/news/politics
Navigation
Course libérale

Les projecteurs braqués sur Justin Trudeau

justin trudeau
Photo Agence QMI / Archives Justin Trudeau, candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA – Quarante-cinq ans après l’élection de Pierre Elliott Trudeau le 6 avril 1968 à la tête du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau pourrait répéter l’exploit de son père.

Relégué à un rôle de tiers parti aux Communes aux dernières élections du 2 mai 2011, le parti compte sur le prochain chef qui sera élu dimanche pour se relever «de la plus grande défaite de son histoire et c’est particulièrement vrai pour le Québec», reconnaît le directeur de campagne de Justin Trudeau pour le Québec, l’ex-député Pablo Rodriguez.

Depuis le début, les feux des projecteurs sont braqués sur le député montréalais de Papineau. À 41 ans, dynamique et charismatique, Justin Trudeau attire les foules et les fonds au parti. Un bon premier pas pour faire échec aux autres partis politiques, a expliqué le sondeur Nik Nanos de la maison Nanos Research.

Selon un sondage Nanos publié cette semaine, les libéraux dirigé par Justin Trudeau obtiendraient à la première place dans les intentions de vote. Ce sondage donnait 35,4 % des voix aux libéraux, 31,3 % au Parti conservateur et 23,6 % au NPD, une première pour les libéraux depuis 2009.

Le parcours de M. Trudeau a néanmoins été semé d’embûches mais ses gaffes ne semblent pas lui avoir collé à la peau. Qualifiant le registre des armes d’épaule d’échec, il a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de le ressusciter. Puis, il s’est excusé en novembre 2010 d’avoir laissé entendre que le pays était mieux gouverné par des Québécois que des Albertains. Il a précisé par la suite qu’il parlait plutôt des conservateurs albertains, dont le premier ministre Stephen Harper, et non de tous les Albertains.

On lui reproche son manque d’expérience et son manque de contenu. Le député et ex-astronaute, Marc Garneau, l’a accusé de s’en tenir à des généralités avant de se désister et de rallier à M. Trudeau. Martha Hall Findlay, ex-députée torontoise et femme d’affaires, a accusé Justin Trudeau, millionnaire et défenseur de la classe moyenne «dont les revenus stagnent depuis les dernières décennies», de «pas être issu de la classe moyenne». Elle a dû retirer ses propos.

Neuf candidats étaient en lice. Il en reste six. Joyce Murray, députée fédérale de la Colombie-Britannique est la seule à prôner une alliance avec les verts et les néo-démocrates pour détrôner les conservateurs de Stephen Harper.

L’ex-ministre libéral de la Justice sous le gouvernement de Jean Chrétien, Martin Cauchon, se veut le candidat de l’expérience.

Le parti doit opter pour les «meilleures politiques» «qui ne sont ni de gauche ni de droite» au lieu de tenter de plaire à tout le monde, a prôné Martha Hall Findlay.

La constitutionnaliste Deborah Coyne avec qui l’ex-premier ministre Trudeau a eu un enfant, est aussi de la course de même que l’ex-lieutenante-colonelle de la région d’Ottawa Karen McCrimmon.

Quoiqu’il arrive dimanche, la présidente de la section québécoise du parti, Alexandra Mendès, est convaincue qu’il y a moyen de faire durer la lune de miel.

«Oui, je pense qu’on a déjà réussi ce premier défi, de garder notre pertinence et de prouver que nous avions une voix qui méritait d’être entendue», a-t-elle expliqué.

 

Commentaires