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Punaises | Résidence pour aînés

Le dénonciateur se dit victime de représailles

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Photo capture d'écran / TVA Nouvelles La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a annoncé le jeudi 4 avril 2013 aux employés de l’Agence de santé et de services sociaux qu’ils seront dans l’obligation de poursuivre les soins offerts à la Maison Ste-Claire de Trois-Rivières. Sur la photo, Patrick Champagne montre la combinaison qu’il doit porter pour se rendre à la Maison Ste-Claire.

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TROIS-RIVIÈRES – Après avoir dénoncé le problème de punaises la semaine dernière, le résident de la Maison Ste-Claire, à Trois-Rivières, se dit maintenant victime d’intimidation de la part des employés et des autres résidents. La propriétaire l’aurait même menacé de le poursuivre.

L’ambiance n’est plus la même à la Maison Ste-Claire pour l’homme de 72 ans qui désire conserver l’anonymat. «lls m’en veulent tous», a-t-il dit.

Après l’avoir accusé d’avoir inventé toute cette histoire, plus personne n’ose lui adresser la parole.

«Je suis tout le temps dans ma chambre et je suis tanné de rester enfermé», a expliqué le septuagénaire.

Forcé de quitter

Ne désirant plus vivre dans cette situation, le résident a décidé de partir. Bien que la décision vienne de lui, il a confié que la propriétaire, Mme Beaulac et son fils auraient menacé de l’expulser.

«Ils m’ont donné 15 jours pour quitter la résidence, a-t-il dit. J’ai payé pour cette période et après, je pars. Si je ne payais pas, ils me mettaient dehors immédiatement. J’ai préféré partir parce que vivre dans les "bibittes", je n’aime pas ça.»

Les motifs qu’aurait exprimés Mme Beaulac pour expulser le résidant seraient liés à la dénonciation des punaises de lit à la Maison Ste-Claire.

Elle lui aurait d'ailleurs proféré des menaces de poursuite pour atteinte à la réputation s’il ne quittait pas la résidence.

Toujours sans commentaire

Mme Beaulac n’a pas vu commenter la situation. Elle dit avoir pris les moyens nécessaires pour enrayer le problème des punaises et désire maintenant passer à autre chose.

Punaises : les employés doivent poursuivre les soins

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a annoncé jeudi aux employés de l’Agence de santé et de services sociaux qu’ils seront dans l’obligation de poursuivre les soins offerts à la Maison Ste-Claire.

En raison des punaises de lit, plusieurs auxiliaires en soins de services à domicile avaient confié à leur syndicat leur inquiétude de se rendre à la Maison Ste-Claire pour y soigner des résidants.

Bien qu’une combinaison de papier jetable leur ait été fournie, ils craignaient la propagation des parasites dans d’autres résidences et dans leur domicile.

En début de semaine, le syndicat FTQ avait permis à ces employés de ne pas se rendre à cette résidence s’ils le souhaitaient.

Un rapport de la CSST a toutefois réfuté cette décision, jeudi, obligeant ainsi tous les employés à poursuivre les soins prodigués à la Maison Ste-Claire.

Selon Patrick Champagne, un auxiliaire en soins de services à domicile à Trois-Rivières, les délégués de la CSST ont expliqué que les employés ne souffraient pas de préjudices physiques ou psychologiques et qu’ils avaient une protection contre la propagation des punaises. Ainsi, ils se devaient de continuer d'offrir les soins nécessaires aux résidants.

«On veut continuer d’offrir le service aux gens, car on le sait que ce sont des gens défavorisés et qu’ils en ont besoin, a affirmé M. Champagne. Quand tu mets une combinaison pour te rendre à un endroit et que tu n’en mets pas pour les autres, est-ce normal? C’est parce qu’il y a une problématique quelque part.»

Camoufler le problème

La CSST exerce un suivi mensuel à la Maison Ste-Claire, mais le problème des punaises est toujours présent.

«Les gens se promènent d’une chambre à l’autre. Quand on en traite une, la semaine d’après c’est une autre qui en a», a expliqué le préposé.

S’il s’agissait d’une autre résidence, celle-ci serait fermée depuis longtemps a-t-il soutenu, mais en raison de sa clientèle, elle reste ouverte. «La désinstitutionnalisation, on la vit à la Maison Ste-Claire», a-t-il ajouté.

Pour l’instant, les employés doivent s’en remettre au port de leur combinaison. Des opérations de désinfection étaient en cours cette semaine à la résidence.

 

 

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