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Vers d’autres sommets

Vers d’autres sommets

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Vers d’autres sommets
Vin plaisir
pour offrir ou se faire plaisir
Château Vignelaure 2008
Coteaux d’Aix-en-Provence,
13,5%, France
Type : vin rouge
Code : 11095703
Prix : 24,55 $
 
Vin chouchou des amateurs, il y a une bonne vingtaine d’années, il a fini par disparaître de nos radars, la propriété ayant connu un long passage à vide. Le voilà de retour, après avoir subi une cure de «redressage qualitatif», si on peut dire, grâce aux bons soins d’un nouveau propriétaire. Fait de cabernet sauvignon, de syrah et d’un peu de grenache, il est frais, droit, équilibré, il a de la profondeur, du style et de la longueur. Savoureux.
[ ★★★ | $ $ ]
Les vins
Collaboration spéciale
Toujours plus haut ! Voilà vers quoi se dirigent les profits de la SAQ, trimestre après trimestre. Mais cela aura-t-il un jour une fin ?

Personnellement, j’avais cru voir un indice que cela pourrait bien ne pas durer éternellement dans les résultats financiers de la SAQ pour son dernier trimestre (2012-2013).

Bien sûr, pour cette période qui se terminait le 5 janvier, les ventes ont augmenté en valeurs de 1,2%, ce qui se traduit en argent sonnant et trébuchant par 1,035 milliard de dollars, une hausse de 12 millions par rapport à l’exercice précédent.

Par contre, en volume, les ventes ont fléchi de 0,4%, soit 53,9 millions de litres de moins, une baisse de 0,2 million de litres.

La décision de la SAQ de réduire son offre de vins à moins de 15$ y serait-elle pour quelque chose ?

Pas du tout, me disait cette semaine Linda Bouchard, porte-parole de la SAQ.

Cette baisse s’explique essentiellement par les ventes dans le réseau des épiceries qui ont diminué de 4,5 millions (- 3,9%).

Même que la chose serait en train de se résorber.

J’avoue avoir trouvé cela dommage. Je veux dire, j’aurais bien aimé que cela ait été la faute des consommateurs qui, ayant de plus en plus de difficultés à trouver des vins de leur goût et à la hauteur de leur budget, aient décidé d’en acheter moins.

Mais comme, de toute façon, ils en achètent quand même, mais à des prix plus élevés, cela en fin de compte n’aurait pas fait un pli sur le bedon plein de bidous de la SAQ. Même pas.

Un agent économique

Mais bon, de toute façon, théoriquement, la SAQ ne vendrait qu’une caisse de douze bouteilles par année à 100 millions la bouteille, et elle ferait toujours du profit. Plus de profits encore, en fait, parce qu’avec un si petit volume, elle pourrait congédier la très grande majorité de son personnel.

Par contre, dans un tel cas (on nage en plein absurde, là), les profits de la SAQ deviendraient un facteur négatif pour notre économie.

Car on s’entend que la SAQ constitue un agent économique important qui, non seulement génère des profits commerciaux directs, mais permet en même temps au gouvernement d’en faire aussi via l’impôt sur les salaires qui sont versés à ses employés, et à tous ces autres salariés qui ont des emplois connexes et dérivés.

Pour cette raison, il n’est pas du tout dans l’intérêt de la SAQ et du gouvernement de voir les ventes diminuer en volume.

Car un volume moindre finit, forcément, par se répercuter dans l’ensemble de la chaîne économique.

Faudra-t-il en arriver là pour que la SAQ, à défaut de baisser les prix de ses vins (on peut toujours rêver !) se décide à tout le moins à revenir à ce qu’était auparavant son offre pour les vins de moins de 15 $ ?

J’espère bien que non, évidemment. Par rapport à 2008, la SAQ a baissé de 14% le nombre des vins à moins de 15 $ ( il y en a présentement 671, contre 779 précédemment). 

Déjà la SAQ a fait savoir qu’elle ajouterait à son catalogue, l’an prochain, quelques vins supplémentaires à moins de 10$. Comme dirait l’autre, c’est un pas dans la bonne direction.

