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« Le piégeage est un mode de vie » - Éric Chagnon

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Éric Chagnon est un trappeur passionné. Il habite à Parent où il possède son territoire pour piéger les gibiers. Pour lui, c’est un mode de vie et un revenu d’appoint. Passer la journée en nature fait son bonheur.

« Je suis venu ici pour trapper. Ca n’a pas de prix de partir seul, ne voir personne toute la journée, ramasser les gibiers, être en harmonie avec la nature et avoir un peu de revenus de cela », a-t-il mentionné.

Il déplore qu’il n’y ait pas beaucoup de jeunes trappeurs pour prendre la relève. « C’est une tradition qu’on a empruntée aux Amérindiens qui se perd. Pourtant, quand tu commences à trapper, ça devient une drogue et un besoin », a-t-il dit.

Il souligne que tuer un animal n’est jamais facile ni agréable à faire. « Mais ton envie de le capturer est plus forte que le désagrément que tu as à le tuer. On a tous un instinct de chasseur. Quand j’étais jeune, j’étais contre la chasse, mais je l’ai découverte à 13 ans », a raconté Éric Chagnon.

Trapper sans faire souffrir

Il déplore le fait que beaucoup de monde a une mauvaise image des trappeurs. « Toutefois, le Canada a signé une convention internationale sur le piégeage sans cruauté qui permet de capturer les animaux avec les normes réglementées. L’animal meurt en moins d’une minute donc la souffrance n’est pas longue », a-t-il expliqué.

« On utilise les méthodes raffinées et on a fait les modifications sur nos pièges. On a investi pour que notre image soit améliorée. On n’ira pas plus loin parce qu’on a atteint nos objectifs pour éviter la souffrance. Il y a encore les pièges à patte, mais il faut qu’elles soient reliées à un système de noyade. Il faut suivre un cours pour faire du piégeage donc les gens peuvent être rassurés qu’on ne le fait pas d’une façon anarchique » a marqué M. Chagnon.

« Ce n’est pas un crime »

« L’écorchage exige beaucoup de travail pour ce que ça apporte. Ce n’est pas un crime d’en faire de l’argent. Le piégeage est un mode de vie et un revenu d’appoint », a-t-il souligné. « De plus, il y a des impacts à ne pas trapper, spécialement dans le cas de castor. Ces animaux font des barrages et ça coûte des centaines de milliers de dollars », a-t-il indiqué.

Comme tous les trappeurs, il est responsable de gérer son propre territoire. « Je ne peux pas trapper dans l’esprit de vouloir vider une espèce. Il faut aménager son territoire et capturer autant d’animaux pour en avoir toujours. Je me mets des quotas. J’ai 10 cabanes à castor, je trappe donc deux castors par cabane. Je ne suis pas seul à les trapper. Il y a des lynx et des loups. Je m’assure d’avoir une récolte soutenue et un revenu soutenu », a expliqué Éric Chagnon.

 

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