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Garderie | Gatineau

Un acte de jalousie ?

« Le mari jaloux a pété un câble », selon une amie de l’éducateur tué

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La directrice de la garderie Racines de vie Montessori aurait entretenu des sentiments amoureux à l’égard de l’éducateur qui est tombé sous les balles de son ex-conjoint, vendredi à Gatineau.

La police estime qu’il n’est pas possible pour le moment de parler d’un triangle amoureux entre le tireur, Robert Charron, la directrice de la garderie, et la victime, un éducateur français de 38 ans, Neil Galliou.

Toutefois, en entrevue au quotidien français Ouest-France, une amie proche de M.Galliou, Lucie Labreuille, parle d’un acte de jalousie.

Les deux amis avaient eu une longue conversation par Skype le 1er avril. «Il m’avait expliqué que la directrice de l’école était tombée amoureuse de lui et le poursuivait. Mais il lui avait dit qu’il n’éprouvait rien à son égard. Le mari ­jaloux a pété un câble. C’est un gros malentendu», a-t-elle confié.

Originaire de Peumerit en Bretagne, Neil Galliou était au Canada depuis le mois d’octobre dans le but d’acquérir une expérience professionnelle et comptait retourner en France sous peu.

Il était bien connu des parents de la garderie puisqu’il s’occupait généralement des enfants à l’heure de la sortie, a indiqué au Journal la mère d’un garçonnet de quatre ans rejointe hier.

Artiste et éducateur, M.Galliou développait des dispositifs pédagogiques pour valoriser la créativité innée des tout-petits.

Enfants pas ciblés

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a confirmé, hier, que les enfants n'étaient pas des cibles pour le tireur, Robert Charron. Selon les premiers éléments de l’enquête, il semblerait même qu’il ait demandé que l’on fasse sortir les enfants de l'établissement avant d’agir.

Pour les petits, la présence de Charron à la garderie n'était pas inhabituelle puisqu'il y occupait un emploi d'homme à tout faire.

Le directeur du SPVG Mario Harel a indiqué que les 53 enfants ne devraient pas être rencontrés par les enquêteurs pour éviter de ressasser les souvenirs.

«Les entrevues avec certains témoins-clés, de même que les expertises effectuées sur les scènes, devraient suffire», a-t-il déclaré.

Il semble que la majorité des petits se remettent d’ailleurs plutôt bien événements. «Les enfants vont bien. Plusieurs identifient qu'ils ont eu peur du feu, parce que c'est ce qu'on leur a dit», a expliqué une porte-parole des parents, Julie Gallienne.


► Le tireur a utilisé une arme de chasse dûment enregistrée et a laissé une lettre à son domicile, a révélé la police sans divulguer de détails quant au contenu de cette note.

— Avec l’Agence QMI

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