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Cinq questions à Benoît Chartier, auteur de Mon meilleur ami

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Son nom vous est familier? C’est sans doute parce que son grand chum, Claude Legault, le lui a emprunté pour nommer son célèbre personnage de 19-2. C’est peut-être aussi parce qu’il a collaboré avec des humoristes, dont Michel Courtemanche et Patrick Huard, qui ont su mettre ses concepts en valeur.
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emmanuelle plante Collaboration spéciale | emmanuelle.plante@quebecormedia.com
Indiscrétions de plateau
Cinq questions à Benoît Chartier, auteur de Mon meilleur ami

Son nom vous est familier? C’est sans doute parce que son grand chum, Claude Legault, le lui a emprunté pour nommer son célèbre personnage de 19-2. C’est peut-être aussi parce qu’il a collaboré avec des humoristes, dont Michel Courtemanche et Patrick Huard, qui ont su mettre ses concepts en valeur. C’est peut-être aussi parce qu’il est le scripteur-concepteur de nombreuses émissions de variétés, d’Ad-lib au Point J en passant par Les missions de Patrice. Ou parce qu’il a écrit pour 450, chemin du Golf, Il était une fois dans le trouble ou Et Dieu créa Laflaque. Si cet auteur, qui est aussi coach d’improvisation et chroniqueur à La tête ailleurs à la radio de Radio-Canada, fait dans le rire, c’est un rêve qui tourne au cauchemar qu’il nous propose ces jours-ci avec Mon meilleur ami lorsqu’il rend tétraplégique celui qu’il connaît depuis la fin de l’adolescence.

Q Vous sortez de la comédie. D’où vous est venue cette idée de suivre le quotidien d’un tétraplégique (Claude Legault)?

R C’est un fait vécu. Un bon ami à moi a vécu une histoire semblable. Je l’ai vu pendant des mois à l’hôpital, puis au centre de rééducation. Il était à peu près dans le même état que le personnage d’Alex et il est passé par les mêmes étapes.

Q On y voit ses pensées suicidaires, sa rééducation, le deuil qu’il doit faire de son ancienne vie. On y voit aussi l’impact qu’un accident peut avoir sur l’entourage.

R C’est ce qui m’intéressait. Quand un drame survient ou qu’un diagnostic tombe, toute l’attention est portée sur la victime. On oublie souvent les victimes collatérales qui s’oublient elles-mêmes. Les gens soulignent généralement le courage du blessé ou du malade, mais les proches sont tout aussi courageux. En ce qui concerne le suicide, la plupart y pensent. Dans l’esprit populaire, il n’y a rien de pire que d’être en fauteuil roulant. Ça peut secouer de voir quelqu’un de lucide penser à la mort. Mais il n’y a pas plus de suicides chez les accidentés que dans la population générale.

Q On l’a vu dès le premier épisode, l’accident d’escalade dont est victime Alex est dû à une distraction de son ami Simon (David Lahaye), qui a regardé un texto à un moment critique de la montée. On parle beaucoup de la dangerosité des textos au volant. Est-ce une prise de position?

R Il me fallait une distraction. Celle-là est actuelle. Ce n’était pas une prise de position plus qu’un événement possible étant donné les propositions professionnelles qu’on venait de faire à Simon. Cela étant dit, c’est bon qu’on en parle parce que, malheureusement, trop d’accidents arrivent.

Q Simon ne révèle pas qu’il est la cause de l’état de son ami. Outre le deuil, la culpabilité est-elle un thème central de la série?

R Simon est dans le déni. Il se dit qu’il va tout faire pour aider son ami et subvenir à ses besoins. Mais la culpabilité est lourde à porter. Dans notre culture judéo-chrétienne, on l’utilise d’ailleurs beaucoup. Il n’aura pas d’autre choix que d’être dévoué. Il cherche la rédemption.

Q Malgré ce qu’il vit, Alex a un sens de l’humour aiguisé...

R Je voulais un personnage parfaitement aimable. Drôle, généreux. J’avais fait lire la première version complète à Claude pour avoir son avis en tant qu’auteur. Je suis content qu’il ait aussi accepté le rôle.

Mon meilleur ami, mercredi 20 h, Séries +
Curiosité de la semaine
In memoriam : Une minisérie en trois épisodes traitant d’un sujet souvent tabou : la mort. On y observe l’évolution des questions physiques et spirituelles tout en jetant un regard sur les changements des rites proposés par l’industrie funéraire. Lundi 20 h, Historia
Vue de l’extérieur

États-Unis : Selon un de ses proches, l’animatrice Barbara Walters prendrait sa retraite en mai 2014. Âgée de 83 ans, elle a commencé sa carrière en 1952, à l’émission matinale Today. En 1965, elle est devenue la première femme à animer une émission de nouvelles. Dès 1976, elle a animé ses émissions spéciales. Elle est la con­ceptrice, coproductrice et coanimatrice de The View. Plus tôt cette année, elle a dû être hospitalisée à la suite d’une chute, puis pour une varicelle.

