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Les tops du hip hop

Les tops du hip hop

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Éric Trudel
eric.trudel@quebecormedia.com
Les tops du hip hop
Le magazine Forbes vient de publier la liste des rappeurs les plus riches de l’année. Premier constat: ils font de l’argent en ta... Deuxième constat: la musique n’est qu’un morceau de leurs entreprises.

«I am not a businessman. I am a business, man!» Cette ligne lâchée par Jay-Z dans la chanson Diamonds From Sierra Leone il y a quelques années synthétise parfaitement la mentalité qui prévaut chez les rappeurs américains, qui sont des hustlers et rêvent de devenir des Brands. Et ça marche, à tel point même qu’ils engrangent des millions. Le magazine Forbes, qui traite de tout ce qui est économique et gros, confirme annuellement le phénomène en publiant The Forbes Five, qui met en lumière le montant et la provenance de la richesse des cinq rappeurs les plus gros. Voyez les chiffres et leurs sources, et comparez-les avec les valeurs estimées de John Lennon (800 millions), Paul McCartney (780 millions), Michael Jackson (600 millions), et Madonna (500 millions), vous comprendrez que le rap peut payer gros. Le numéro de Forbes qui contient ce dossier sera en kiosque le 15 avril.

Sean Diddy Combs: 580 millions

Sean a vendu des milliers d’albums il y a dix ans. Et depuis? Fait-il encore de la musique? Oui, mais si peu (et si mal)... Pas grave, puisqu’il reçoit des retours annuels dans les huit chiffres pour son implication avec le fabricant de spiritueux Diageo, pour lequel il aide à faire vendre la vodka Cîroc. L’entente semble bonne pour tous les partis, puisque de 40 000 caisses vendues en 2007, année de l’entrée en scène de Diddy, on est passé à 2,1 millions de caisses vendues en 2012.

Jay-Z: 475 millions

Shawn Carter a vu 12 de ses albums atteindre le #1 au Billboard 200, un record. Mais le gros de son argent provient de la vente de sa ligne de vêtements Rocawear (204 millions) et son pacte avec l’entreprise de promotion de spectacles Live Nation (150 millions). Puis il y a ses actions majeures dans la ligne de produits de beauté Carol’s Daughter, les Nets de Brooklyn, équipe de la NBA, ainsi que le Barclays Center qui les héberge (et futur domicile des Islanders). Oh, et ses associations avec Duracell, Budweiser et Bacardi.

Dr Dre: 350 millions

En 2006, Dr Dre, né Andre Romelle Young, confiait au producteur de disques et fondateur de Interscope Records Jimmy Iovine, qu’il considérait lancer une ligne de sneakers. «Oublie ça, lui aurait rétorqué Iovine, lançons des speakers plutôt!» Il ont fondé Beats Electronics et lancé la ligne d’écouteurs Beats by Dr Dre, qui accapare actuellement 65% du marché haut de gamme de ce genre de produit.

Bryan Birdman Williams: 150 millions

Il est le moins connu du Top 5, mais Birdman est un poids lourd dans l’industrie à travers ses labels Cash Money et Young Money, qui comprend des artistes de la trempe de Drake, Nicki Minaj et Lil Wayne.

50 Cent: 125 millions

Curtis Jackson a frappé fort avec son premier album, Get Rich Or Die Tryin’ il y a dix ans. Ce titre fut une profession de foi pour l’ex-gangster, qui a depuis fait grandir son empire financier en se lançant dans une panoplie de projets de produits dérivés, de jeux vidéos, de livres, de cinéma. Son plus gros gain est venu de la vente de Glacéau et sa boisson Vitamin Water à Coca-Cola en 2007, qui lui a rapporté une centaine de millions.

