/sports/hockey/canadien
Navigation
Canadien

Le pari de Bergevin

Le pari de Bergevin
photo d’archives Marc Bergevin a choisi de garder sa formation intacte.

Coup d'oeil sur cet article

Marc Bergevin a décidé de ne pas brûler les étapes. Pendant que les Penguins, les Bruins, les Rangers et les Sénateurs ont tous ramené de belles prises lors la période des transactions, le patron du Tricolore a préféré s’en tenir à la ­formule qui l’a si bien servie depuis son arrivée à Montréal.

Marc Bergevin a décidé de ne pas brûler les étapes.

Pendant que les Penguins, les Bruins, les Rangers et les Sénateurs ont tous ramené de belles prises lors la période des transactions, le patron du Tricolore a préféré s’en tenir à la ­formule qui l’a si bien servie depuis son arrivée à Montréal.

Sous sa gouverne, le Canadien a ­décidé de faire place aux jeunes et de leur faire confiance.

Avec cette stratégie toute simple, Marc Bergevin ne croyait certainement pas obtenir des résultats aussi ­rapides.

Depuis janvier, les Subban, Price, Pacioretty, Desharnais, Eller, ­Galchenyuk et Gallagher ont progressé à vive allure.

Bien entourés par les vétérans, encadrés à merveille par leur entraîneur Michel Therrien, ils commettent ­parfois des erreurs mais jouent avec un enthousiasme contagieux.

Toute l’équipe est portée par le vent de jeunesse qui souffle dans le ­vestiaire du Canadien.

Question de chimie

Dans ce contexte, Marc Bergevin a préféré ne pas toucher à sa formation avant la clôture de la période des ­transactions.

«On ne veut pas briser la chimie de notre équipe», expliquait encore ­l’entraîneur Michel Therrien avant la rencontre contre les Flyers à ­Philadelphie.

Le patron du Canadien aurait pu être tenté par un coup d’éclat. Après tout, qui n’aimerait pas retrouver ­Jason Pominville, Jaromir Jagr ou Ryan Clowe dans sa formation?

À l’évidence, Marc Bergevin n’a pas voulu payer les prix très élevés demandés lors de cette dernière journée de transactions.

Il a préféré renouveler sa confiance à l’endroit de son groupe de joueurs.

Du même coup, il a fait un pari.

À ses yeux, sa jeune formation progressera encore d’ici la fin de la saison et sera prête à affronter n’importe qui pendant les séries.

Contre les Flyers, ses joueurs ont mal paru en allouant trois buts dans les cinq dernières minutes. Dans la défaite, ils se sont toutefois bien battus.

Ils ne sont pas parfaits.

Mais ils ­donnent quelques raisons de croire que leur patron pourrait peut-être bien gagner son pari.

Commentaires