/news
Navigation

L’école ou la prison ?

Coup d'oeil sur cet article

Plusieurs personnes se demandent aujourd’hui si notre système de justice n’est pas un peu trop mou envers les accusés. Est-ce qu’il faut privilégier la ­scolarité d’un individu ayant commis un acte ­criminel ou s’assurer que les victimes puissent tenter de tourner la page plus rapidement ?

Chaque situation est unique. Dans ce cas-ci, le juge Boyer a décidé que l’école pouvait justifier une remise. Bien des gens ­auraient toutefois préféré que la justice démontre un peu plus de mordant. Du moins, c’était le cas des victimes et de leurs proches, hier matin, et la frustration s’est fait sentir au Palais de justice.

D’ailleurs, peut-être qu’il s’agit surtout du moment ainsi que la façon dont la demande de remise a été annoncée qui a soulevé l’indignation.

Peut-être que si les ­victimes et leur entourage avaient été avertis à l’avance et que Laurent Raymond s’était présenté en personne pour demander la permission de terminer sa session, les choses se seraient passées ­autrement.

De toute façon, nous ­devons garder à l’esprit que l’accusé sera vraisemblablement condamné à trois années de pénitencier et qu’il purgera sa peine. Bien que cette demande de remise imprévue soit difficile à digérer pour les victimes, elle a été demandée pour aller à l’école et non pour s’amuser.

De plus, une remise de moins de deux mois, dans notre système de justice, est loin d’être exagérée. Laurent Raymond est un individu qui a commis un crime alors qu’il avait 18 ans, certes. Mais c’est aussi un citoyen qui sera remis en liberté après avoir subi les conséquences de ces gestes.

Me Julie Couture
L’avocate du journal

Commentaires