États-Unis : Miramax et le cinéaste Martin Scorsese planchent actuellement sur une adaptation de Gangs of New York pour la télévision. Au grand écran, Leonardo DiCaprio et Daniel Day-Lewis portaient le film. La série permettra d’élaborer sur le vécu de gangs rivaux au milieu des années 1800. Notons que Scorsese coproduit déjà Boardwalk Empire sur HBO.

États-Unis : Netflix continue de s’implanter aussi comme un producteur de séries télé. Et les cinéastes n’y sont pas étrangers. Après House of Cards réalisé par David Fincher, Lana et Andy Wachowski, à qui l’on doit La Matrice, réaliseront Sense 8, une série de science-fiction autour d’esprits.

France : La France a dorénavant sa Kim Kardashian. Nabilla, vue dans Les Anges de la téléréalité, fait de nombreuses unes de magazines. Elle est devenue si populaire que la vedette instantanée aura sa propre téléréalité qui la suivra au quotidien.

Incontournables de la semaine

Son nom vous est familier? C’est sans doute parce que son grand chum, Claude Legault, le lui a emprunté pour nommer son célèbre personnage de 19-2. C’est peut-être aussi parce qu’il a collaboré avec des humoristes, dont Michel Courtemanche et Patrick Huard, qui ont su mettre ses concepts en valeur. C’est peut-être aussi parce qu’il est le scripteur-concepteur de nombreuses émissions de variétés, d’Ad-lib au Point J en passant par Les missions de Patrice. Ou parce qu’il a écrit pour 450, chemin du Golf, Il était une fois dans le trouble ou Et Dieu créa Laflaque. Si cet auteur, qui est aussi coach d’improvisation et chroniqueur à La tête ailleurs à la radio de Radio-Canada, fait dans le rire, c’est un rêve qui tourne au cauchemar qu’il nous propose ces jours-ci avec Mon meilleur ami lorsqu’il rend tétraplégique celui qu’il connaît depuis la fin de l’adolescence.

Vous sortez de la comédie. D’où vous est venue cette idée de suivre le quotidien d’un tétraplégique (Claude Legault)?

C’est un fait vécu. Un bon ami à moi a vécu une histoire semblable. Je l’ai vu pendant des mois à l’hôpital, puis au centre de rééducation. Il était à peu près dans le même état que le personnage d’Alex et il est passé par les mêmes étapes.

On y voit ses pensées suicidaires, sa rééducation, le deuil qu’il doit faire de son ancienne vie. On y voit aussi l’impact qu’un accident peut avoir sur l’entourage.

C’est ce qui m’intéressait. Quand un drame survient ou qu’un diagnostic tombe, toute l’attention est portée sur la victime. On oublie souvent les victimes collatérales qui s’oublient elles-mêmes. Les gens soulignent généralement le courage du blessé ou du malade, mais les proches sont tout aussi courageux. En ce qui concerne le suicide, la plupart y pensent. Dans l’esprit populaire, il n’y a rien de pire que d’être en fauteuil roulant. Ça peut secouer de voir quelqu’un de lucide penser à la mort. Mais il n’y a pas plus de suicides chez les accidentés que dans la population générale.

On l’a vu dès le premier épisode, l’accident d’escalade dont est victime Alex est dû à une distraction de son ami Simon (David Lahaye), qui a regardé un texto à un moment critique de la montée. On parle beaucoup de la dangerosité des textos au volant. Est-ce une prise de position?

Il me fallait une distraction. Celle-là est actuelle. Ce n’était pas une prise de position plus qu’un événement possible étant donné les propositions professionnelles qu’on venait de faire à Simon. Cela étant dit, c’est bon qu’on en parle parce que, malheureusement, trop d’accidents arrivent.

Simon ne révèle pas qu’il est la cause de l’état de son ami. Outre le deuil, la culpabilité est-elle un thème central de la série?

Simon est dans le déni. Il se dit qu’il va tout faire pour aider son ami et subvenir à ses besoins. Mais la culpabilité est lourde à porter. Dans notre culture judéo-chrétienne, on l’utilise d’ailleurs beaucoup. Il n’aura pas d’autre choix que d’être dévoué. Il cherche la rédemption.

Malgré ce qu’il vit, Alex a un sens de l’humour aiguisé...

Je voulais un personnage parfaitement aimable. Drôle, généreux. J’avais fait lire la première version complète à Claude pour avoir son avis en tant qu’auteur. Je suis content qu’il ait aussi accepté le rôle.


Mon meilleur ami, mercredi 20 h, Séries +

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