Mais, comme dirait aussi c’te gars, «il y a encore loin de la bouche aux lèvres» avant de revenir à l’offre précédente.

À propos de ces nouveaux vins qui les ont remplacés et qui coûtent maintenant entre 15 $ à 20 $,  mon impression est qu’ils ne constituent pas une augmentation qualitative notable par rapport aux vins qui nous étaient préalablement proposés à moins de 15$.

Bref, à mon sens et selon mon pif, les prix sont plus élevés, mais la qualité, elle, n’a pas vraiment augmenté. Mais on s’en reparle.

Dégustation  

La Villa 2011, Barbera d’Asti, Tenuta Olim Bauda (19,30 $): ça sent bon les petits fruits rouges, un peu à la manière d’un beaujolais. Mais avec, en bouche, un peu plus de corps qu’un beaujolais, et un peu plus de nerfs également, plus de tension, sur une finale généreuse, gourmande, plaisante.
Shiraz 2009 Richfield Vineyard, New England Australia (19,25 $): frais, bien proportionné, très légèrement aromatisé par le bois (le vin ne fait pas de bois neuf, cependant), beau fruit, moyennement corsé, avec des tannins quand même assez fermes. Un très belle «shiraz».
Barolo Riserva 2005 Beni di Batasiolo (35,50 $): beau nez de cerise, avec des notes de noix, notions que l’on retrouve également dans les saveurs. La bouche est fraîche, elle coule de source, en raison de cette belle acidité naturelle du barolo ; ce qui distingue ce barolo de son petit frère à 28 $, c’est la qualité de la matière fruitée qui ressort à l’aération (on le carafe une heure avant le service).
Cheverney 2011 Domaine Maison Père et fils (17,20 $): ce blanc, pour terminer, d’une vibrante minéralité (silex, avec un petit rien de fumé), franc et droit, arrondi par l’apport de chardonnay (il en contient 40% contre 60% de sauvignon), mais avec des saveurs prédominantes d’agrumes. Très réussi.
Cheverney 2011
Domaine Maison Père et fils, Vallée de la Loire
13 %, France
Prix : 17,20 $
Code : 11649201
[ ★★★ | $ $ ]
La Villa 2011
Barbera d’Asti, Tenuta Olim Bauda
14%, Italie
Prix : 19,30 $
Code : 11863231
[ ★★★ | $ $ ]
Shiraz 2009
Richfield Vineyard,
New England,
12,5%, Australie
Prix : 19,25 $
Code : 11034695
[ ★★ | $ $ ]
Barolo Riserva 2005
Beni di Batasiolo,
13,5%, Italie
Prix : 35,50 $
Code : 11599231
[ ★★★1/2 | $ $ $ 1/2 ]
correct
★★
bon
★★★
très bon
★★★★
excellent
★★★★★
exceptionnel
Plus d’étoiles que de dollars : vaut largement son prix.
Autant d’étoiles que de dollars : vaut son prix.
Moins d’étoiles que de dollars : le vin est cher.
www.saq.com
514 254-2020
1 866 873-2020
Toujours plus haut ! Voilà vers quoi se dirigent les profits de la SAQ, trimestre après trimestre. Mais cela aura-t-il un jour une fin ?

Personnellement, j’avais cru voir un indice que cela pourrait bien ne pas durer éternellement dans les résultats financiers de la SAQ pour son dernier trimestre (2012-2013).

Bien sûr, pour cette période qui se terminait le 5 janvier, les ventes ont augmenté en valeurs de 1,2%, ce qui se traduit en argent sonnant et trébuchant par 1,035 milliard de dollars, une hausse de 12 millions par rapport à l’exercice précédent.

Par contre, en volume, les ventes ont fléchi de 0,4%, soit 53,9 millions de litres de moins, une baisse de 0,2 million de litres.

La décision de la SAQ de réduire son offre de vins à moins de 15$ y serait-elle pour quelque chose ?

Pas du tout, me disait cette semaine Linda Bouchard, porte-parole de la SAQ.

Cette baisse s’explique essentiellement par les ventes dans le réseau des épiceries qui ont diminué de 4,5 millions (- 3,9%).