agenda
ce soir
Boyz II Men, qui sont bientôt des papis, sont à l’Olympia.
www.boyziimen.com
Nathan Williams et son groupe indie Wavves viennent chanter leur dernier disque Afraid of Heights à la Sala Rossa.
wavves.net
Les frères Diouf vous invitent au 4e Grand Sénébal de Montréal, à la Maison de la Culture Ahuntsic-Cartierville.
www.lesproductionsdebrouil-art.net
Dimanche
Le quatuor de DJs nantais C2C débarque au Métropolis avec leurs 4 titres DMC et leurs 4 trophées Victoires en poche.
www.c2cmusic.fr
mercredi
L’artiste folk électrique de Manchester UK Bobby Long joue au Divan Orange.
www.bobbylong.info
Le combo vénézuélien de dance Los Amigos Invisibles débarque au Club Soda.
www.amigosinvisibles.com
jeudi
L’excellent groupe indie de Toronto Born Ruffians vient jouer son album Birthmarks, qui sort le 16 avril, à La Sala Rossa.
bornruffians.com
Le Hambourgeois Marco Niemerski alias DJ Tensnake joue son boogie et son disco au Belmont.
facebook.com/tensnake
vendredi
L’auteur-compositeur-interprète californien Matt Costa vient jouer son album éponyme, très pop, au Petit Campus. mattcosta.com
Mika intime au Corona

Le Libanais le plus pop de la planète entretient une belle relation avec Montréal, à cause de la langue, mais aussi des affinités culturelles qu’il a décelées à chacun de ses passages ici. Et on l’aime pour ses affinités artistiques avec des artistes flamboyants comme Freddie Mercury et Rufus Wainwright. Sur The Origin Of Love, son troisième et plus récent disque, Mika s’est essayé à fond dans l’électro et le dance, avec des résultats pas toujours heureux (à moins que vous n’aimiez le genre Enrique Iglesias), mais sa sensibilité artistique arrive la plupart du temps à transcender les arrangements. Bonne nouvelle, la tournée qui l’amène au Corona ce soir propose une formule «intime» aux antipodes de son concert à l’international de Montgolfières l’été passé, avec Mika au piano, et deux acolytes seulement sur scène. On y entendra donc le Golden Boy dans toute sa splendeur.

mikasounds.com

Flume

Où vont-ils trouver leurs noms? (Au moins, il ne s’appelle pas Wacka Flocka Flame...) Harley Streten est un Australien féru de musique électronique et de composition depuis qu’il a déniché un programme de création de musique dans une boîte de céréales à l’âge de dix ans. D’abord isolé à cause de ses goûts musicaux, le jeune homme a fini par connecter avec le monde électronique et est aujourd’hui adulé dans plusieurs cercles, surtout après la sortie d’un premier album complet (éponyme) qui expérimente avec des sonorités diverses allant du dance au hip hop, en passant par le jazz, le R n B et la musique concrète. Les amateurs de Flying Lotus vont adorer, et les fans de beats électro atmosphériques aussi. Il a 21 ans, fait déjà la tournée des festivals, et est promis à un bel avenir musical. Ce soir au Belmont.

flumemusic.com

Le magazine Forbes vient de publier la liste des rappeurs les plus riches de l’année. Premier constat: ils font de l’argent en ta... Deuxième constat: la musique n’est qu’un morceau de leurs entreprises.

«I am not a businessman. I am a business, man!» Cette ligne lâchée par Jay-Z dans la chanson Diamonds From Sierra Leone il y a quelques années synthétise parfaitement la mentalité qui prévaut chez les rappeurs américains, qui sont des hustlers et rêvent de devenir des Brands. Et ça marche, à tel point même qu’ils engrangent des millions. Le magazine Forbes, qui traite de tout ce qui est économique et gros, confirme annuellement le phénomène en publiant The Forbes Five, qui met en lumière le montant et la provenance de la richesse des cinq rappeurs les plus gros. Voyez les chiffres et leurs sources, et comparez-les avec les valeurs estimées de John Lennon (800 millions), Paul McCartney (780 millions), Michael Jackson (600 millions), et Madonna (500 millions), vous comprendrez que le rap peut payer gros. Le numéro de Forbes qui contient ce dossier sera en kiosque le 15 avril.

