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La fièvre des séries

La fièvre des séries

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Ça sent les séries à Toronto. C’est un parfum presque oublié pour les partisans des Leafs. Ça les excite un peu.

 

La foule du Air Canada Center était survoltée pour l’affrontement entre leurs favoris et le Canadien.

Quand les Leafs ont inscrit trois buts sans riposte en première période, les partisans sont tombés en transe.

Pas du monde, ils étaient vraiment excités. On les comprend.

À Montréal, on a presque traversé une crise sociale quand le Canadien a amorcé sa chute aux enfers la saison dernière.

À Toronto, les Leafs ont connu une traversée du désert qui dure depuis sept saisons.

Imaginez ce qu’ils ont enduré.

Leurs Leafs n’ont pas participé aux séries depuis la saison 2003-2004. Le lock-out de 2005 leur a été fatal. Sept fois de suite, ils ont été privés des émotions fortes de la grande ronde du printemps.

De reconstruction en reconstruction, ils n’ont jamais pu bâtir l’équipe qui leur assurerait au moins une petite participation aux séries.

Bref, les partisans des Leafs, presque aussi mordus et fidèles que ceux du Tricolore, sont en manque.

Ex-directeur général des Leafs, Brian Burke s’est fait montrer la porte avant le début de la saison. Drôle d’ironie, ce sont ses joueurs, ses bons coups et ses mauvais coups, qui forment le cœur des Leafs, qui donnent maintenant la fièvre aux partisans.

Le génie de Carlyle

Les médias de Toronto, qui brûlaient Brian Burke sur toutes les tribunes, parlent maintenant du génie de l’entraîneur Randy Carlyle.

Avec leur victoire d’hier soir, les Leafs ont presque assuré leur participation aux séries.

En toute logique, ils devraient terminer au cinquième ou au sixième rang dans l’Est.

Hier soir, le Canadien a mal paru contre des Leafs plus gros, plus affamés et plus opportunistes.

La troupe de Michel Therrien a ainsi subi une troisième défaite en quatre rencontres contre les Leafs.

À Toronto, on rêve maintenant d’une série entre les Leafs et le Canadien.

À Montréal, on doit maintenant comprendre que c’est une possibilité et qu’il faudra bien s’y préparer si ça devenait une réalité.

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