Même que la chose serait en train de se résorber.

J’avoue avoir trouvé cela dommage. Je veux dire, j’aurais bien aimé que cela ait été la faute des consommateurs qui, ayant de plus en plus de difficultés à trouver des vins de leur goût et à la hauteur de leur budget, aient décidé d’en acheter moins.

Mais comme, de toute façon, ils en achètent quand même, mais à des prix plus élevés, cela en fin de compte n’aurait pas fait un pli sur le bedon plein de bidous de la SAQ. Même pas.

Un agent économique

Mais bon, de toute façon, théoriquement, la SAQ ne vendrait qu’une caisse de douze bouteilles par année à 100 millions la bouteille, et elle ferait toujours du profit. Plus de profits encore, en fait, parce qu’avec un si petit volume, elle pourrait congédier la très grande majorité de son personnel.

Par contre, dans un tel cas (on nage en plein absurde, là), les profits de la SAQ deviendraient un facteur négatif pour notre économie.

Car on s’entend que la SAQ constitue un agent économique important qui, non seulement génère des profits commerciaux directs, mais permet en même temps au gouvernement d’en faire aussi via l’impôt sur les salaires qui sont versés à ses employés, et à tous ces autres salariés qui ont des emplois connexes et dérivés.

Pour cette raison, il n’est pas du tout dans l’intérêt de la SAQ et du gouvernement de voir les ventes diminuer en volume.

Car un volume moindre finit, forcément, par se répercuter dans l’ensemble de la chaîne économique.

Faudra-t-il en arriver là pour que la SAQ, à défaut de baisser les prix de ses vins (on peut toujours rêver !) se décide à tout le moins à revenir à ce qu’était auparavant son offre pour les vins de moins de 15 $ ?

J’espère bien que non, évidemment. Par rapport à 2008, la SAQ a baissé de 14% le nombre des vins à moins de 15 $ ( il y en a présentement 671, contre 779 précédemment). 

Déjà la SAQ a fait savoir qu’elle ajouterait à son catalogue, l’an prochain, quelques vins supplémentaires à moins de 10$. Comme dirait l’autre, c’est un pas dans la bonne direction.

Mais, comme dirait aussi c’te gars, «il y a encore loin de la bouche aux lèvres» avant de revenir à l’offre précédente.

À propos de ces nouveaux vins qui les ont remplacés et qui coûtent maintenant entre 15 $ à 20 $,  mon impression est qu’ils ne constituent pas une augmentation qualitative notable par rapport aux vins qui nous étaient préalablement proposés à moins de 15$.

Bref, à mon sens et selon mon pif, les prix sont plus élevés, mais la qualité, elle, n’a pas vraiment augmenté. Mais on s’en reparle.

Dégustation  

La Villa 2011, Barbera d’Asti, Tenuta Olim Bauda (19,30 $): ça sent bon les petits fruits rouges, un peu à la manière d’un beaujolais. Mais avec, en bouche, un peu plus de corps qu’un beaujolais, et un peu plus de nerfs également, plus de tension, sur une finale généreuse, gourmande, plaisante.

Shiraz 2009 Richfield Vineyard, New England Australia (19,25 $): frais, bien proportionné, très légèrement aromatisé par le bois (le vin ne fait pas de bois neuf, cependant), beau fruit, moyennement corsé, avec des tannins quand même assez fermes. Un très belle «shiraz».

Barolo Riserva 2005 Beni di Batasiolo (35,50 $): beau nez de cerise, avec des notes de noix, notions que l’on retrouve également dans les saveurs. La bouche est fraîche, elle coule de source, en raison de cette belle acidité naturelle du barolo ; ce qui distingue ce barolo de son petit frère à 28 $, c’est la qualité de la matière fruitée qui ressort à l’aération (on le carafe une heure avant le service).

Cheverney 2011 Domaine Maison Père et fils (17,20 $): ce blanc, pour terminer, d’une vibrante minéralité (silex, avec un petit rien de fumé), franc et droit, arrondi par l’apport de chardonnay (il en contient 40% contre 60% de sauvignon), mais avec des saveurs prédominantes d’agrumes. Très réussi.

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