Sean Diddy Combs: 580 millions

Sean a vendu des milliers d’albums il y a dix ans. Et depuis? Fait-il encore de la musique? Oui, mais si peu (et si mal)... Pas grave, puisqu’il reçoit des retours annuels dans les huit chiffres pour son implication avec le fabricant de spiritueux Diageo, pour lequel il aide à faire vendre la vodka Cîroc. L’entente semble bonne pour tous les partis, puisque de 40 000 caisses vendues en 2007, année de l’entrée en scène de Diddy, on est passé à 2,1 millions de caisses vendues en 2012.

Jay-Z: 475 millions

Shawn Carter a vu 12 de ses albums atteindre le #1 au Billboard 200, un record. Mais le gros de son argent provient de la vente de sa ligne de vêtements Rocawear (204 millions) et son pacte avec l’entreprise de promotion de spectacles Live Nation (150 millions). Puis il y a ses actions majeures dans la ligne de produits de beauté Carol’s Daughter, les Nets de Brooklyn, équipe de la NBA, ainsi que le Barclays Center qui les héberge (et futur domicile des Islanders). Oh, et ses associations avec Duracell, Budweiser et Bacardi.

Dr Dre: 350 millions

En 2006, Dr Dre, né Andre Romelle Young, confiait au producteur de disques et fondateur de Interscope Records Jimmy Iovine, qu’il considérait lancer une ligne de sneakers. «Oublie ça, lui aurait rétorqué Iovine, lançons des speakers plutôt!» Il ont fondé Beats Electronics et lancé la ligne d’écouteurs Beats by Dr Dre, qui accapare actuellement 65% du marché haut de gamme de ce genre de produit.

Bryan Birdman Williams: 150 millions

Il est le moins connu du Top 5, mais Birdman est un poids lourd dans l’industrie à travers ses labels Cash Money et Young Money, qui comprend des artistes de la trempe de Drake, Nicki Minaj et Lil Wayne.

50 Cent: 125 millions

Curtis Jackson a frappé fort avec son premier album, Get Rich Or Die Tryin’ il y a dix ans. Ce titre fut une profession de foi pour l’ex-gangster, qui a depuis fait grandir son empire financier en se lançant dans une panoplie de projets de produits dérivés, de jeux vidéos, de livres, de cinéma. Son plus gros gain est venu de la vente de Glacéau et sa boisson Vitamin Water à Coca-Cola en 2007, qui lui a rapporté une centaine de millions.

Le Libanais le plus pop de la planète entretient une belle relation avec Montréal, à cause de la langue, mais aussi des affinités culturelles qu’il a décelées à chacun de ses passages ici. Et on l’aime pour ses affinités artistiques avec des artistes flamboyants comme Freddie Mercury et Rufus Wainwright. Sur The Origin Of Love, son troisième et plus récent disque, Mika s’est essayé à fond dans l’électro et le dance, avec des résultats pas toujours heureux (à moins que vous n’aimiez le genre Enrique Iglesias), mais sa sensibilité artistique arrive la plupart du temps à transcender les arrangements. Bonne nouvelle, la tournée qui l’amène au Corona ce soir propose une formule «intime» aux antipodes de son concert à l’international de Montgolfières l’été passé, avec Mika au piano, et deux acolytes seulement sur scène. On y entendra donc le Golden Boy dans toute sa splendeur.

mikasounds.com

Où vont-ils trouver leurs noms? (Au moins, il ne s’appelle pas Wacka Flocka Flame...) Harley Streten est un Australien féru de musique électronique et de composition depuis qu’il a déniché un programme de création de musique dans une boîte de céréales à l’âge de dix ans. D’abord isolé à cause de ses goûts musicaux, le jeune homme a fini par connecter avec le monde électronique et est aujourd’hui adulé dans plusieurs cercles, surtout après la sortie d’un premier album complet (éponyme) qui expérimente avec des sonorités diverses allant du dance au hip hop, en passant par le jazz, le R n B et la musique concrète. Les amateurs de Flying Lotus vont adorer, et les fans de beats électro atmosphériques aussi. Il a 21 ans, fait déjà la tournée des festivals, et est promis à un bel avenir musical. Ce soir au Belmont.

flumemusic.com

Mika intime au Corona

Flume

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