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Télévision | La voix

Jean-Pierre Ferland dit non à une 2e saison de la Voix

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Malgré le succès que remporte l’émission La Voix, Jean-Pierre Ferland confirme qu’il cédera son siège à un autre, dès la prochaine saison. La Voix lui prend trop de temps et lui impose des décisions trop douloureuses.

Malgré le succès que remporte l’émission La Voix, Jean-Pierre Ferland confirme qu’il cédera son siège à un autre, dès la prochaine saison. La Voix lui prend trop de temps et lui impose des décisions trop douloureuses.

C’est ce qu’a confié l’auteur-compositeur-interprète à l’animatrice Sophie Durocher, sur les ondes de la webradio du Journal de Montréal, hier.

«Je n’ai pas eu le temps de faire de ­cabane à sucre cette année. C’est pour ça que je ne le refais pas l’année prochaine. Ça prend trop de temps, commence Ferland. Ça prend cinq jours par semaine, plus les nuits où tu ne dors pas parce que tu as mis ton chum à la porte, parce que tu préférais une autre voix», mentionne-t-il, visiblement très sensible.

« On ne peut pas s’amuser »

Malgré les cotes d’écoute ­effarantes et des critiques ­dithyrambiques, Jean-Pierre Ferland affirme qu’il ne s’amuse pas autant qu’il le souhaiterait.

«J’ai toujours fait des émissions où je laissais beaucoup de place à l’humour et au plaisir. Dans cette émission-là, on ne peut pas s’amuser. On se ­régale d’écouter nos chanteurs chanter (...), mais on ne peut pas s’amuser. C’est une émission extrêmement sérieuse, on doit être très équitable», ­explique-t-il à l’animatrice.

Les nouveaux talents ne sont pas là pour gagner quelques dizaines de milliers de dollars, mais bien pour se faire connaître du public.

«C’est une responsabilité, en ce sens qu’on ne peut pas faire de gag. On joue avec leur carrière future. C’est ce que j’ai trouvé le plus dur, de ne pas pouvoir m’amuser avec les spectateurs. On ne peut pas s’amuser, on doit être straight», avoue Ferland.

« Puni pour m’avoir connu »

Si la charge de travail ­semble être trop pesante, le plus difficile pour le chouchou des Québécois, c’est de «sacrifier» quelqu’un.

«Étienne, la chanson québécoise en a besoin. Les chanteurs compositeurs comme moi n’ont pas de grande voix. Ils ont appris à chanter sur le tas pour pousser leurs chansons. Mais tout d’un coup, arrive une voix avec une ­texture extraordinaire. Alors, je me suis dit, je ne peux pas laisser aller cette voix-là », dit-il

L’ennui, c’est qu’Étienne était en compétition contre Jean-Sébastien, ami et choriste de Jean-Pierre. «Je savais que je l’engageais pour le duc de Windsor, dans ma comédie musicale. Il est plus riche pour les comédies musicales que pour la chanson populaire. Jean-Sébastien a été puni de m’avoir connu. Ce n’est pas des farces», conclut Ferland.

Choisir est difficile

Être coach à La Voix, c’est aider des talents à atteindre leurs rêves et leurs objectifs, mais c’est aussi devoir trancher entre deux aspirants.

«Ce qui me rend le plus ­malade, c’est que mes quatre candidats sont incroyables. Ils sont bons et on a établi une ­relation sympathique entre nous. Je les ai invités pour une cabane à sucre (...), je les regardais un après l’autre et je me ­disais : “ah mon dieu, je vais être obligé d’en blesser un”.»

Jean-Pierre Ferland doit donc «écouter son cœur ou ses oreilles», mais décidément, il trouve la tâche très ­éprouvante.

 

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