrés divers, selon ce qu’a appris L’Écho du Nord.

Tout en se faisant rassurante, Nadyne Brochu, conseillère en communication à la CSRDN, confirme que les écoles touchées, toutes construites entre 1924 et 1963, sont les écoles primaires La Durantaye, Dubois, Notre-Dame, Prévost, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Joseph, Mariboisé et La Fourmilière, de même que la polyvalente de Saint-Jérôme et les écoles secondaires Saint-Stanislas et Frenette.

«À aucun endroit dans les écoles l’amiante n’est apparent, dit-elle. Il n’y a donc aucun danger pour les élèves ou le personnel et aucun problème avec la qualité de l’air. Des vérifications sont effectuées régulièrement. Si on remarque un trou dans un mur, il est immédiatement colmaté», poursuit Mme Brochu avant d’ajouter que des travaux majeurs seront réalisés à la polyvalente dès l’été prochain puisque des travaux de ce type nécessitent des procédures de sécurité sévères et ne peuvent être pratiqués lorsque les élèves sont présents.

Pas de panique

Une démarche lancée en 1997 par Québec, appelée Gestion préventive des flocages d'amiante dans les bâtiments scolaires et dont l’objectif était d’évaluer le potentiel d'émission des fibres d'amiante dans l'air ambiant, a permis d’identifier 453 bâtiments sur les 3300 au Québec servant à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire et secondaire, où il y a flocage d’amiante. On avait alors donné comme mandat aux commissions scolaires de poser des gestes concrets pour assurer les correctifs et le suivi nécessaire.

«La santé publique a toujours dit que l’exposition aux fibres d’amiante présentait un risque pour la santé. Mais si l’être humain n’y est pas exposé, il ne coure pas de danger», précise Dr André Allard, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides.

Il ajoute toutefois que dans un monde idéal, le gouvernement devrait mettre en place un plan de désamiantage dans les édifices publics, mais pas au détriment d’autres services.

«Lorsqu’on va faire le choix social d’enlever l’amiante partout, des fonds devront être mis à la disposition des commissions scolaires. Il va falloir en arriver là, mais à des coûts qui n’entraîneront pas une baisse des services en santé et en éducation.»

Soulignons que plusieurs écoles du Québec ont été bâties à l’époque où l’amiante était utilisé pour l’isolation acoustique et la protection contre le feu. L’amiante peut se trouver dans les murs, les plafonds ou les planchers. À la Commission scolaire de Montréal, presque toutes les écoles contiennent de l’amiante.

 

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